Golden visa Italie : voies d'investissement, coûts et règles 2026
Le golden visa Italie, officiellement « Investor Visa for Italy », est un titre de séjour de deux ans réservé aux ressortissants non européens qui investissent dans l'une de quatre voies : 250 000 € dans une startup innovante italienne, 500 000 € dans une société de capitaux italienne, 1 million d'euros sous forme de don philanthropique, ou 2 millions d'euros en obligations d'État italiennes[1][3]. Créé par la loi de finances 2017, qui a inséré l'article 26-bis dans le Texte unique sur l'immigration, il est géré en ligne par un comité interministériel placé auprès du ministère des Entreprises et du Made in Italy (MIMIT)[2][4]. Contrairement à la plupart des programmes européens, on dépose d'abord le dossier, on obtient l'accord, et l'on n'investit qu'ensuite, dans les trois mois suivant l'arrivée en Italie[2]. Il n'existe pas de voie immobilière, ni de durée minimale de séjour pour conserver ou renouveler le titre[2][3].
Au 2 octobre 2026, le programme est ouvert et ses seuils n'ont pas bougé depuis 2020. Les demandes auraient fortement augmenté, à environ 209 en 2025 au 1er décembre, selon des chiffres de presse que les autorités n'ont pas publiés officiellement[23]. C'est le volet fiscal qui a changé : la flat tax optionnelle sur les revenus étrangers des nouveaux résidents, que de nombreux titulaires du visa investisseur combinent avec leur titre, est passée à 300 000 € par an pour les personnes transférant leur résidence fiscale à compter du 1er janvier 2026[5][6]. Précision pour les lecteurs français, belges ou luxembourgeois : en tant que citoyens de l'UE, vous n'êtes pas concernés, le dispositif visant les ressortissants de pays tiers[2]. Ce guide passe en revue chaque voie, le coût réel, la procédure, les règles familiales, la fiscalité et le long chemin vers la résidence permanente et la nationalité.
Dernière vérification:
Comment fonctionne la résidence par investissement en Italie
La loi n° 232 du 11 décembre 2016 (loi de finances 2017) a ajouté au décret législatif 286/1998 l'article 26-bis, « Entrée et séjour des investisseurs ». Un décret interministériel du 21 juillet 2017 en fixe la procédure, et un guide opérationnel validé par le comité (le Manuale operativo, mis à jour pour la dernière fois le 19 juillet 2021) en précise les détails[2][4]. Les visas investisseurs échappent aux quotas annuels d'entrée de l'Italie[2].
Les demandes passent par une plateforme en ligne unique. Un secrétariat au MIMIT contrôle le dossier, puis un comité Investor Visa statue. Y siègent les ministères de l'Intérieur et des Affaires étrangères, la cellule de renseignement financier (UIF), la police financière (Guardia di Finanza), l'Agence des recettes et l'Agence italienne pour le commerce extérieur. Les avis favorables exigent une majorité sans aucun vote contre : un seul organisme opposé peut donc bloquer un dossier[2]. Le comité vise une décision dans les 30 jours suivant le dépôt d'un dossier complet, délai suspendu à chaque demande de pièces complémentaires[2][4].
Une décision positive se traduit par un nulla osta (certificat de non-opposition). Vous retirez ensuite un visa investisseur de deux ans au consulat d'Italie de votre lieu de résidence, entrez en Italie, demandez le titre de séjour et réalisez l'investissement dans les trois mois[2]. Le titre porte la mention « per investitori », vaut deux ans et se renouvelle par périodes de trois ans tant que l'investissement est maintenu. La loi confère à son titulaire les mêmes droits qu'au titulaire d'un titre de travail indépendant (lavoro autonomo) et, pendant cinq ans à compter de la première délivrance, l'exonère du contrat d'intégration et des règles de continuité du séjour applicables aux autres titres[3].
Situation en octobre 2026 : ouvert. La seule restriction est une suspension, depuis le 14 juillet 2023, pour les ressortissants russes et biélorusses, étendue le 20 mars 2024 aux binationaux détenteurs de l'un de ces passeports[1]. Les seuils n'ont pas changé depuis que la loi de finances 2020 a divisé par deux les montants des voies société et startup. Nous n'avons trouvé aucun projet de loi ni annonce visant à ajouter une voie immobilière ou à relever les minimums.
Voies d'investissement et montants minimums
| Voie | Minimum | Conditions principales |
|---|---|---|
| Startup innovante | 250 000 € | Parts d'une société inscrite dans la section spéciale du registre des entreprises en tant que startup innovante (art. 25 DL 179/2012) ; accord de la société bénéficiaire requis[2][3] |
| Société de capitaux italienne (società di capitali) ou fonds de capital-risque italien | 500 000 € | Société constituée et fiscalement résidente en Italie, en activité et ayant déposé au moins un bilan ; cotée ou non ; pas de société « non opérationnelle » (dormante). Depuis la loi 193/2024, le texte accepte aussi des parts d'un fonds de capital-risque constitué et opérant en Italie ; le guide de 2021 n'a pas été mis à jour pour cette option[2][3][26] |
| Don philanthropique | 1 000 000 € | Projet d'intérêt public dans la culture, l'éducation, la recherche, la gestion de l'immigration ou le patrimoine ; irrévocable[2][3] |
| Obligations d'État italiennes | 2 000 000 € | BTP, CCT/CCTeu, CTZ, BTP€i ou BTP Italia, chacun avec au moins deux ans de maturité résiduelle ; conservées au moins deux ans et déposées auprès d'un établissement domicilié en Italie[2][3] |
Société ou startup : le titre de séjour en Italie par création d'entreprise
La voie société à 500 000 € a été la plus demandée de 2018 à 2021, et la voie startup a progressé depuis, à partir d'une base plus modeste[23]. Toutes deux constituent en pratique un titre de séjour d'investisseur d'affaires : que vous apportiez des capitaux à une société nouvelle ou rachetiez des parts existantes, vous prenez une participation dans une véritable entreprise italienne et devez la conserver pendant toute la durée du titre[2][3].
500 000 € dans une société italienne
La cible doit être une société par actions ou à responsabilité limitée italienne (SpA, Srl et formes similaires), en activité et ayant déposé au moins un jeu de comptes au moment de la demande. Vous devez indiquer sa dénomination et son code fiscal dans le dossier et, pour une société non cotée, son représentant légal doit signer un accord[2]. Les fonds peuvent prendre la forme d'une augmentation de capital ou d'un rachat de parts existantes. Le guide cite un atto di cessione (acte de cession de parts) comme justificatif recevable. Les titres doivent ensuite être déposés auprès d'une banque ou d'un établissement financier en Italie[2]. Le comité peut solliciter l'avis non contraignant de Confindustria sur l'entreprise[2]. Une société qui se contente de détenir des biens immobiliers risque d'échouer au critère de « société opérationnelle ». Investir via une holding étrangère est possible, à condition que le demandeur en soit le représentant légal[2].
L'article 35 de la loi n° 193 du 16 décembre 2024 a élargi cette voie : les 500 000 € peuvent désormais aussi être placés dans un fonds de capital-risque constitué et opérant en Italie, détenu au moins deux ans[3][26]. Le guide de 2021 et le formulaire en ligne étant antérieurs à cette réforme, vérifiez auprès du secrétariat comment justifier une souscription de fonds avant de vous engager.
250 000 € dans une startup innovante
La startup doit figurer au registre public startup.registroimprese.it. Depuis la loi 193/2024, ce statut est plus restrictif. La société doit être une PME de cinq ans au plus, dont la valeur de la production reste inférieure à 5 millions d'euros à partir de la deuxième année. Elle ne peut pas exercer principalement une activité de conseil ou d'agence. Elle doit remplir au moins un critère d'innovation : 15 % de dépenses de R&D, personnel qualifié, ou brevet ou logiciel déposé. Le statut de startup dure désormais en principe trois ans à compter de l'inscription, avec des prolongations pour les scale-up[18]. Pour ces dossiers, le comité consulte l'association du capital-risque AIFI et le ministère de l'Université et de la Recherche[2]. Selon des conseils, le comité refuse les investissements dans des startups que le demandeur ou un proche contrôle déjà[21]. Cette règle ne figure pas dans le guide publié : considérez-la comme une pratique du comité.
Point de vigilance : les deux voies comportent un vrai risque en capital. Les startups font faillite, et si la société est liquidée ou si votre participation est diluée ou cédée en cours de titre, le renouvellement est refusé[2]. Faites la même due diligence que pour tout investissement privé de cette taille : comptes audités, table de capitalisation, clauses de sortie ou de rachat et droits de gouvernance attachés à vos titres.
Golden visa Italie obligations d'État : la voie à 2 M€ et le don
La voie obligataire à 2 millions d'euros est la plus passive. Sont éligibles les BTP, CCT/CCTeu, CTZ, BTP indexés sur l'inflation européenne et BTP Italia, chacun avec au moins deux ans de maturité restante à l'achat. Vous pouvez panacher plusieurs types de titres[2]. La loi impose de conserver les obligations au moins deux ans, et le guide exige le maintien de l'investissement initial pendant toute la durée du titre. Les titres doivent être déposés auprès d'un établissement financier domicilié en Italie et justifiés par un certificat de dépôt[2][3]. Les intérêts des emprunts d'État italiens supportent en principe un impôt de substitution de 12,5 %[20]. S'agissant de revenus de source italienne, cet impôt reste dû même si vous optez pour la flat tax sur les revenus étrangers. Le capital est récupéré à l'échéance ou lors de la vente, une fois le titre devenu inutile, mais il reste exposé au risque souverain italien et au risque de taux.
Une obligation arrivant à échéance en cours de titre pose une question pratique : pouvez-vous réinvestir le produit sans que le comité y voie une modification de l'investissement ? Le guide indique que l'investissement initial ne peut être modifié et qu'un nouvel investissement exige une nouvelle demande[2]. Choisissez des échéances postérieures à votre date de renouvellement prévue, et obtenez un avis écrit sur le réinvestissement avant d'acheter.
Don philanthropique de 1 million d'euros
La voie du don finance un projet d'intérêt public dans la culture et le patrimoine, l'éducation et la recherche, ou la gestion de l'immigration. Le ministère de la Culture ou celui de l'Université et de la Recherche rejoint le comité pour l'évaluer[2]. L'argent est définitivement perdu, mais ne demande aucune gestion. Au renouvellement, il suffit d'une attestation du bénéficiaire confirmant que le don n'a pas été révoqué[2]. Cette voie est surtout utilisée par des familles qui prévoyaient déjà une donation importante à une institution italienne.
Le prix golden visa Italie en détail
| Poste | Montant | Remarques |
|---|---|---|
| Investissement éligible | 250 000 € (startup) / 500 000 € (société) / 1 M€ (don) / 2 M€ (obligations) | À réaliser dans les trois mois suivant l'entrée en Italie[2] |
| Demande de nulla osta | Gratuite | Aucun frais pour la demande en ligne[2] |
| Visa national (type D) | 116 € par personne | Droit consulaire standard, payable en monnaie locale[14] |
| Titre de séjour : carte électronique | 30,46 € par personne | Réglé au bureau de poste[2][9] |
| Titre de séjour : contribution à l'État | 50 € par adulte (titre de 2 ans) | Tranches de 40 € / 50 € / 100 € selon la durée du titre ; mineurs exonérés[2][9] |
| Timbre fiscal (marca da bollo) | 16 € par demande | Acquitté à chaque demande de titre[2] |
| Honoraires juridiques et de conseil | env. 10 000 à 30 000 € | Non réglementés ; un cabinet annonce environ 11 250 € pour le dossier principal. Les opérations startup et société ajoutent des avocats transactionnels[22] |
| Traductions, apostilles, casiers judiciaires | env. 1 000 à 5 000 € (estimation) | Chaque document doit être en italien ou en anglais, ou accompagné d'une traduction certifiée[2] |
| Rapport d'expert sur l'origine des fonds | Variable | Exigé si les fonds sont sur votre compte depuis moins de trois mois au moment de la demande[2] |
| Couverture santé | Assurance privée ou env. 2 000 €/an d'inscription volontaire au service national de santé (SSN) | Le minimum de 2 000 € s'applique aux catégories non actives ; vérifiez votre cas auprès de l'ASL[19] |
| Renouvellement (tous les 3 ans) | Carte 30,46 € + contribution + 16 € + honoraires | Tranche de contribution d'un titre de 3 ans non confirmée ; voir la note[9] |
Conditions golden visa Italie 2026
Le demandeur principal doit :
- être ressortissant d'un pays hors UE et hors Schengen, âgé d'au moins 18 ans (ou représentant légal de la société étrangère qui investit)[2] ;
- détenir un passeport valable au moins deux ans et trois mois au moment de la demande de visa[2] ;
- prouver qu'il possède la totalité du montant, en liquidités ou en titres liquides, avec des relevés bancaires couvrant les trois derniers mois et datant de moins de 30 jours. Les biens immobiliers et les parts de sociétés de personnes ne sont pas acceptés comme preuve de fonds[2] ;
- fournir une lettre bancaire signée confirmant une vigilance conforme aux standards du GAFI et la transférabilité des fonds vers l'Italie. Si les fonds sont sur le compte depuis moins de trois mois, joindre aussi des justificatifs d'origine et un rapport juridique ou comptable indépendant[2] ;
- produire des extraits de casier judiciaire apostillés de chaque pays où il a vécu plus de 12 mois consécutifs au cours des dix dernières années, à partir de 18 ans[2] ;
- décrire l'investissement et obtenir l'accord écrit de la société ou de l'organisme bénéficiaire (inutile pour les actions cotées et les obligations)[2] ;
- signer la demande avec une signature électronique qualifiée (conforme eIDAS)[2].
Au consulat, il faudra aussi un justificatif d'hébergement en Italie (une réservation d'hôtel suffit), la preuve de revenus de l'année précédente supérieurs au seuil d'exonération des frais de santé (environ 8 500 €), des photos et un justificatif de résidence dans la circonscription du consulat[2][15]. Pas de test de langue, pas d'examen de business plan, pas d'obligation de vivre en Italie. Si vos fonds proviennent d'un pays figurant sur la liste européenne des pays à haut risque ou sur la liste noire fiscale italienne, le comité peut exiger leur transfert préalable vers une banque italienne[2].
Membres de la famille et personnes à charge
Le montant investi n'augmente pas avec la taille de la famille, mais les proches n'obtiennent pas automatiquement le titre « investisseur ». Ils rejoignent le titulaire selon les règles ordinaires du regroupement familial de l'article 29 du Texte unique sur l'immigration. Sont éligibles : le conjoint majeur non séparé légalement ; les enfants de moins de 18 ans, y compris ceux du conjoint avec l'accord de l'autre parent ; les enfants majeurs incapables de subvenir à leurs besoins en raison d'une invalidité totale ; et les parents sans autre enfant en mesure de les prendre en charge dans leur pays, ou les parents de plus de 65 ans dont les autres enfants ne peuvent s'occuper d'eux pour des raisons de santé documentées[16]. Les enfants majeurs à charge qui sont simplement étudiants ne sont pas éligibles.
Deux voies existent en pratique. La famille peut voyager avec l'investisseur en tant que membres accompagnants (familiari al seguito), ou l'investisseur peut demander le regroupement familial une fois en Italie. Le regroupement passe par le guichet unique de l'immigration de la préfecture et exige des revenus et un logement adapté[24][16]. Depuis le décret-loi 146/2025, l'administration dispose de 150 jours au plus, contre 90 auparavant, pour délivrer le nulla osta de regroupement[17]. Des conseils signalent des attentes de plus de 12 mois dans certaines grandes villes, si bien que beaucoup de familles demandent le statut d'accompagnant avant le départ[24]. Pour chaque proche, les frais administratifs sont les mêmes visas et titres que ci-dessus (environ 116 € + 30,46 € + 16 €, plus la contribution de 40 à 50 € pour les adultes)[9][14]. Si vous optez pour la flat tax, chaque membre de la famille ajouté coûte 50 000 € par an[5].
La procédure étape par étape
La procédure se déroule en trois phases : l'accord, l'investissement, puis le maintien et le renouvellement du titre[2].
- 1
Préparer les documents et choisir l'investissement
Choisissez la voie et la cible (types d'obligations, société ou startup, organisme bénéficiaire). Réunissez l'accord du bénéficiaire, la lettre de votre banque, les casiers judiciaires apostillés et les traductions certifiées. Idéalement, les fonds devraient se trouver sur votre propre compte depuis trois mois avant le dépôt[2].
- 2
Déposer en ligne sur investorvisa.mise.gov.it
Créez un compte personnel, remplissez le formulaire en anglais ou en italien, téléversez les pièces et signez électroniquement la déclaration générée par le système. Le secrétariat confirme sous une semaine si le dossier est complet, et vous disposez de 30 jours pour combler d'éventuelles lacunes[2].
- 3
Examen par le comité et nulla osta
Le comité statue dans les 30 jours suivant le dépôt d'un dossier complet. Le délai est suspendu, pour 30 jours au plus, en cas de demande de pièces. Un vote favorable aboutit à un nulla osta signé électroniquement, valable six mois[2].
- 4
- 5
Entrer en Italie et demander le titre de séjour
Dans les huit jours ouvrables suivant l'arrivée, présentez-vous en personne à la Questura (service de l'immigration de la police). Le dépôt par kit postal n'est pas admis pour ce titre. Déclarez votre date d'entrée sur la plateforme[2].
- 6
Réaliser l'investissement dans les trois mois
Transférez les fonds, déposez obligations ou titres auprès d'un établissement italien et téléversez les justificatifs. Le comité les vérifie selon le même calendrier que l'examen initial[2].
- 7
Délais de traitement et calendrier
| Étape | Délai officiel | En pratique |
|---|---|---|
| Préparation des documents | – | 1 à 3 mois (apostilles, lettres bancaires)[22] |
| Contrôle formel par le secrétariat | Sous 1 semaine ouvrable | Environ 1 semaine[2] |
| Décision du comité (nulla osta) | 30 jours après dossier complet (+ 30 au plus en cas de demande de pièces) | 25 à 35 jours selon les retours[2][21] |
| Visa au consulat | Nulla osta valable 6 mois | De quelques jours à plusieurs semaines selon le poste[2] |
| Demande de titre de séjour | Dans les 8 jours ouvrables suivant l'entrée | Carte délivrée en 60 jours environ ; parfois plus dans les Questure des grandes villes[2][9] |
| Investissement réalisé | Dans les 3 mois suivant l'entrée | –[2] |
| Premier renouvellement | Demande ≥ 60 jours avant l'expiration des 2 ans | Nulla osta de renouvellement du comité au préalable[2] |
Fiscalité : résidence, flat tax de 300 000 € et impôts patrimoniaux
Détenir le titre ne fait pas de vous un résident fiscal italien. La résidence fiscale dépend de l'inscription au registre de la population, du domicile, de la présence habituelle ou du centre des intérêts pendant la majeure partie de l'année. Les investisseurs qui ne s'installent pas conservent leur situation fiscale actuelle. Ceux qui s'installent sont imposés sur leurs revenus mondiaux au barème progressif de l'IRPEF, sauf option pour un régime spécial.
La flat tax des nouveaux résidents (article 24-bis du TUIR)
Les personnes qui n'ont pas été résidentes fiscales italiennes pendant au moins neuf des dix années précédentes peuvent remplacer l'impôt italien sur leurs revenus de source étrangère par un forfait annuel, pendant 15 ans au plus[5]. Le montant dépend de la date d'installation[5][6] :
- 100 000 € par an pour les transferts antérieurs au 10 août 2024 ;
- 200 000 € pour les transferts entre cette date et le 31 décembre 2025 ;
- 300 000 € pour les transferts à compter du 1er janvier 2026 (loi 199/2025, loi de finances 2026, art. 1, al. 25 et 26), plus 50 000 € (contre 25 000 € auparavant) par membre de la famille inclus.
L'option supprime aussi l'IVIE et l'IVAFE sur les avoirs étrangers, les droits de succession et de donation sur les biens situés à l'étranger, ainsi que la déclaration des avoirs étrangers[7]. Les revenus de source italienne restent imposés normalement, y compris les intérêts des obligations italiennes et les revenus de la société dans laquelle vous avez investi. Les plus-values sur participations qualifiées cédées au cours des cinq premières années sont également exclues du forfait[6][20]. On obtient généralement d'abord un rescrit favorable de l'Agence des recettes, et le forfait se paie en une fois avant le 30 juin[5][6]. À 300 000 €, le régime n'a en général d'intérêt que pour les personnes disposant de revenus ou de plus-values étrangers importants. Faites vos calculs avant de vous installer.
Impôts patrimoniaux hors flat tax
Les résidents fiscaux ordinaires paient l'IVIE au taux de 1,06 % par an sur l'immobilier détenu à l'étranger (0,76 % avant 2024 ; 0,4 % pour certaines résidences principales) et l'IVAFE, en général 0,2 %, sur les actifs financiers étrangers[8]. Ils doivent aussi déclarer chaque année leurs avoirs à l'étranger. Intégrez ces coûts si vous envisagez de devenir résident sans flat tax.
Du golden visa Italie vers la nationalité italienne
Le titre investisseur est renouvelable indéfiniment, mais il ne mène pas à lui seul au passeport. Le parcours comporte deux étapes, et toutes deux supposent de vivre réellement en Italie.
Résidence UE de longue durée après cinq ans
Après cinq ans de séjour légal ininterrompu, vous pouvez demander le permis de séjour UE de longue durée (permesso UE per soggiornanti di lungo periodo). Il vaut dix ans pour les adultes et ne dépend plus de l'investissement. Il faut notamment des revenus au moins égaux à l'assegno sociale annuel, un test d'italien de niveau A2 et, pour les membres de la famille, un logement adapté. Les absences ne doivent pas dépasser six mois consécutifs ni dix mois au total sur les cinq ans[10]. L'exonération de cinq ans des règles de continuité du séjour propre au titre investisseur aide à conserver ce titre lui-même[3]. Nous n'avons trouvé aucune confirmation officielle qu'elle lève les limites d'absence pour la résidence de longue durée : les investisseurs qui viennent rarement ne doivent pas compter y prétendre.
Naturalisation après dix ans
Les ressortissants non européens peuvent demander la nationalité après dix ans de résidence légale en Italie, avec des revenus suffisants et un casier vierge[13]. Un niveau d'italien B1 est exigé. Un arrêt de la Cour constitutionnelle de mars 2025 (n° 25/2025) en dispense les personnes souffrant de limitations sérieuses d'apprentissage liées à l'âge, à la maladie ou au handicap[11]. L'administration dispose de 24 mois, prorogeables à 36, pour statuer[12]. Comptez de manière réaliste 12 à 14 ans entre le premier titre et le passeport. En juin 2025, un référendum visant à ramener la durée de résidence à cinq ans a échoué faute de quorum : les dix ans restent la règle. L'Italie admet la double nationalité, et la France n'impose pas non plus de renoncer à la nationalité française en cas d'acquisition d'une autre nationalité[27]. Il n'existe pas de programme italien de citoyenneté par investissement. Pour comparer, consultez notre guide de la citoyenneté européenne par investissement et notre sélection des programmes offrant la nationalité la plus rapide par résidence.
Avantages et inconvénients
Avantages
- L'accord précède l'investissement : vous n'engagez jamais de capitaux pour essuyer ensuite un refus
- Aucune durée minimale de séjour pour conserver ou renouveler le titre, plus la libre circulation Schengen et le droit d'exercer une activité indépendante en Italie
- Frais administratifs modestes et décision rapide du comité (30 jours sur le papier)
- Options préservant le capital : un portefeuille obligataire de 2 M€ ou une participation dans une entreprise italienne établie
- Combinable avec la flat tax italienne sur les revenus étrangers, qui supprime aussi les impôts sur le patrimoine et les successions à l'étranger
- Base légale stable depuis 2017, sans hausse des seuils depuis 2020
Inconvénients
- Pas de voie immobilière : l'achat d'une villa ne qualifie pas
- Les voies à 250 000 € et 500 000 € sont du capital-investissement illiquide, et perdre ou céder la participation empêche le renouvellement
- La famille passe par le regroupement familial de droit commun, parfois lent dans les grandes villes
- Long chemin vers le passeport : dix ans de résidence effective et l'italien B1
- La flat tax coûte désormais 300 000 € par an aux nouveaux arrivants
- Chaque membre du comité peut bloquer un dossier, et les ressortissants russes et biélorusses sont suspendus
À qui s'adresse ce programme, et qui doit regarder ailleurs
Il convient : aux entrepreneurs et business angels qui veulent une vraie participation dans l'économie italienne ; aux familles disposant d'au moins 2 millions d'euros qui recherchent un placement obligataire passif et récupérable, avec l'accès à Schengen sans obligation de résidence ; et aux grandes fortunes qui comptent vivre en Italie et utiliser la flat tax sur les revenus étrangers. Il fonctionne aussi pour qui veut se créer une base européenne tout en gardant son domicile actuel.
Regardez ailleurs si : vous voulez avant tout acheter un logement, car l'Italie n'a pas de voie immobilière ; vous visez la nationalité en cinq à sept ans ; ou vous cherchez une entrée à faible risque sous 300 000 €. Les personnes qui souhaitent seulement prendre leur retraite en Italie grâce à des revenus passifs passent souvent par le visa de résidence élective. Certains consulats (Boston, Detroit et New York) publient un montant de 31 000 € par an de revenus passifs par demandeur ; d'autres n'en donnent aucun. Le travail n'est pas autorisé[25]. Contrairement au titre investisseur, ce visa n'exige aucun investissement.
Les alternatives à comparer
Si les voies italiennes ne vous conviennent pas, voici les programmes les plus proches :
- golden visa Grèce par achat immobilier : immobilier dès 250 000 € (transformations) ou 400 000 à 800 000 € selon la zone, sans obligation de séjour.
- golden visa Portugal par fonds d'investissement : 500 000 € dans des fonds éligibles, avec un court séjour minimum. Attention, la durée de naturalisation portugaise s'est allongée.
- golden visa Malte (programme de résidence permanente) : statut permanent dès le premier jour contre des frais et l'achat ou la location d'un bien.
- golden visa Chypre (résidence permanente investisseur) : 300 000 € dans l'immobilier, plus une preuve de revenus.
- golden visa Hongrie (résidence d'investisseur invité) : 250 000 € dans un fonds immobilier.
- golden visa France (passeport talent investisseur) : 300 000 € d'investissement direct dans une entreprise.
- golden visa Saint-Marin : une option dans une enclave italophone.
Pour des chiffres côte à côte, voyez notre comparatif du meilleur golden visa en Europe et notre classement du golden visa le moins cher au monde. L'ancien programme espagnol a pris fin : voyez ce qu'est devenu le golden visa Espagne. La liste complète des programmes par région figure dans notre annuaire des golden visa et résidences par investissement.
Questions fréquentes
Quelle est l'option de résidence par investissement en Italie la moins coûteuse ?
L'investissement de 250 000 € dans une startup innovante est le seuil le plus bas. La startup doit figurer au registre spécial italien des startups innovantes, accepter l'investissement, et votre participation doit être conservée pendant toute la durée du titre[2][3]. Les frais administratifs sont minimes : la demande en ligne est gratuite, le visa coûte 116 € et la carte de séjour moins de 100 € par adulte[2][9][14]. Prévoyez environ 10 000 à 30 000 € pour le travail juridique et la due diligence. Les parts de startup étant très risquées, beaucoup d'investisseurs préfèrent la voie à 500 000 € dans une société établie.
Quelles sont les conditions golden visa Italie 2026 ?
Vous devez être ressortissant d'un pays hors UE, âgé d'au moins 18 ans, avec un passeport valable au moins 27 mois. Vous devez prouver que vous détenez la totalité du montant sous forme liquide, avec trois mois de relevés bancaires et une lettre de votre banque sur l'origine des fonds. Il faut aussi des casiers judiciaires vierges de chaque pays où vous avez vécu plus d'un an au cours de la dernière décennie, et l'accord écrit de la société ou de l'organisme qui reçoit les fonds[2]. Au consulat, il faut un justificatif d'hébergement et des revenus supérieurs à environ 8 500 €[2]. Il n'y a ni test de langue ni durée minimale de séjour.
Quel est le prix golden visa Italie au total ?
Au-delà de l'investissement, les frais officiels sont faibles : 116 € par visa, 30,46 € par carte de séjour, une contribution de 40 à 100 € par adulte et un timbre de 16 €[9][14]. Les vrais surcoûts sont les honoraires juridiques et de conseil, généralement de 10 000 à 30 000 € environ ; les traductions et apostilles ; et la couverture santé. Celle-ci prend la forme d'une assurance privée ou d'une inscription volontaire au SSN d'environ 2 000 € par an lorsqu'elle s'applique[19][22]. Si vous vous installez et optez pour la flat tax, ajoutez 300 000 € par an plus 50 000 € par membre de la famille[5].
Peut-on obtenir le golden visa Italie en achetant un bien immobilier ?
Non. Aucune des quatre voies ne permet l'achat d'un logement ou d'un autre bien immobilier, et un bien n'est même pas accepté comme preuve de fonds disponibles[2][3]. Une participation de 500 000 € dans une société italienne opérationnelle qui exploite, par exemple, un hôtel peut être éligible. Une société qui se borne à détenir des biens peut échouer au critère de société opérationnelle. Si devenir propriétaire est l'objectif, comparez avec le titre de séjour grec par investissement immobilier ou la résidence permanente chypriote pour investisseurs.
Faut-il vivre en Italie pour conserver le titre investisseur ?
Non. Le titre investisseur ne comporte aucune condition de séjour minimal et, pendant cinq ans à compter de la première délivrance, son titulaire est exonéré des règles de continuité du séjour applicables aux autres titres[2][3]. Il faut conserver l'investissement initial et renouveler à temps : après deux ans, puis tous les trois ans. En revanche, la résidence UE de longue durée et la nationalité exigent une résidence effective. Le titre de longue durée tolère des absences de six mois consécutifs ou de dix mois au total sur cinq ans, au maximum[10].
Comment fonctionne le golden visa Italie obligations d'État ?
Vous achetez au moins 2 millions d'euros d'obligations d'État italiennes (BTP, CCT, CTZ, BTP€i ou BTP Italia), chacune avec au moins deux ans de maturité restante. Vous les déposez auprès d'une banque domiciliée en Italie et les conservez pendant toute la durée du titre[2][3]. Les intérêts sont en général imposés à 12,5 %[20]. Choisissez des échéances au-delà de vos dates de renouvellement, car l'investissement initial ne peut être remplacé sans nouvelle demande.
Quel est le parcours du golden visa Italie vers la nationalité ?
Après cinq ans de résidence légale, vous pouvez demander un titre UE de longue durée, qui exige l'italien A2 et des revenus au moins égaux à l'allocation sociale[10]. Après dix ans de résidence légale, les ressortissants non européens peuvent demander la naturalisation avec un italien B1. La décision peut prendre jusqu'à 36 mois[11][12][13]. Les deux étapes exigeant une résidence réelle, les investisseurs qui viennent rarement ne seront pas éligibles. L'Italie admet la double nationalité.
Ma famille peut-elle être incluse ?
Oui, sans investissement supplémentaire. Le conjoint, les enfants de moins de 18 ans, les enfants majeurs en situation d'invalidité totale et, dans certains cas, les parents à charge peuvent vous rejoindre selon les règles italiennes du regroupement familial[16]. Ils peuvent vous accompagner ou vous rejoindre plus tard. Le nulla osta de regroupement peut prendre jusqu'à 150 jours, et davantage en pratique dans certaines villes[17][24]. Chaque proche paie ses propres frais de visa et de titre.
Combien de temps dure la procédure ?
Le comité doit statuer dans les 30 jours suivant le dépôt d'un dossier complet, et les conseils font état de 25 à 35 jours en 2026[2][21]. Ajoutez un à trois mois pour préparer les documents, quelques semaines pour le visa consulaire et environ deux mois pour la carte de séjour. La plupart des investisseurs détiennent leur carte de séjour trois à six mois environ après le début des démarches[9][22].
Programmes similaires
- PortugalOuvert (option immobilière fermée en oct. 2023)golden visa Portugal
Investissement minimum: 500 000 € en fonds / don culturel de 250 000 € (200 000 € en faible densité)
- GrèceOuvert (seuils par zone depuis sept. 2024 ; hausse des droits de mutation annoncée)prix golden visa Grèce
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- HongrieOuvert – risque de révision politique après les élections d’avril 2026golden visa Hongrie
Investissement minimum: 250 000 € en fonds immobilier (5 ans de détention) / don de 1 000 000 € à une université
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Investissement minimum: 300 000 € (logement neuf + TVA, immobilier commercial, société ou fonds) + 50 000 €/an de revenus
- SuisseOuvert dans 21 cantons sur 26 ; permis hors UE discrétionnairesrésidence par investissement en Suisse
Investissement minimum: Aucun investissement ; impôt forfaitaire annuel (base ≥ 435 000 CHF ; hors UE, en général 200 000 CHF d’impôt et plus par an)
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Investissement minimum: 300 000 € d'immobilisations d'entreprise (talent – porteur de projet, motif investisseur)
Comparatifs incluant ce programme
Sources
- 1.Investor Visa for Italy – portail officiel de candidature – Ministry of Enterprises and Made in Italy (MIMIT)Source officielle (2 octobre 2026)
- 2.Investor Visa for Italy – Policy guidance (Manuale operativo), last updated 19 July 2021 – MIMIT, Ministry of Foreign Affairs and Ministry of the InteriorSource officielle (2 octobre 2026)
- 3.Legislative Decree 286/1998 (Consolidated Immigration Act), art. 26-bis – Ingresso e soggiorno per investitori – Normattiva (Italian State legal database)Source officielle (2 octobre 2026)
- 4.Investor Visa – programme page – Ministry of Enterprises and Made in Italy (MIMIT)Source officielle (2 octobre 2026)
- 5.Neo residenti – Regime opzionale – Che cos'è – Agenzia delle Entrate (Italian Revenue Agency)Source officielle (2 octobre 2026)
- 6.Regime agevolato dei neo residenti, maggiorati gli importi forfettari – FiscoOggi (Agenzia delle Entrate)Source officielle (2 octobre 2026)
- 7.Flat tax per nuovi residenti in Italia: dal 2026 sale a 300 mila euro – We Wealth (2 octobre 2026)
- 8.IVIE – Base imponibile e aliquota – Agenzia delle Entrate (Italian Revenue Agency)Source officielle (2 octobre 2026)
- 9.Il rilascio del permesso di soggiorno (fees and contribution) – Polizia di StatoSource officielle (2 octobre 2026)
- 10.Permesso di soggiorno UE per soggiornanti di lungo periodo – Polizia di StatoSource officielle (2 octobre 2026)
- 11.Law 91/1992 on citizenship, art. 9.1 (B1 language requirement) – Normattiva (Italian State legal database)Source officielle (2 octobre 2026)
- 12.Law 91/1992 on citizenship, art. 9-ter (processing term) – Normattiva (Italian State legal database)Source officielle (2 octobre 2026)
- 13.Cittadinanza – Ministero dell'InternoSource officielle (2 octobre 2026)
- 14.Estratto tabella diritti consolari, IV trimestre 2026 (1 Oct–31 Dec 2026) – Consulate General of Italy in Miami (Ministry of Foreign Affairs)Source officielle (2 octobre 2026)
- 15.Visas – Investors – Consulate General of Italy in LondonSource officielle (2 octobre 2026)
- 16.Legislative Decree 286/1998, art. 29 – Ricongiungimento familiare – Normattiva (Italian State legal database)Source officielle (2 octobre 2026)
- 17.DL 146/2025 su flussi e immigrazione, ecco le novità – Integrazione Migranti (Ministry of Labour portal)Source officielle (2 octobre 2026)
- 18.Start-up innovative – Ministry of Enterprises and Made in Italy (MIMIT)Source officielle (2 octobre 2026)
- 19.DDL Bilancio, aumenta il contributo per l'iscrizione volontaria al SSN – Integrazione Migranti (Ministry of Labour portal)Source officielle (2 octobre 2026)
- 20.FAQ – Titoli di Stato (tassazione) – Ministry of Economy and Finance – Treasury DepartmentSource officielle (2 octobre 2026)
- 21.Italy Golden Visa (Investor Visa): complete guide 2026 – Arletti Partners (2 octobre 2026)
- 22.Italy Golden Visa 2026: Updated Requirements for Investor Visa – GetGoldenVisa (2 octobre 2026)
- 23.Italy Golden Visa Demand Surges as Investor Applications Double in Two Years – CEOWORLD Magazine (2 octobre 2026)
- 24.Family permits for family members of Italian Investor Visa holders – Your Way to Italy (2 octobre 2026)
- 25.Elective Residence Visa Italy: Rules by Italian Consulate (2026) – Bersani Law Firm (2 octobre 2026)
- 26.Art. 26-bis Testo unico immigrazione – Ingresso e soggiorno per investitori (annotated text with amendment notes, incl. Law 193/2024 art. 35) – Brocardi.it (2 octobre 2026)
- 27.Peut-on avoir plusieurs nationalités en France ? – Service-Public.gouv.fr (Direction de l'information légale et administrative)Source officielle (2 octobre 2026)
Cette page est une information générale et non un conseil juridique, fiscal ou financier. Les règles changent souvent ; vérifiez chaque chiffre auprès de l'autorité officielle ou d'un conseiller agréé avant d'investir.