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Fermé (dernières demandes le 31 déc. 2022)

Nationalité monténégrine par investissement : fermée depuis le 31 décembre 2022

La nationalité monténégrine par investissement n'existe plus. Le Programme spécial d'investissement, qui permettait à un investisseur étranger d'obtenir un passeport monténégrin contre un investissement de 250 000 € ou 450 000 € dans un projet de développement agréé, assorti d'une contribution de 100 000 €, a reçu ses dernières demandes le 31 décembre 2022[4]. Le gouvernement en a informé l'UE le 25 janvier 2023 et l'a annoncé publiquement le 9 février 2023[9]. Aucune réouverture n'est annoncée, et la Commission européenne presse désormais le Monténégro d'abroger purement et simplement la base légale du dispositif, à mesure que le pays avance vers l'adhésion à l'UE[5][19].

Ce qui reste accessible à un investisseur étranger, c'est un titre de séjour, pas un passeport : depuis janvier 2026, un bien immobilier d'une valeur fiscale d'au moins 150 000 € ouvre droit à un permis de séjour temporaire d'un an renouvelable[18], qui peut déboucher sur la résidence permanente puis, après une dizaine d'années au total, sur la naturalisation, en principe au prix d'une renonciation à votre nationalité actuelle[1][11]. Cette page explique comment le programme fonctionnait et comment il a pris fin, ce que sont devenus les 1 113 dossiers déposés avant l'échéance, les conditions actuelles d'accès à la nationalité et les règles sur la double nationalité, ainsi que les alternatives encore ouvertes et leur coût. Pour la voie du séjour elle-même, consultez notre guide du golden visa Monténégro par l'immobilier.

Dernière vérification:

Nationalité monténégrine par investissement supprimée : existe-t-il encore une voie ?

Non. La date limite de dépôt était le 31 décembre 2022, et les rapports du gouvernement lui-même indiquent que le programme « a duré jusqu'au 31 décembre 2022 »[4]. L'Agence pour les investissements du Monténégro, qui gérait le dispositif, n'accepte plus de demandes, et les trois agents agréés (Henley & Partners Government Services, Arton Group et Apex Capital Partners) n'ont traité que des dossiers déposés avant l'échéance[4].

Deux niveaux juridiques sont en jeu. La loi sur la nationalité monténégrine contient toujours l'article 12, qui permet de naturaliser « à titre exceptionnel », sans remplir les conditions habituelles, un adulte dont l'admission présente « une importance particulière » pour l'intérêt étatique, scientifique, économique, culturel, sportif ou autre du Monténégro[1]. Le programme investisseurs s'appuyait sur cette clause, par le biais d'une décision gouvernementale distincte fixant une grille de prix et un plafond de 2 000 admissions[4]. La décision a expiré, mais l'article 12 n'a pas été abrogé : c'est pourquoi le rapport de la Commission européenne de décembre 2025 demande encore au Monténégro de « veiller à ce que la base légale du dispositif soit abrogée »[5].

En pratique, l'article 12 est un pouvoir discrétionnaire, exercé au cas par cas. C'est le ministère de l'Intérieur qui décide : pour l'intérêt de l'État, sur proposition du président de la République, du président du Parlement ou du Premier ministre ; pour les autres intérêts, après avis de l'organe administratif compétent dans le domaine concerné[1]. Ce n'est pas un produit, il n'a pas de prix publié et aucun intermédiaire ne peut légalement le vendre. Vu le contexte de l'adhésion à l'UE décrit plus bas, toute offre de « passeport monténégrin contre investissement » en 2026 doit être considérée comme un signal d'alarme.

Chronologie : du lancement à la fermeture

Dates clés du Programme spécial d'investissement du Monténégro
DateÉvénement
22 nov. 2018Le gouvernement adopte la décision sur les critères d'admission à la nationalité dans le cadre du Programme spécial d'investissement (Sl. list CG 79/18)[4]
1er janv. 2019Ouverture du programme, initialement pour trois ans et dans la limite de 2 000 demandes[20]
26 févr. 2019Appel public aux projets touristiques pour intégrer la liste des projets de développement[4]
2020-2022Décision modifiée trois fois (Sl. list CG 12/20, 143/21, 68/22) ; échéance repoussée de fin 2021 à fin 2022[4][10]
31 déc. 2022Dernier jour de dépôt ; 1 113 demandes reçues au total[4]
25 janv. 2023Le Monténégro informe l'UE, au sein du comité de stabilisation et d'association, de la fin du programme[9]
2024Le ministère de l'Intérieur rend 1 282 décisions d'octroi de la nationalité aux demandeurs et aux membres de leur famille[5]
31 janv. 2025860 demandes acceptées et passeports délivrés, 239 refusées, 14 encore en cours[4]
19 déc. 2025La Commission européenne demande l'abrogation de la base légale et le réexamen des titulaires sanctionnés[5]
30 avr. 2026867 acceptées, 239 refusées, 7 encore en attente[7]
Les 1 282 décisions de 2024 comptent chaque membre de la famille séparément ; les 860 à 867 acceptations comptent des demandes (une par investisseur principal).

Comment fonctionnait le programme aujourd'hui fermé

Le programme s'intitulait officiellement Programme spécial d'investissement d'importance particulière pour l'intérêt économique du Monténégro. Le candidat devait verser sur un compte séquestre au moins 450 000 € pour un projet de développement à Podgorica ou dans la région côtière, ou au moins 250 000 € pour un projet dans la région nord ou centrale (hors Podgorica)[4]. Les projets devaient figurer sur une liste de projets de développement approuvée par le gouvernement. Il s'agissait presque exclusivement d'hôtels et de résidences de marque : sur les quelque 251,7 millions d'euros versés aux projets jusqu'en 2026, 99,8 % sont allés au tourisme et seulement 0,5 million d'euros à l'agriculture ou à la transformation[8] (le chiffre du gouvernement au 31 janvier 2025 était de 249,6 millions d'euros[4]). Les règles agricoles l'expliquent : un projet éligible de production agricole primaire devait représenter au moins 2 millions d'euros au total et employer au moins dix personnes, et les projets d'agroalimentaire et de transformation du bois au moins 3,5 millions et 4 millions d'euros, avec 20 emplois chacun[6].

En plus de l'investissement, chaque demande donnait lieu à un don non remboursable de 100 000 € versé sur un compte spécial dédié au développement des communes les moins développées[4]. Certains agents font état d'un second versement de 100 000 € au Fonds pour l'innovation du Monténégro[13][21]. Le gouvernement confirme que 31,0 millions d'euros avaient été versés à ce fonds en janvier 2025, ce qui laisse penser que ce second versement ne concernait qu'une partie des dossiers (environ 310), probablement ceux déposés après une modification ultérieure ; la règle exacte n'a pas pu être confirmée à partir du texte publié de la décision[4].

Les dossiers passaient par l'Agence pour les investissements, puis par un agent international de vérification préalable (« international eligibility ») dont l'avis négatif entraînait le refus, et enfin par le ministère de l'Intérieur, qui rendait la décision d'admission[4][20]. Les fonds ne sortaient du séquestre qu'après confirmation de chaque transfert par un auditeur indépendant[4].

Ce que coûtait l'ancienne voie investisseur

Coûts historiques de la nationalité monténégrine pour investisseurs (plus disponible)
PosteMontantSource et remarques
Investissement, Podgorica ou littoral450 000 €Dépôt sous séquestre dans un projet agréé[4]
Investissement, nord ou centre250 000 €Dépôt sous séquestre dans un projet agréé[4]
Don pour les communes les moins développées100 000 € par demandeConfirmé par les rapports du gouvernement[4]
Contribution au Fonds pour l'innovation100 000 € (certains dossiers)Sources d'agents ; 31,0 M€ collectés selon les données du gouvernement[4][13]
Frais administratifs de l'État15 000 € pour le demandeur principal ; 10 000 € pour chacun de trois membres de la famille au plus ; 50 000 € par demandeur au-delà d'une famille de quatreSources d'agents ; non confirmé par un barème officiel[21]
Vérification préalable (due diligence)7 000 € pour une personne seule ; 10 000 € pour un couple ; 1 500 € par demandeur supplémentaire à partir du cinquièmeSources d'agents[21]
Total des frais administratifs perçus43,58 millions d'eurosChiffre du Trésor public au 31 janv. 2025[4]
Budget réaliste tout compris pour une famille de quatreEnviron 400 000 à 710 000 € plus les honoraires d'agentEstimation à partir des postes ci-dessus ; dépend de la région et de la règle du Fonds pour l'innovation
Ces montants sont historiques. Aucun d'eux ne permet d'acheter un passeport monténégrin aujourd'hui.

Dossiers en attente et investisseurs déjà naturalisés

Le Monténégro a choisi de continuer à instruire les dossiers déposés avant l'échéance plutôt que de les annuler. Le rythme a été lent : au 31 janvier 2025, le gouvernement faisait état de 860 acceptations, 239 refus (après un rapport de vérification défavorable ou faute de remplir les critères), 11 dossiers au ministère de l'Intérieur et 3 chez l'auditeur[4]. Au 30 avril 2026, on comptait 867 dossiers acceptés et 7 en attente. Environ 25 candidats refusés contestaient leur refus devant les juridictions administratives, et quelque 8 millions d'euros restaient bloqués sous séquestre pendant ces contentieux[7]. Les investisseurs dont le dossier a été refusé ont intérêt à consulter un avocat sur le remboursement du séquestre et les voies de recours ; le gouvernement n'a publié aucune règle générale de remboursement.

La nationalité déjà accordée reste valable. L'article 24 de la loi sur la nationalité prévoit toutefois qu'un binational majeur perd de plein droit la nationalité monténégrine si la décision d'admission reposait sur de fausses déclarations ou une dissimulation délibérée, s'il est condamné pour terrorisme ou crimes contre l'humanité, ou si son comportement « porte gravement atteinte aux intérêts vitaux du Monténégro »[1]. La Commission européenne a demandé au Monténégro de réexaminer les nationalités accordées à des personnes visées par des mesures restrictives internationales et de les retirer « le cas échéant »[5]. Les titulaires au dossier irréprochable n'ont pas grand-chose à craindre, mais les citoyens issus du programme investisseurs font l'objet d'une surveillance plus étroite que les autres Monténégrins.

Les conditions pour obtenir la nationalité monténégrine aujourd'hui

Sans la voie investisseur, un étranger devient monténégrin par admission (naturalisation), au titre de l'article 8 de la loi sur la nationalité monténégrine. Le demandeur doit[1][2] :

  • avoir au moins 18 ans ;
  • être libéré de sa nationalité actuelle (voir la partie sur la double nationalité) ;
  • avoir résidé au Monténégro de manière régulière et ininterrompue pendant 10 ans avant la demande ;
  • disposer au Monténégro d'un logement assuré et d'une source de revenus permanente suffisant à sa sécurité matérielle et sociale ;
  • n'avoir fait l'objet d'aucune condamnation définitive à une peine de prison de plus d'un an pour une infraction poursuivie d'office, au Monténégro ou à l'étranger (sauf si ses effets juridiques ont cessé) ;
  • parler le monténégrin suffisamment pour communiquer au quotidien ;
  • ne présenter aucun risque pour la sécurité ou la défense ; et
  • avoir acquitté l'ensemble de ses impôts et autres obligations légales.

Selon les critères du gouvernement, un « logement assuré » signifie être propriétaire d'un appartement ou d'une maison (ou qu'un proche parent le soit), ou louer avec un bail écrit certifié par un tribunal. Une « source de revenus permanente » désigne un emploi à durée indéterminée, une pension monténégrine, un autre revenu durable ou une obligation alimentaire légale d'une autre personne[3]. Les critères de 2008 précisaient aussi qu'une absence de plus de 90 jours interrompt la continuité du séjour[3]. On ignore si cette règle des 90 jours s'applique toujours sous la même forme depuis la refonte des critères en 2022 : organisez vos déplacements en conséquence, sauf avis contraire d'un avocat.

Les voies spéciales plus courtes

L'article 10 permet à un émigré monténégrin et à ses descendants en ligne directe jusqu'au troisième degré de déposer une demande après seulement deux ans de séjour régulier. Selon l'article 11, le conjoint d'un citoyen monténégrin peut demander la nationalité après trois ans de mariage et cinq ans de séjour régulier, sans examen de langue et sans obligation de libération[1]. Les réfugiés reconnus et les apatrides bénéficient de conditions adaptées (articles 13 et 14). L'article 12, la clause exceptionnelle d'« intérêt particulier », figure toujours dans la loi, mais il reste discrétionnaire et politiquement sensible[1][5].

Les voies vers un passeport monténégrin comparées

Voies légales d'accès à la nationalité monténégrine en 2026
VoieBase légaleRésidence exigéeFaut-il renoncer à son autre nationalité ?
Naturalisation ordinaireArt. 8[1]10 ans, réguliers et ininterrompusOui, en règle générale
Conjoint d'un citoyenArt. 11[1]5 ans + 3 ans de mariageNon (la libération ne figure pas parmi les conditions)
Émigré ou descendant (jusqu'au 3e degré)Art. 10[1]2 ansNon (la libération ne figure pas parmi les conditions)
Intérêt exceptionnel de l'ÉtatArt. 12[1]Aucune durée fixéeNon exigé ; discrétionnaire
Programme investisseursDécision 79/18AucuneNon ; fermé depuis le 31 déc. 2022
La possibilité réelle, pour les conjoints et les émigrés, de conserver une nationalité étrangère doit être vérifiée au cas par cas ; l'article 24 s'applique toujours aux acquisitions volontaires ultérieures.

Se faire naturaliser au Monténégro, étape par étape

C'est le parcours réaliste pour un investisseur qui veut un passeport monténégrin en 2026. Il commence par un titre de séjour et prend une dizaine d'années[1][11][18][22].

  1. 1

    Obtenir un titre de séjour temporaire

    La plupart des investisseurs passent par l'immobilier (valeur fiscale d'au moins 150 000 € depuis janvier 2026), la création d'une société, un emploi ou le regroupement familial. Les permis fondés sur un bien immobilier valent un an, sont renouvelables et n'autorisent pas à travailler[18]. Tous les détails figurent dans notre dossier sur le titre de séjour au Monténégro.

  2. 2

    Renouveler et garder une présence continue

    Renouvelez dans les délais, utilisez réellement votre bien, payez vos impôts locaux et limitez vos absences. Des absences longues ou répétées peuvent rompre la continuité exigée tant pour la résidence permanente que pour la nationalité[3][22].

  3. 3

    Demander la résidence permanente au bout de cinq ans

    Après cinq années continues de séjour temporaire régulier, vous pouvez demander la résidence permanente, soumise à des limites d'absence et à une exigence linguistique de base[18][22].

  4. 4

    Atteindre dix ans et réussir l'examen de langue

    Depuis la modification des critères en 2022, le séjour temporaire et le séjour permanent comptent tous deux dans les 10 ans, ce qui revient en pratique à cinq ans de séjour temporaire plus cinq ans de séjour permanent[11][12]. Justifiez d'un niveau de base en monténégrin auprès de l'organisme désigné par le gouvernement[1].

  5. 5

    Déposer la demande d'admission au ministère de l'Intérieur

    Fournissez les preuves de résidence, de logement, de revenus, un casier judiciaire vierge et l'attestation d'impôts acquittés. Si vous devez renoncer à une autre nationalité, demandez d'abord une garantie d'admission valable deux ans (article 9), avant de renoncer[1].

  6. 6

    Renoncer, recevoir la décision et demander un passeport

    Produisez la preuve de votre libération de l'ancienne nationalité pendant la durée de validité de la garantie. La nationalité est acquise le jour de la remise de la décision d'admission[1]. Vous pouvez ensuite demander une carte d'identité et un passeport.

Délais : combien de temps prend chaque voie

Le programme investisseurs était présenté avec un délai de traitement d'environ six mois[21]. La réalité a été plus lente : des dossiers déposés en 2022 étaient encore en cours de décision en 2025 et 2026, et une poignée restaient ouverts plus de trois ans après l'échéance[4][7]. Ce retard dit peu de choses de la pratique future, puisque plus aucun nouveau dossier investisseur n'est accepté.

Pour la naturalisation ordinaire, le facteur décisif est la période de résidence de 10 ans[1]. Ni la loi ni le gouvernement ne publient de délai cible pour statuer sur les demandes d'admission. La presse locale rapportait que, sur l'année achevée en avril 2023, environ 675 personnes avaient été naturalisées selon les critères simplifiés alors que plus de 2 300 demandes étaient en attente, signe de longues files d'attente[12]. Un calendrier réaliste pour un investisseur qui commence en 2026 : séjour temporaire dès 2026, résidence permanente vers 2031, demande de nationalité vers 2036, puis une décision quelque temps après.

Calendrier complet pour un investisseur qui démarre en 2026

Calendrier indicatif, du premier permis au passeport monténégrin
ÉtapeDélai habituelRemarques
Séjour temporaire (immobilier, 150 000 € et plus)Année 0Permis d'un an, renouvelé chaque année[18]
Résidence permanenteAprès 5 ans continusLangue de base, limites d'absence[22]
Demande de nationalitéAprès 10 ans au total5 ans temporaire + 5 ans permanent sont pris en compte[11]
DécisionNon publié ; souvent bien plus d'un anRetards signalés[12]
Conjoint d'un citoyen5 ans de résidence + 3 ans de mariageArt. 11[1]
Émigré ou descendant2 ans de résidenceArt. 10[1]

Les membres de la famille

Dans le programme fermé, une même demande pouvait inclure le conjoint de l'investisseur, ses enfants de moins de 18 ans et ses enfants majeurs à charge, selon les synthèses des agents, chaque membre de la famille payant des frais administratifs et de vérification distincts[21]. C'est pourquoi les 1 282 décisions de naturalisation rendues pour la seule année 2024 dépassent le total des 867 demandes acceptées[5][7].

Dans la naturalisation ordinaire, un enfant acquiert la nationalité par admission en même temps qu'un parent naturalisé si les deux parents sont admis, ou si un seul parent est admis et que l'enfant vit régulièrement avec lui au Monténégro. L'autre parent doit donner son accord, sauf s'il est apatride, et un enfant de plus de 14 ans doit aussi consentir. L'enfant ne doit pas avoir d'autre nationalité, ou doit en avoir été libéré[1]. Le conjoint étranger ne devient pas citoyen automatiquement : il suit la voie du mariage prévue à l'article 11 (trois ans de mariage et cinq ans de résidence)[1].

Double nationalité monténégrine : des règles parmi les plus strictes d'Europe

Le Monténégro figure parmi les pays les plus restrictifs d'Europe en matière de double nationalité. La naturalisation ordinaire exige une libération de votre nationalité étrangère[1]. Les seules exceptions concernent les apatrides, les personnes dont la loi nationale entraîne automatiquement la perte de l'ancienne nationalité, et celles à qui la libération est refusée pour cause d'obligations militaires non réglées et qui signent une déclaration de renonciation[1]. En dehors de ces cas, la double nationalité ne peut découler que d'un traité international ratifié, sous réserve de réciprocité (article 18)[1]. Un traité avec la Serbie est évoqué depuis des années, mais nous n'avons pu confirmer l'entrée en vigueur d'aucun accord de ce type.

Pour un lecteur français, le point mérite d'être souligné : le droit français ne vous fait pas perdre la nationalité française lorsque vous en acquérez une autre, mais il peut arriver que la loi de l'autre pays exige que vous renonciez à la nationalité française[26]. C'est précisément le cas du Monténégro, qui exige la libération de votre nationalité d'origine pour une naturalisation ordinaire[1].

La règle joue aussi dans l'autre sens. Un Monténégrin majeur qui acquiert volontairement une autre nationalité perd de plein droit la nationalité monténégrine, sauf disposition contraire d'un traité (article 24)[1]. Un Monténégrin naturalisé qui achèterait ensuite un passeport caribéen doit donc s'attendre à perdre son passeport monténégrin.

Les citoyens issus du programme investisseurs constituaient la grande exception. Admis au titre de la clause d'« intérêt particulier » de l'article 12, qui écarte les conditions de l'article 8, dont la libération, ils ont conservé leur passeport d'origine[1][13]. Ce privilège a disparu avec le programme. Quiconque vante aujourd'hui un passeport monténégrin compatible avec la double nationalité décrit une voie qui n'existe plus.

Passeport du Monténégro pour étrangers : ce qu'il apporte

Un étranger ne peut obtenir un passeport monténégrin qu'après être devenu citoyen. Un titre de séjour ne donne jamais droit, à lui seul, à un passeport. Dans le Henley Passport Index 2026, le passeport monténégrin se classe au 41e rang, avec un accès sans visa ou avec visa à l'arrivée à 127 destinations, dont les courts séjours dans l'espace Schengen[13][14]. C'est moins que les meilleurs passeports caribéens par investissement, mais il offre ce qu'eux n'offrent pas : une perspective crédible d'adhésion à l'UE.

Au 14 juillet 2026, le Monténégro avait provisoirement clos 18 des 33 chapitres de négociation. Le gouvernement vise la fin des négociations d'ici fin 2026 et l'adhésion à l'UE en 2028, et un groupe de travail de l'UE rédige déjà le traité d'adhésion[19][25]. Si le Monténégro adhère, ses citoyens deviendront citoyens européens. C'est précisément pour cette raison que Bruxelles a exigé la fermeture du programme investisseurs et que la base légale restante est sous pression[5]. Considérez 2028 comme un objectif, pas comme une garantie : la ratification par chaque État membre reste à venir.

Fiscalité : ce qu'il faut savoir comme résident ou nouveau citoyen

Le Monténégro impose ses résidents sur leurs revenus mondiaux et les non-résidents sur leurs seuls revenus de source monténégrine. Vous êtes résident si vous avez votre domicile ou le centre de vos intérêts personnels et économiques au Monténégro, ou si vous y passez au moins 183 jours au cours d'une année fiscale[15][16]. La nationalité ne crée pas à elle seule de résidence fiscale.

L'impôt sur le revenu des personnes physiques est faible. Les salaires sont imposés à 0 % jusqu'à 700 € par mois, à 9 % de 700,01 € à 1 000 € et à 15 % au-delà, avec une surtaxe municipale de 13 % de l'impôt (15 % à Podgorica et Cetinje). Les revenus d'activité indépendante suivent la même structure à 0/9/15 % sur des tranches annuelles de 8 400 € et 12 000 €, et la plupart des autres revenus des particuliers sont imposés à 15 %[15]. La TVA est de 21 %[17]. Les droits de mutation immobilière sont progressifs, de 3 % à 6 % de la valeur de marché, et payables sous 15 jours[17]. Depuis 2026, l'avis d'imposition des droits de mutation sert également de preuve officielle que le bien atteint le seuil de 150 000 € exigé pour le séjour[18]. La taxe foncière annuelle est fixée par les communes entre 0,25 % et 1 % de la valeur de marché[17]. Nous n'avons pas vérifié les taux des droits de succession et de donation pour cette page : faites-vous conseiller avant de bâtir une stratégie patrimoniale autour du Monténégro.

Ce qui reste ouvert : la résidence par l'immobilier

La voie encore ouverte aux investisseurs au Monténégro est le titre de séjour temporaire fondé sur l'immobilier. Les modifications de la loi sur les étrangers adoptées par le Parlement le 31 décembre 2025 et publiées au Journal officiel (Sl. list CG 3/2026) le 9 janvier 2026[23] ont instauré pour les ressortissants de pays tiers une valeur fiscale minimale de 150 000 €. La preuve déterminante est l'avis communal d'imposition des droits de mutation, et non le prix inscrit dans l'acte. Le demandeur doit prouver la propriété et l'usage effectif du bien et n'avoir aucun arriéré de taxe foncière. Le permis vaut un an, est renouvelable et n'autorise ni emploi ni activité commerciale. Les citoyens de l'UE, de l'EEE et de la Suisse sont exemptés du seuil (ce qui concerne directement les lecteurs français, belges, luxembourgeois et suisses), et les permis accordés sur la base d'un bien avant la réforme peuvent être renouvelés selon les anciennes règles[18].

Cette voie n'est pas stabilisée. En mai 2026, une fondation de résidents étrangers a saisi la Cour constitutionnelle pour contester le seuil de 150 000 €, et le gouvernement, en le défendant, a indiqué que le motif de séjour fondé sur l'immobilier pourrait même être supprimé en raison des risques d'abus[24]. Vérifiez les règles en vigueur avant d'acheter.

Comparée à l'ancien programme de passeports, cette voie est bon marché : 150 000 € contre 350 000 à 650 000 € ou plus. Mais il s'agit d'un produit de séjour, avec dix ans de route jusqu'au passeport et, pour la plupart des nationalités, une renonciation à votre nationalité actuelle au bout du chemin[1][18].

Avantages et inconvénients du Monténégro après la fermeture

Avantages

  • Seuil d'entrée bas pour le séjour : bien d'une valeur fiscale de 150 000 € depuis janvier 2026
  • Impôt sur le revenu faible (tranches à 0 %, 9 % et 15 %) et économie fondée sur l'euro
  • Passeport donnant accès aux courts séjours Schengen et à 127 destinations sans visa
  • Perspective réaliste d'adhésion à l'UE (objectif 2028), qui ferait de ce passeport un passeport européen
  • Raccourcis pour les conjoints (5 ans) et les personnes d'origine monténégrine (2 ans)

Inconvénients

  • Plus aucune voie de nationalité par investissement : le programme investisseurs a fermé le 31 décembre 2022
  • La naturalisation ordinaire exige 10 ans de résidence continue
  • Double nationalité en principe interdite : il faut renoncer à sa nationalité actuelle
  • Un Monténégrin qui acquiert ensuite une autre nationalité perd automatiquement la nationalité monténégrine
  • Le permis immobilier est délivré un an à la fois et n'autorise ni travail ni activité commerciale
  • Délais de décision non publiés et historique de longues files d'attente

Les alternatives à la nationalité monténégrine

Si vous cherchez un second passeport en quelques mois, le Monténégro ne peut rien pour vous. Les options suivantes, toujours ouvertes, couvrent les principaux objectifs qui attiraient les investisseurs au Monténégro[5] :

Pour replacer le Monténégro dans le contexte des autres programmes européens supprimés, voyez ce qu'est devenue la nationalité maltaise par investissement, la fin de la nationalité chypriote par investissement, le dispositif bulgare aboli et le programme moldave supprimé, tous réunis dans notre panorama des programmes golden visa fermés. Le guide de la citoyenneté européenne par investissement et le classement de la citoyenneté par investissement la moins chère montrent ce qui reste disponible dans le monde.

Les alternatives en un coup d'œil

Alternatives ouvertes à l'ancienne nationalité monténégrine pour investisseurs (montants minimaux tirés de nos pages programmes, octobre 2026)
OptionTypeCoût d'entréeDélai pour le passeportNationalité d'origine conservée ?
Résidence immobilière au MonténégroRésidenceBien de 150 000 € (valeur fiscale)~10 ans, puis naturalisationEn général non
GrenadeNationalité~235 000 $ de donQuelques moisOui
Saint-Kitts-et-NevisNationalité~250 000 $ de donQuelques moisOui
TurquieNationalitéBien de 400 000 $, conservé 3 ansQuelques moisOui
GrèceRésidence250 000 à 800 000 €7 ans et plus de résidence effectiveOui (droit grec)
HongrieRésidenceFonds de 250 000 €Long ; naturalisationRègles à vérifier
Les montants des autres programmes proviennent de leurs propres pages sur ce site et ne sont pas revérifiés ici ; consultez chaque page avant de vous y fier.

Pour qui le Monténégro reste pertinent, et qui doit regarder ailleurs

Le Monténégro convient à ceux qui veulent réellement vivre au bord de l'Adriatique, sont prêts à acheter un bien de 150 000 € ou plus, apprécient une fiscalité légère sur le revenu et voient dans un passeport monténégrin un pari à long terme sur l'adhésion à l'UE, et non un document de voyage rapide. Il convient aussi aux personnes d'origine monténégrine (voie en deux ans) et aux conjoints de citoyens (voie en cinq ans)[1][18].

Regardez ailleurs si vous avez besoin rapidement d'un second passeport, devez conserver votre nationalité actuelle ou ne comptez pas vivre au Monténégro la majeure partie de l'année. La règle des dix ans de résidence, l'obligation de renonciation et la perte automatique de la nationalité en cas d'acquisition d'une autre font du Monténégro un mauvais passeport de « plan B »[1]. Les investisseurs qui veulent un passeport rapidement, sans renoncer à leur nationalité, ont intérêt à comparer les programmes de notre page dédiée à la citoyenneté par investissement.

Questions fréquentes sur la nationalité monténégrine

La nationalité monténégrine par investissement est-elle encore possible en 2026 ?

Non. Le Programme spécial d'investissement a reçu ses dernières demandes le 31 décembre 2022 et n'a pas été reconduit[4]. Le Monténégro a informé l'UE de sa fin en janvier 2023[9], et en décembre 2025 la Commission européenne lui a demandé d'abroger la base légale restante[5]. Seuls les dossiers déposés avant l'échéance étaient encore traités : 7 étaient en attente au 30 avril 2026[7]. Toute offre de vente d'un passeport monténégrin aujourd'hui ne relève d'aucun programme légal.

Naturalisation au Monténégro combien d'années faut-il compter ?

Dix ans de résidence régulière et continue avant la demande, en vertu de l'article 8 de la loi sur la nationalité monténégrine[1]. Depuis 2022, le gouvernement additionne séjour temporaire et séjour permanent, soit en pratique cinq ans de séjour temporaire plus cinq ans de séjour permanent[11][12]. Les conjoints de citoyens ont besoin de cinq ans de résidence et de trois ans de mariage, les émigrés et leurs descendants de deux ans[1]. Il faut y ajouter le délai de décision du ministère de l'Intérieur, qui n'est pas publié.

Puis-je garder mon passeport actuel si je deviens monténégrin ?

En général, non. La naturalisation ordinaire exige d'être libéré de sa nationalité étrangère, avec d'étroites exceptions[1]. Sinon, la double nationalité suppose un traité ratifié avec réciprocité, et un Monténégrin majeur qui acquiert volontairement une autre nationalité perd automatiquement la nationalité monténégrine[1]. Les citoyens issus du programme investisseurs étaient la principale exception, parce qu'ils étaient admis au titre de la clause d'intérêt particulier, mais cette voie a fermé fin 2022[13]. Côté français, la nationalité française n'est pas perdue du seul fait d'en acquérir une autre, mais c'est la loi monténégrine qui impose ici la renonciation[26].

Combien coûtait le programme investisseurs du Monténégro ?

Un investissement sous séquestre de 450 000 € à Podgorica ou sur le littoral, ou de 250 000 € dans le nord ou le centre, plus un don de 100 000 € pour les communes les moins développées[4]. Certains dossiers versaient en outre 100 000 € au Fonds pour l'innovation, et les agents font état de frais administratifs de 15 000 € pour le demandeur principal et de 10 000 € par membre de la famille, plus la vérification préalable[13][21]. L'investissement total a atteint environ 251 millions d'euros[4][8].

Que sont devenus ceux qui ont déjà obtenu la nationalité monténégrine par investissement ?

Leur nationalité reste valable. Le Monténégro a traité les dossiers reçus avant l'échéance et avait accepté 867 demandes en avril 2026[7]. La nationalité peut toutefois encore être perdue au titre de l'article 24 en cas de fraude dans la demande, de terrorisme, de crimes contre l'humanité ou de comportement gravement préjudiciable au Monténégro[1], et la Commission européenne a demandé le réexamen des titulaires visés par des sanctions internationales[5].

Le Monténégro rouvrira-t-il la nationalité par investissement après son adhésion à l'UE ?

C'est très improbable. L'UE a fait de la fermeture une condition des progrès dans les négociations d'adhésion, et la Commission veut désormais l'abrogation de la base légale[5]. En avril 2025, la Cour de justice de l'UE a jugé que la nationalité maltaise par investissement violait le droit de l'Union : un Monténégro membre de l'UE ne pourrait donc pas non plus gérer un tel dispositif. Voir notre page sur la nationalité maltaise. Le Monténégro vise une adhésion à l'UE en 2028[19].

Acheter un bien immobilier au Monténégro mène-t-il à la nationalité ?

Pas directement. Depuis janvier 2026, un bien d'une valeur fiscale d'au moins 150 000 € ouvre droit à un permis de séjour temporaire d'un an renouvelable, sans droit de travailler[18]. Au bout de cinq ans, vous pouvez demander la résidence permanente, et au bout de dix ans au total la naturalisation, qui implique normalement de renoncer à votre nationalité actuelle[1][22]. La propriété d'un bien vaut aussi « logement assuré » au sens des critères de naturalisation[3].

Que vaut le passeport monténégrin ?

Dans le Henley Passport Index 2026, le passeport monténégrin se classe au 41e rang, avec 127 destinations sans visa ou avec visa à l'arrivée, dont les courts séjours dans l'espace Schengen[14]. Pour voyager, il est moins puissant que la plupart des passeports caribéens par investissement, mais le Monténégro est le candidat le plus avancé à l'UE, avec 18 des 33 chapitres provisoirement clos en juillet 2026[25]. S'il adhère, ce passeport conférera la citoyenneté européenne.

  • MonténégroOuvert – seuil de 150 000 € examiné par la Cour constitutionnelle
    golden visa Monténégro

    Investissement minimum: Bien de 150 000 € (valeur fiscale), depuis le 17 janv. 2026

  • GrenadeOuvert (réformes en attente)
    nationalité grenadienne pour la famille

    Investissement minimum: Don de 235 000 $ / immobilier de 270 000 $

  • Saint-Christophe-et-NiévèsOuvert (pression de l’UE pour une fermeture)
    passeport de Saint-Kitts-et-Nevis

    Investissement minimum: Contribution de 250 000 $ (SISC ou Public Benefit Option) ; immobilier agréé dès 325 000 $

  • TurquieOuvert (règles d'évaluation modifiées le 28 sept. 2026)
    passeport de Turquie

    Investissement minimum: 400 000 $ en immobilier (conservation 3 ans)

  • GrèceOuvert (seuils par zone depuis sept. 2024 ; hausse des droits de mutation annoncée)
    résidence en Grèce par achat immobilier

    Investissement minimum: 250 000 € transformation/bâtiment classé · 400 000 € régions · 800 000 € Attique, Thessalonique et grandes îles

  • PortugalPas de citoyenneté par investissement ; naturalisation après 10 ans (7 pour UE/CPLP) depuis le 19 mai 2026
    conditions pour obtenir la nationalité portugaise

    Investissement minimum: Aucune nationalité par investissement. Titre de séjour investisseur dès 200 000 € (don culturel, zone à faible densité) ; 500 000 € par la voie des fonds

Sources

  1. 1.Zakon o crnogorskom državljanstvu (consolidated text, Sl. list CG 13/2008, 40/2010, 28/2011, 46/2011, 20/2014) – Government of Montenegro (gov.me)Source officielle (2 octobre 2026)
  2. 2.Montenegrin Citizenship Act (English translation, Official Gazette 13/08) – Government of Montenegro via ILO NATLEXSource officielle (2 octobre 2026)
  3. 3.Odluka o kriterijumima za utvrđivanje uslova za sticanje crnogorskog državljanstva prijemom (Sl. list CG 47/2008, 80/2008, 30/2010, 56/2012) – Government of Montenegro (gov.me)Source officielle (2 octobre 2026)
  4. 4.Informacija o stanju Posebnog programa ulaganja od posebnog značaja za privredni i ekonomski interes Crne Gore na 31. januar 2025. godine – Government of MontenegroSource officielle (2 octobre 2026)
  5. 5.Eighth Report under the Visa Suspension Mechanism, COM(2025) 792 final, 19 December 2025 – European CommissionSource officielle (2 octobre 2026)
  6. 6.Pravilnik o uslovima koje treba da ispunjavaju razvojni projekti u oblasti poljoprivrede i drvoprerade (Posebni program ulaganja), 19 July 2019 – Ministry of Agriculture and Rural Development of Montenegro via FAOLEXSource officielle (2 octobre 2026)
  7. 7.Crnogorski pasoš kroz investicije dobilo 867 stranaca: U državu uložili 251 milion eura – Investitor.me (2 octobre 2026)
  8. 8.Zlatni pasoši nijesu promijenili strukturu ekonomije: čak 99,8% projektnog novca završilo u turizmu – Investitor.me (2 octobre 2026)
  9. 9.Crna Gora obavijestila Brisel da je ukinula ekonomsko državljanstvo – Radio Free Europe/Radio Liberty (2 octobre 2026)
  10. 10.Crnogorski pasoš 'zlatan' još do kraja godine – Radio Free Europe/Radio Liberty (2 octobre 2026)
  11. 11.Nova odluka o CG državljanstvu objavljena u Službenom listu – RTCG (Radio and Television of Montenegro) (2 octobre 2026)
  12. 12.Sve brže do državljanstva Crne Gore – Radio Free Europe/Radio Liberty (2 octobre 2026)
  13. 13.Montenegro Citizenship by Investment – Henley & Partners (2 octobre 2026)
  14. 14.Henley Passport Index 2026: Montenegro – Henley & Partners (2 octobre 2026)
  15. 15.Montenegro: Individual – Taxes on personal income – PwC Worldwide Tax Summaries (2 octobre 2026)
  16. 16.Montenegro: Individual – Residence – PwC Worldwide Tax Summaries (2 octobre 2026)
  17. 17.Montenegro: Corporate – Other taxes – PwC Worldwide Tax Summaries (2 octobre 2026)
  18. 18.Law on Foreigners Montenegro: new rules from 31 December 2025 – Ekonomik (2 octobre 2026)
  19. 19.Montenegro advances its EU accession with 2028 in sight – New Union Post (2 octobre 2026)
  20. 20.Ekonomsko državljanstvo od januara: šta je sve potrebno za crnogorski pasoš zbog investicija – Investitor.me (2 octobre 2026)
  21. 21.Montenegro Citizenship by Investment (CBI) 2026 – Immigrant Invest (2 octobre 2026)
  22. 22.Relocating to Montenegro in 2026: residence, work and tax rules reshaped by new legal framework – Montenegro Business (2 octobre 2026)
  23. 23.Zakon o strancima – izmjene (Sl. list CG 3/2026, 9 January 2026) – Bencom (2 octobre 2026)
  24. 24.Inicirana ocjena ustavnosti zakona o stranim državljanima: Boravak samo za bogate strance – Dan (2 octobre 2026)
  25. 25.EU and Montenegro close accession negotiations on competition policy and customs union (15 July 2026) – EU Delegation to Montenegro (EEAS)Source officielle (2 octobre 2026)
  26. 26.Peut-on avoir plusieurs nationalités en France ? – Service-Public.gouv.fr (Direction de l'information légale et administrative)Source officielle (4 octobre 2026)

Cette page est une information générale et non un conseil juridique, fiscal ou financier. Les règles changent souvent ; vérifiez chaque chiffre auprès de l'autorité officielle ou d'un conseiller agréé avant d'investir.