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Fermé aux nouvelles demandes depuis le 3 avril 2025

Golden visa Espagne : fermé depuis le 3 avril 2025, ce que peuvent faire titulaires et investisseurs

Le golden visa Espagne n’existe plus pour les nouveaux investisseurs. La loi organique 1/2025, publiée au Boletín Oficial del Estado (BOE) le 3 janvier 2025, a vidé de leur contenu les articles 63 à 67 de la loi 14/2013, avec effet au 3 avril 2025. Depuis cette date, l’Espagne n’accepte plus aucune nouvelle demande de visa ou d’autorisation de résidence pour investisseur, quelle que soit la voie : immobilier, actions, fonds, dépôts bancaires, dette publique ou projet d’entreprise[1][3].

Les recherches sur le sujet n’ont pourtant pas faibli, et cette page répond aux questions qui reviennent le plus. Le programme est-il encore ouvert ? Que deviennent les investisseurs déjà titulaires d’un titre (environ 15 450 golden visas accordés entre 2013 et 2023, soit 33 237 personnes avec les membres de leur famille)[11] ? Quelles voies de résidence espagnoles restent ouvertes ? Et quels programmes européens encore actifs offrent quelque chose de comparable, et à quel prix ? Les titulaires actuels conservent leur titre pour la durée accordée et peuvent le renouveler selon les règles en vigueur lors de leur première autorisation[1][4]. Précision utile pour les lecteurs français, belges ou luxembourgeois : en tant que citoyens de l’UE, ils n’ont jamais eu besoin de ce dispositif, la liberté de circulation leur permettant déjà de séjourner en Espagne[23]. Le sujet concerne surtout les investisseurs non européens, notamment au Maghreb, en Afrique francophone, en Suisse ou au Canada.

Dernière vérification:

Golden visa Espagne supprimé : le programme est-il encore accessible ?

Non. Le visa et l’autorisation de résidence pour investisseurs créés par la loi 14/2013 ont été supprimés par la vingt-et-unième disposition finale de la Ley Orgánica 1/2025, de 2 de enero, de medidas en materia de eficiencia del Servicio Público de Justicia. Ce texte prévoit que les articles 63, 64, 65, 66 et 67 de la loi 14/2013 restent « sans contenu »[1]. La loi a été publiée au BOE n° 3 le 3 janvier 2025. En vertu de sa disposition finale 38, elle est entrée en vigueur trois mois après sa publication, soit le 3 avril 2025[1].

La suppression vise toutes les voies d’investissement, pas seulement l’immobilier : la voie de la dette publique à 2 millions d’euros, celles des actions, fonds et dépôts bancaires à 1 million d’euros, la voie immobilière à 500 000 € et celle du projet d’entreprise[2][4]. Le ministère du Logement a présenté la réforme comme une mesure d’accès au logement. Son communiqué du 2 avril 2025 la décrit comme la fin des titres de séjour liés à des achats immobiliers de plus de 500 000 € dans des marchés soumis à une forte pression sur les prix[3].

Le véhicule législatif est inhabituel : c’est une réforme sur l’efficacité de la justice qui a porté, par amendement, l’abrogation du golden visa. Le Sénat, où le Partido Popular est majoritaire, a opposé son veto au texte en décembre 2024, puis le Congrès a levé ce veto par 177 voix contre 170[10]. Tout intermédiaire qui vend encore un « golden visa espagnol » en 2026 propose soit un autre titre de séjour sous une ancienne étiquette, soit une information erronée.

Fonctionnement de l’ancien programme (pour mémoire)

Anciennes voies d’investissement de l’article 63 de la loi 14/2013 (supprimées le 3 avril 2025)
VoieInvestissement minimumStatut
Immobilier en Espagne500 000 € par demandeur, libres de charges et d’hypothèques sur le montant retenuFermée
Dette publique espagnole2 000 000 €Fermée
Actions de sociétés espagnoles ayant une activité réelle1 000 000 €Fermée
Fonds d’investissement, fonds fermés ou de capital-risque espagnols1 000 000 €Fermée
Dépôts dans des banques espagnoles1 000 000 €Fermée
Projet d’entreprise d’intérêt général (emplois, impact socio-économique ou innovation)Pas de montant fixe ; avis officiel favorable requisFermée
Source : version historique de l’article 63 de la loi 14/2013[2]. L’autorisation de résidence initiale durait trois ans (article 67.1 modifié en 2022), puis se renouvelait par périodes de cinq ans[2].

Pourquoi l’Espagne a mis fin au visa investisseur

La raison officielle tient au logement. Selon les données du ministère relayées à l’époque, environ 15 450 golden visas ont été accordés entre 2013 et 2023, dont près de 95 % (14 576) au titre d’un achat immobilier. Avec les membres de la famille, 33 237 personnes en ont bénéficié[11]. La demande a culminé juste avant la fin, avec 2 017 visas en 2022 et 3 273 en 2023. Environ 90 % des titres se concentraient à Madrid, Barcelone, Málaga, Alicante, Valence et aux îles Baléares[11].

Les détracteurs, dont plusieurs associations du secteur immobilier, ont fait valoir que les achats liés au golden visa ne représentaient qu’une part infime des ventes de logements en Espagne. Le gouvernement a répondu qu’ils ajoutaient de la pression précisément dans les marchés tendus où les habitants peinent à acheter. Pedro Sánchez a aussi invoqué des risques pour la sécurité en lançant la réforme[10]. La décision faisait suite à la fermeture du programme irlandais en 2023 (voir notre page sur le golden visa Irlande supprimé) et à la suppression, la même année, de la voie immobilière au Portugal[3].

Titulaires actuels et demandes en cours : ce qui change

La loi organique 1/2025 a inséré deux dispositions transitoires dans la loi 14/2013[1] :

  • Demandes en cours (nouvelle disposition transitoire 1) : les investisseurs et les membres de leur famille qui avaient déposé leur dossier avant l’entrée en vigueur de la loi peuvent obtenir le visa ou l’autorisation selon les règles en vigueur à la date de leur demande. La date limite était donc le dépôt d’un dossier complet avant le 3 avril 2025.
  • Titres en cours de validité (nouvelle disposition transitoire 2) : les visas et autorisations investisseur valides au 3 avril 2025 conservent leur validité pour la durée pour laquelle ils ont été délivrés. Les demandes de renouvellement sont instruites et tranchées selon les règles en vigueur à la date d’octroi de l’autorisation initiale.

Lues ensemble, ces dispositions signifient que personne n’a perdu son droit au séjour du fait de l’abrogation et que les investisseurs en place peuvent continuer à renouveler leur titre tant qu’ils remplissent les conditions d’origine[4][9]. L’intitulé de la disposition transitoire 2 mentionne les « investisseurs par acquisition de biens immobiliers », mais son texte vise les visas et autorisations investisseur en général. L’Office national de l’entrepreneuriat (ONE) la présente comme applicable aux autorisations en cours, sans distinction de voie[4].

Une limite pratique demeure. En règle générale, des membres de la famille ne peuvent être ajoutés au titre de l’ancien régime investisseur que s’ils figurent dans une demande ou un renouvellement déposé sous ce régime. Si vous prévoyez un mariage ou l’installation ultérieure d’un enfant en Espagne, vérifiez avec un avocat si le regroupement familial prévu par le droit commun des étrangers n’est pas la voie la plus sûre. Ce point n’est pas tranché dans le texte transitoire.

Conditions golden visa Espagne 2026 pour les titulaires actuels

Comme les renouvellements suivent les règles en vigueur lors de l’octroi initial, c’est le cadre antérieur à 2025 qui s’applique à tout renouvellement en 2026. Selon la version historique de la loi 14/2013, l’investisseur qui demandait une autorisation ou son renouvellement devait remplir les conditions suivantes[2] :

  • Conserver l’investissement éligible. Pour l’immobilier, fournir un certificat du registre foncier (certificado de dominio y cargas) de moins de 90 jours attestant la propriété d’au moins 500 000 €. Pour les actions, fonds, dépôts ou titres de dette, fournir un certificat de moins de 30 jours attestant le maintien de l’investissement. Une baisse de valeur due aux seules fluctuations du marché n’est pas considérée comme un manquement.
  • Remplir les conditions générales de l’article 62 : être majeur, ne pas avoir d’antécédents judiciaires en Espagne ni dans les pays de résidence des deux dernières années (plus une déclaration sur l’honneur couvrant cinq ans), disposer d’une assurance maladie publique ou privée auprès d’un assureur autorisé en Espagne, et justifier de ressources suffisantes pour soi et sa famille.
  • Être à jour de ses obligations fiscales et sociales en Espagne. Le point compte pour les propriétaires qui louent leur bien ou acquittent l’impôt des non-résidents sur celui-ci.

Les renouvellements se déposent par voie électronique auprès de l’Unidad de Grandes Empresas y Colectivos Estratégicos (UGE-CE) et sont accordés pour cinq ans à chaque fois (ancien article 67.2)[2]. Le dépôt d’une demande de renouvellement prolonge le titre en cours jusqu’à la décision ; c’est aussi le cas d’un dépôt tardif dans les 90 jours suivant l’expiration, même si une amende peut alors être infligée (article 76.3)[2]. L’article 76.1 fixe un délai de 20 jours, avec silence administratif valant acceptation, pour les autorisations instruites par l’UGE-CE. La loi ne prévoit pas de délai distinct pour les renouvellements : ne comptez donc pas sur une réponse en 20 jours[2]. Selon les conseils spécialisés, l’UGE attend des titulaires qu’ils soient entrés en Espagne au moins une fois par période de validité du titre, et contrôle davantage les entrées depuis la mise en service du système européen d’entrée/sortie (EES). Certains parlent d’une visite par an[19]. Ce détail ne figure pas dans le texte transitoire : il relève de la pratique administrative, pas de la loi.

Vous pouvez vendre votre bien et en acheter un autre, à condition de détenir en permanence au moins 500 000 € de biens immobiliers éligibles. Laisser l’investissement passer sous ce seuil avant un renouvellement est la cause la plus fréquente de perte du titre chez les titulaires actuels[2][19].

Renouveler son titre en pratique

Le déroulé type d’un renouvellement pour un investisseur et sa famille sous le régime transitoire[1][2] :

  1. 1

    Vérifier l’investissement et les documents 3 à 4 mois avant l’échéance

    Commandez un certificat récent du registre foncier (immobilier) ou de l’établissement financier (fonds, actions, dépôts, dette). Renouvelez les extraits de casier judiciaire, apostillés et accompagnés d’une traduction assermentée, et vérifiez que l’assurance maladie ne présente aucune interruption.

  2. 2

    Déposer la demande en ligne auprès de l’UGE-CE

    Déposez le renouvellement pour l’investisseur et pour chaque membre de la famille, en général par l’intermédiaire d’un avocat muni d’un certificat électronique, dans la fenêtre prévue avant l’expiration. La demande prolonge le titre en cours jusqu’à la décision[2].

  3. 3

    Payer les taxes administratives

    Réglez la taxe d’instruction de l’UGE-CE (formulaire 790, code 038, utilisé pour les autorisations de la loi 14/2013)[22] puis, après accord, la taxe de la carte TIE (formulaire 790, code 012). Ces montants sont modestes au regard des honoraires : les avocats facturent généralement 1 500 à 3 000 € pour le dossier de renouvellement d’une famille (estimation de marché, pas un chiffre officiel).

  4. 4

    Faire relever ses empreintes et retirer les nouvelles cartes TIE

    Après l’accord, prenez rendez-vous auprès de la police en Espagne pour le relevé d’empreintes nécessaire à la nouvelle carte d’identité d’étranger (TIE). Les cartes se retirent quelques semaines plus tard.

  5. 5

    Préparer le passage à la résidence de longue durée

    Si vous vivez réellement en Espagne, vérifiez si vous remplissez désormais la condition de cinq ans de résidence continue exigée pour la résidence de longue durée. Ce statut est indépendant de l’investissement[7].

Résidence permanente en Espagne par investissement : ce qu’il faut savoir

Le golden visa était un titre de séjour temporaire. Il ne s’est jamais transformé automatiquement en statut permanent. La voie à suivre est la résidence de longue durée (residencia de larga duración), calquée sur le modèle européen. Elle exige cinq ans de résidence légale continue. Selon le règlement sur les étrangers, des absences allant jusqu’à six mois consécutifs ne rompent pas la continuité, à condition de ne pas dépasser dix mois au total sur les cinq ans[7]. Beaucoup de titulaires du golden visa n’ont jamais vraiment vécu en Espagne : leurs années de titre ne comptent donc pas pour ce critère.

Une fois accordée, la résidence de longue durée ne dépend plus du maintien de l’investissement de 500 000 €. C’est pourquoi les titulaires réellement installés basculent souvent vers ce statut au bout de cinq ans. L’acquisition de la nationalité espagnole par la résidence est une démarche distincte et bien plus longue. Elle est détaillée dans notre guide comment obtenir la nationalité espagnole et n’est pas traitée ici.

Résidence par investissement en Espagne : ce qui l’a remplacée

L’Espagne ne propose plus de titre de séjour en échange d’un investissement déterminé. Quatre titres espagnols restent toutefois une solution réaliste pour les ressortissants non européens qui veulent s’installer, chacun reposant sur les revenus ou l’activité plutôt que sur le capital[4][5][6] :

Visa de résidence non lucrative

C’est le choix classique des retraités et des familles financièrement indépendantes. Il faut justifier de ressources passives égales à 400 % de l’IPREM, soit 2 400 € par mois ou 28 800 € par an pour le demandeur principal en 2026, plus 100 % de l’IPREM (7 200 € par an) par personne à charge. Le consulat d’Espagne aux États-Unis l’exprime en 32 000 USD plus 8 000 USD par personne à charge[5]. Il faut aussi une assurance santé privée complète sans ticket modérateur (sans copago) et un casier judiciaire vierge. Toute activité professionnelle est interdite, y compris le télétravail pour des clients étrangers. La première autorisation vaut un an. Selon le règlement en vigueur depuis le 20 mai 2025, chaque renouvellement vaut deux ans (sauf accès à la résidence de longue durée), et vous devez avoir effectivement vécu en Espagne plus de 183 jours dans l’année civile[5][7]. Acheter un logement en Espagne est permis et aide le dossier, mais un bien immobilier ne compte pas comme revenu.

Visa nomade numérique (télétravail international)

Ce visa s’adresse aux salariés et aux indépendants qui travaillent à distance pour des entreprises établies hors d’Espagne. L’entreprise doit exister depuis au moins un an et la relation avec elle remonter à trois mois au minimum. Il faut aussi un diplôme ou trois ans d’expérience. Les indépendants peuvent réaliser jusqu’à 20 % de leur activité avec des clients espagnols[2][6]. Les revenus doivent atteindre 200 % du salaire minimum (SMI), plus 75 % pour le premier membre de la famille et 25 % pour chaque membre supplémentaire[6]. Le SMI 2026 s’élève à 1 221 € par mois sur 14 versements[20]. Beaucoup de conseils le convertissent en environ 2 849 € par mois, en lissant les 14 versements sur 12 mois. Certains consulats retiennent simplement 200 % du montant sur 14 versements, soit 2 442 €. Demandez au consulat auprès duquel vous déposerez votre dossier quelle méthode il applique : les pages consulaires officielles n’indiquent que le pourcentage[6]. Le visa vaut jusqu’à un an ; une autorisation demandée depuis l’Espagne vaut jusqu’à trois ans[6].

Résidence entrepreneur

L’article 69 de la loi 14/2013 accorde un titre de trois ans aux personnes qui créent une entreprise innovante ou présentant un intérêt économique particulier, sur avis favorable de l’ENISA. Les renouvellements valent deux ans et la résidence permanente devient possible au bout de cinq ans[2]. Il n’existe pas de montant minimum d’investissement : l’ENISA évalue le business plan, le profil du fondateur et le financement.

Professionnel hautement qualifié

Selon l’article 71, un employeur espagnol peut parrainer un diplômé ou un spécialiste justifiant d’au moins trois ans d’expérience équivalente. Le titre vaut jusqu’à trois ans, avec des renouvellements de deux ans[2]. Cette voie s’adresse à ceux qui occupent un véritable emploi en Espagne, pas aux investisseurs passifs.

Voies de résidence en Espagne encore ouvertes en 2026

Voies de résidence espagnoles ouvertes aux ressortissants non européens en 2026
VoieSeuil financierDroit de travailler ?Premier titre / renouvellementsProfil adapté
Visa non lucratif28 800 €/an de revenus passifs ou d’épargne (400 % de l’IPREM) + 7 200 € par personne à charge[5]Non1 an, puis renouvellements de 2 ans (DR 1155/2024, art. 64)Retraités, familles disposant de revenus passifs
Visa nomade numérique (télétravail)200 % du SMI ≈ 2 849 €/mois (certains consulats : 2 442 €) + 75 % / 25 % pour la famille[6][20]Oui, pour des employeurs ou clients étrangers (clients espagnols ≤ 20 %)Visa jusqu’à 1 an ; autorisation jusqu’à 3 ansSalariés à distance, indépendants
Résidence entrepreneurPas de minimum fixe ; avis favorable de l’ENISA[2]Oui, dans l’entreprise3 ans, puis renouvellements de 2 ansFondateurs d’entreprises innovantes
Professionnel hautement qualifiéParrainage par l’employeur ; salaire apprécié par l’UGE-CE[2]Oui, pour l’employeur parrainJusqu’à 3 ans, puis renouvellements de 2 ansCadres dirigeants et spécialistes
Ancien golden visa (fermé)Sans objet : aucune nouvelle demande depuis le 3 avril 2025—Titulaires actuels uniquement : renouvellements de 5 ansTitulaires actuels uniquement

Les points fiscaux qui pèsent désormais dans la décision

Sans golden visa, la vraie question devient celle de la résidence fiscale. Vous devenez résident fiscal espagnol si vous passez plus de 183 jours en Espagne au cours d’une année civile, ou si le centre de vos intérêts économiques s’y trouve. Les résidents sont imposés sur leurs revenus mondiaux, selon un barème progressif allant jusqu’à 47 % dans la plupart des régions[12]. Ils sont aussi redevables de l’impôt sur la fortune au-delà d’un abattement de 700 000 € (plus 300 000 € pour la résidence principale), à un taux de 0,2 % à 3,5 % selon la région. S’y ajoute l’impôt de solidarité sur les grandes fortunes, qui frappe le patrimoine net supérieur à 3 millions d’euros à un taux de 1,7 % à 3,5 %, l’impôt sur la fortune payé venant en déduction[12].

Les nouveaux arrivants peuvent opter pour le régime spécial de l’article 93 de la loi sur l’impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPF), souvent appelé « loi Beckham ». Il s’applique l’année d’arrivée et les cinq années suivantes aux personnes qui n’ont pas été résidentes au cours des cinq années précédentes et qui s’installent dans le cadre d’un contrat de travail, y compris les salariés en télétravail ; la loi cite expressément les salariés titulaires du visa de télétravail. Les dirigeants de société, les entrepreneurs agréés par l’ENISA et certains professionnels hautement qualifiés de start-up en bénéficient aussi[8]. Dans ce régime, la base imposable générale est taxée à un taux forfaitaire de 24 % jusqu’à 600 000 € (47 % au-delà), et la plupart des revenus d’investissement de source étrangère sont exclus[8]. Les titulaires d’un visa non lucratif ne peuvent pas en bénéficier, faute d’activité professionnelle éligible[8].

Les titulaires restés non-résidents paient l’impôt sur le revenu des non-résidents sur leur bien espagnol : 19 % pour les résidents de l’UE/EEE et 24 % pour les autres[12]. Ils acquittent aussi la taxe foncière locale (IBI).

Alternatives au golden visa Espagne

Si vous cherchez précisément une résidence par investissement en Europe du Sud, voici les options encore ouvertes. Toutes ont évolué entre 2023 et 2026 : vérifiez la page de chaque programme avant de vous engager.

  • Portugal : l’immobilier n’est plus éligible. La voie principale est un investissement de 500 000 € dans des fonds d’investissement portugais éligibles, le don culturel de 250 000 € constituant l’option la moins coûteuse. Il faut séjourner 7 jours au Portugal la première année, puis 14 jours par période de deux ans. Les frais administratifs sont élevés : environ 840 € par demande plus quelque 8 400 € par titre délivré, par personne[17]. Tous les détails figurent sur notre page golden visa Portugal, ainsi que sur la page distincte consacrée au golden visa Açores et aux régions à faible densité.
  • Grèce : la voie reste immobilière. Les seuils sont de 800 000 € en Attique, à Thessalonique, Mykonos, Santorin et sur les grandes îles, de 400 000 € ailleurs, et de 250 000 € pour la transformation de locaux commerciaux en logements ou les bâtiments classés. Les deux seuils les plus élevés exigent un bien unique d’au moins 120 m², et la location de courte durée est interdite[15][16]. Aucune durée de séjour minimale n’est requise et le titre vaut cinq ans. La taxe électronique de renouvellement s’élève à 2 000 € pour le demandeur principal[15]. Comparez avec notre guide du golden visa Grèce.
  • Malte (MPRP) : le programme confère la résidence permanente dès le départ. Il faut acheter un bien d’au moins 375 000 € ou en louer un pour au moins 14 000 € par an, et payer 60 000 € de frais administratifs, une contribution de 37 000 € et un don de 2 000 € à une ONG. Il faut aussi justifier d’un patrimoine de 500 000 € (dont 150 000 € d’actifs financiers) ou de 650 000 € (dont 75 000 € d’actifs financiers)[13]. Le détail est sur notre page résidence permanente à Malte par investissement.
  • Italie : le visa investisseur est un visa de deux ans pour 250 000 € dans une start-up innovante, 500 000 € dans une société italienne, 1 million d’euros en mécénat ou 2 millions d’euros en obligations d’État[14]. Voir notre présentation du golden visa Italie.
  • Hongrie : le Guest Investor Program délivre un titre de 10 ans pour 250 000 € dans un fonds immobilier agréé (détention de cinq ans) ou un don de 1 million d’euros[18]. Le risque politique après les élections d’avril 2026 est réel : le nouveau gouvernement n’a pas pris position sur le programme et a suspendu la délivrance de nouveaux permis de travailleurs invités en juin 2026, même si la voie investisseur restait ouverte au moment de la rédaction[18]. Lisez d’abord notre page sur le golden visa Hongrie.

Deux autres pistes méritent l’attention. La résidence permanente à Chypre par investissement exige 300 000 € et la preuve de revenus étrangers. Pour une vue d’ensemble de tous les programmes actifs, consultez notre comparatif golden visa UE. Pour les petits budgets, voyez notre guide du golden visa le moins cher. Le cas espagnol s’inscrit dans une tendance plus large, suivie dans notre panorama des programmes golden visa fermés, et vous pouvez parcourir tous les programmes ouverts depuis notre page pays golden visa.

Alternatives comparées : coût d’entrée et conditions

Alternatives actives à l’ancien visa investisseur espagnol (vérifié le 2 octobre 2026)
ProgrammeVoie éligible la moins chèrePrincipaux coûts annexesObligation de séjourVoie immobilière ?
PortugalDon culturel de 250 000 € ; fonds de 500 000 € (le plus courant)[17]~840 € de demande + ~8 400 € par titre et par personne ; renouvellements ~4 200 €7 jours la 1re année, puis 14 jours par période de 2 ansNon (supprimée en 2023)
Grèce250 000 € transformation / bâtiment classé ; 400 000 € / 800 000 € en standard[16]Taxe électronique de 2 000 € (demandeur principal)[15] ; droits de mutation de 3,09 % ou TVA ; frais juridiquesAucuneOui
Malte (MPRP)Achat de 375 000 € ou location de 14 000 €/an[13]60 000 € de frais administratifs + 37 000 € de contribution + 2 000 € de don ; 7 500 € par adulte à charge autre que le conjointPas de séjour minimal ; le bien doit être conservéOui (achat ou location)
Italie250 000 € dans une start-up innovante[14]Frais de création de société, frais juridiques et de traductionPas de séjour minimal dans les règles du visa investisseur ; vérifier les limites d’absence du titre de séjourNon
Hongrie250 000 € dans un fonds immobilier agréé[18]Frais de dossier, assurance maladie, frais juridiquesNon préciséeIndirecte (via un fonds)
Espagne (visa non lucratif, sans investissement)28 800 €/an de ressources passives[5]Assurance santé privée ; aucune activité professionnelle autoriséeIl faut réellement vivre en Espagne pour renouvelerNon requise
Chiffres issus des sites officiels des programmes lorsqu’ils existent ; les frais portugais et les conditions hongroises proviennent de sources secondaires et doivent être reconfirmés. Le taux des droits de mutation grecs est un chiffre général : vérifiez la fiscalité propre à votre transaction auprès de votre notaire.

Avantages et inconvénients des voies espagnoles après la fermeture

Avantages

  • Les titulaires actuels du golden visa sont entièrement protégés : leurs titres restent valides et les renouvellements suivent les règles d’origine
  • Le visa non lucratif ne demande qu’environ 28 800 € par an de ressources passives, bien moins de capital que n’importe quel programme investisseur
  • Les salariés titulaires du visa nomade numérique peuvent bénéficier du régime fiscal spécial à 24 % pendant six exercices au maximum
  • La résidence de longue durée, après cinq ans, est indépendante de tout investissement
  • Aucun capital immobilisé : vous pouvez acheter librement un bien en Espagne, mais il n’ouvre plus droit au séjour

Inconvénients

  • Plus aucun nouveau visa investisseur, quelle que soit la voie, depuis le 3 avril 2025
  • Les voies restantes imposent de vivre réellement en Espagne et, le plus souvent, d’y devenir résident fiscal
  • La résidence fiscale entraîne l’impôt sur le revenu mondial, l’impôt sur la fortune et, le cas échéant, l’impôt de solidarité sur les grandes fortunes
  • Le visa non lucratif interdit toute activité professionnelle, y compris le télétravail
  • Les titulaires actuels doivent maintenir 500 000 € investis et être en règle fiscalement à chaque renouvellement

L’Espagne aujourd’hui : pour qui, et qui doit regarder ailleurs

L’Espagne reste pertinente si vous comptez y vivre. Les retraités disposant d’une pension ou de revenus du capital correspondent au visa non lucratif. Les professionnels en télétravail correspondent au visa nomade numérique et peuvent profiter du régime Beckham. Les fondateurs porteurs d’un projet finançable correspondent à la voie entrepreneur de l’ENISA. Pour ces profils, la fermeture ne change presque rien : le visa investisseur n’a jamais été la voie la plus efficace pour qui s’installe à plein temps.

Regardez ailleurs si vous cherchiez un titre de séjour Schengen avec un minimum de présence, gardé en réserve comme « plan B ». La Grèce est ce qui se rapproche le plus de l’ancienne voie immobilière espagnole. Malte convient mieux si vous voulez un statut permanent tout de suite. Le Portugal s’adresse aux investisseurs qui acceptent un fonds plutôt que la pierre. Si un intermédiaire vous propose aujourd’hui un « golden visa espagnol », demandez-lui sur quel texte de loi il s’appuie.

Golden visa Espagne : questions fréquentes

Le golden visa Espagne supprimé en 2025 est-il encore disponible en 2026 ?

Non. La loi organique 1/2025 a supprimé le visa et l’autorisation de résidence pour investisseurs avec effet au 3 avril 2025, en vidant les articles 63 à 67 de la loi 14/2013[1]. Depuis, l’Espagne n’accepte plus aucune nouvelle demande, quelle que soit la voie d’investissement : immobilier, actions, fonds, dépôts, dette publique ou projet d’entreprise. Seules les demandes déposées avant le 3 avril 2025 pouvaient encore être accordées selon les anciennes règles. Pour vous installer en Espagne aujourd’hui, tournez-vous vers les voies non lucrative, nomade numérique, entrepreneur ou profil hautement qualifié.

Peut-on encore obtenir la résidence permanente en Espagne par investissement ?

Pas directement. L’Espagne n’a jamais accordé de statut permanent en échange d’un investissement : le golden visa était un titre temporaire renouvelable, aujourd’hui fermé aux nouveaux demandeurs. La résidence permanente (de longue durée) exige cinq ans de résidence légale continue, avec des absences plafonnées, selon le règlement général sur les étrangers[7]. Pour y parvenir, il faut d’abord un titre temporaire, comme le visa non lucratif ou le visa nomade numérique, et vivre réellement en Espagne. Si vous voulez une résidence permanente rapide par investissement, le MPRP maltais l’accorde dès l’approbation[13].

Que devient mon golden visa espagnol actuel ?

Il reste valable pour la durée pour laquelle il a été délivré. À son expiration, votre renouvellement est examiné selon les règles en vigueur lors de l’octroi de votre autorisation initiale : l’ancien cadre investisseur continue donc de s’appliquer à vous[1]. Vous devez toujours détenir l’investissement éligible (au moins 500 000 € pour l’immobilier), conserver une assurance maladie, avoir un casier vierge et être à jour de vos impôts espagnols. Les renouvellements se déposent auprès de l’UGE-CE et sont accordés pour cinq ans[2].

Puis-je vendre mon bien et conserver mon titre investisseur ?

Seulement si vous le remplacez de façon à détenir au moins 500 000 € de biens immobiliers espagnols éligibles au moment du renouvellement. Le dossier exige un certificat récent du registre foncier attestant la propriété du montant minimum[2]. Une vente qui vous fait passer sous ce seuil signifie que les conditions ayant fondé le droit ne sont plus réunies, et il faut alors s’attendre à un refus de renouvellement. Une simple baisse du marché, en revanche, ne vous est pas reprochée.

Quelles sont les principales alternatives au golden visa Espagne ?

En Espagne même, les principales voies sont le visa non lucratif (environ 28 800 € par an de ressources passives) et le visa nomade numérique (200 % du salaire minimum)[5][6]. À l’étranger, la Grèce est l’option la plus proche de l’ancienne voie immobilière, de 250 000 € à 800 000 €[16]. Le MPRP maltais donne la résidence permanente à partir d’environ 375 000 € de bien immobilier, plus quelque 99 000 € de frais[13]. Le Portugal exige un fonds de 500 000 €, l’Italie un investissement de 250 000 € dans une start-up et la Hongrie un fonds immobilier de 250 000 €[14][17][18].

Ma famille peut-elle encore rejoindre un titulaire du golden visa ?

Le conjoint, le partenaire et les enfants à charge inclus dans une demande déposée avant le 3 avril 2025 ou dans une autorisation existante peuvent renouveler avec l’investisseur selon les règles transitoires[1]. La possibilité d’ajouter de nouveaux membres de la famille au régime investisseur après le 3 avril 2025 n’est pas réglée explicitement par le texte transitoire. En pratique, les avocats peuvent orienter ces ajouts tardifs vers le regroupement familial de droit commun. Prenez conseil avant de compter sur le titre investisseur pour un nouveau conjoint ou un enfant.

Pourquoi l’Espagne a-t-elle fermé son golden visa ?

Le gouvernement a dit vouloir réduire la pression sur le logement dans les villes les plus demandées. Environ 95 % des quelque 15 450 golden visas accordés entre 2013 et 2023 provenaient d’achats immobiliers, concentrés à Madrid, Barcelone, Málaga, Alicante, Valence et aux Baléares[3][11]. Pedro Sánchez a aussi invoqué des préoccupations de sécurité. Les détracteurs ont souligné que ces visas ne représentaient qu’une part infime des ventes de logements, mais le Congrès a passé outre le veto du Sénat en décembre 2024 et l’abrogation est allée à son terme[10].

Un étranger non européen peut-il encore acheter un bien en Espagne ?

Oui. L’abrogation a supprimé le lien avec le droit au séjour, pas le droit d’acheter. Les ressortissants non européens peuvent toujours acquérir un bien en Espagne, en payant les droits de mutation ou la TVA habituels, et séjourner jusqu’à 90 jours sur 180 en tant que visiteurs Schengen lorsque les règles de visa le permettent. En janvier 2025, le gouvernement a proposé une taxe pouvant atteindre 100 % de la valeur du bien pour les acheteurs non européens non résidents. Selon Reuters en mars 2026, la mesure était bloquée au Congrès sans débat, et aucune taxe de ce type n’a été adoptée[21]. Vérifiez où elle en est auprès d’un avocat espagnol avant de signer.

  • GrèceOuvert (seuils par zone depuis sept. 2024 ; hausse des droits de mutation annoncée)
    golden visa Grèce

    Investissement minimum: 250 000 € transformation/bâtiment classé · 400 000 € régions · 800 000 € Attique, Thessalonique et grandes îles

  • PortugalOuvert (option immobilière fermée en oct. 2023)
    résidence permanente au Portugal par investissement

    Investissement minimum: 500 000 € en fonds / don culturel de 250 000 € (200 000 € en faible densité)

  • MalteOuvert (MPRP, frais réformés en juillet 2025)
    résidence par investissement à Malte

    Investissement minimum: 99 000 € de frais + achat de 375 000 € ou loyer de 14 000 €/an

  • ItalieOuvert (seuils inchangés depuis 2020 ; Russes et Biélorusses suspendus)
    golden visa Italie

    Investissement minimum: 250 000 € startup innovante · 500 000 € société italienne · 1 M€ don · 2 M€ obligations d'État

  • HongrieOuvert – risque de révision politique après les élections d’avril 2026
    golden visa Hongrie fonds d'investissement

    Investissement minimum: 250 000 € en fonds immobilier (5 ans de détention) / don de 1 000 000 € à une université

  • ChypreOuvert (critères de mai 2023 ; durcissement annoncé en septembre 2026)
    golden visa Chypre

    Investissement minimum: 300 000 € (logement neuf + TVA, immobilier commercial, société ou fonds) + 50 000 €/an de revenus

Sources

  1. 1.Ley Orgánica 1/2025, de 2 de enero, de medidas en materia de eficiencia del Servicio Público de Justicia (consolidated text, final provision 21 and 38) – Boletín Oficial del EstadoSource officielle (2 octobre 2026)
  2. 2.Ley 14/2013, de 27 de septiembre, de apoyo a los emprendedores y su internacionalización (consolidated text with historic versions of arts. 63–67) – Boletín Oficial del EstadoSource officielle (2 octobre 2026)
  3. 3.El 3 de abril entra en vigor el fin de las 'Golden Visa' – La Moncloa (Government of Spain)Source officielle (2 octobre 2026)
  4. 4.The abolition of the investor visa in Spain and its implications – ONE – Oficina Nacional de Emprendimiento (Government of Spain)Source officielle (2 octobre 2026)
  5. 5.Non-working (non-lucrative) residency visa – Consulate General of Spain in Washington, Ministry of Foreign AffairsSource officielle (2 octobre 2026)
  6. 6.Telework visa (international teleworker / digital nomad) – Consulate General of Spain in New York, Ministry of Foreign AffairsSource officielle (2 octobre 2026)
  7. 7.Real Decreto 1155/2024, Reglamento de la Ley Orgánica 4/2000 (immigration regulation in force 20 May 2025) – Boletín Oficial del EstadoSource officielle (2 octobre 2026)
  8. 8.Ley 35/2006 del IRPF, artículo 93 (special regime for workers, professionals, entrepreneurs and investors moving to Spain) – Boletín Oficial del EstadoSource officielle (2 octobre 2026)
  9. 9.Eliminación de la 'Golden Visa' (LO 1/2025) – Legal Alert, January 2025 – KPMG Abogados (2 octobre 2026)
  10. 10.Spain Closes Golden Visa, Sets Transitional Period – IMI Daily (2 octobre 2026)
  11. 11.Ten key golden visa stats as Spain axes scheme for wealthy foreigners – The Local Spain (2 octobre 2026)
  12. 12.Spain – Individual – Other taxes (wealth tax, solidarity tax, inheritance and gift tax) – PwC Worldwide Tax Summaries (2 octobre 2026)
  13. 13.Malta Permanent Residence Programme – legal framework, fees and requirements – Residency Malta AgencySource officielle (2 octobre 2026)
  14. 14.Investor Visa for Italy – Ministry of Enterprises and Made in ItalySource officielle (2 octobre 2026)
  15. 15.Golden Visa – residence permits for investors (Law 4251/2014, art. 20B), required documents and fees – Hellenic Ministry of Migration and AsylumSource officielle (2 octobre 2026)
  16. 16.Greece Golden Visa new rules – Global Citizen Solutions (2 octobre 2026)
  17. 17.Portugal Golden Visa – Global Citizen Solutions (2 octobre 2026)
  18. 18.Hungary Golden Visa (Guest Investor Program) – Global Citizen Solutions (2 octobre 2026)
  19. 19.Spain Golden Visa 2026: renewals, closures and alternatives – JuroSpain (2 octobre 2026)
  20. 20.Real Decreto 126/2026, de 18 de febrero, por el que se fija el salario mínimo interprofesional para 2026 (BOE-A-2026-3815) – Boletín Oficial del EstadoSource officielle (2 octobre 2026)
  21. 21.Spain's 100% property tax on non-EU buyers stalls in Congress (Reuters, 27 March 2026) – Global Banking & Finance Review / Reuters (2 octobre 2026)
  22. 22.Liquidación y pago telemático tasa con código 038 (Law 14/2013 residence authorisations) – Asociación Progestión (2 octobre 2026)
  23. 23.Directive 2004/38/CE relative au droit des citoyens de l’Union et des membres de leurs familles de circuler et de séjourner librement sur le territoire des États membres – EUR-Lex (Union européenne)Source officielle (2 octobre 2026)

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