Golden visa France : la carte talent investisseur à 300 000 € en 2026
Le golden visa France n'a rien d'un dispositif d'achat immobilier. Il s'agit du volet investisseur de la carte de séjour pluriannuelle « talent » : un ressortissant non européen qui investit au moins 300 000 € en immobilisations corporelles ou incorporelles en France, directement ou par l'intermédiaire d'une société qu'il dirige ou dont il détient au moins 30 %, et qui crée ou sauvegarde des emplois dans un délai de quatre ans, obtient une carte valable jusqu'à quatre ans, pour lui-même, son conjoint et ses enfants mineurs[1][2][5]. Depuis le 16 juin 2025, l'ancienne mention « passeport talent – investisseur économique » a disparu. Le dispositif relève désormais de la carte portant la mention talent – porteur de projet, prévue à l'article L421-16 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et à l'article R421-35 de sa partie réglementaire[2][3][4].
Au 2 octobre 2026, la voie est ouverte et le seuil de 300 000 € n'a pas bougé. Ce qui a changé en 2026, c'est le coût des démarches et l'exigence d'intégration à plus long terme : les taxes sur les titres de séjour ont augmenté le 1er mai 2026, et les niveaux de français et l'examen civique exigés pour la carte de résident de dix ans et pour la naturalisation ont été relevés le 1er janvier 2026[1][10][18]. Ce guide détaille les investissements éligibles, le coût complet, les règles applicables à la famille, la procédure et les délais, la fiscalité française des nouveaux résidents, le chemin vers la carte de dix ans et la nationalité française, ainsi que les alternatives, dont la carte « visiteur » pour ceux qui veulent vivre de leurs revenus sans diriger d'entreprise.
Dernière vérification:
Comment fonctionne la résidence par investissement en France
La France n'a jamais eu de golden visa classique, où l'on achète un appartement ou souscrit à un fonds pour obtenir un titre de séjour. Sa voie investisseur est économique : l'argent doit être placé en immobilisations d'une entreprise réelle et déboucher sur des emplois. Le titulaire de la carte peut exercer l'activité commerciale liée à son investissement, sans autorisation de travail distincte[1][5].
Base légale et autorités compétentes
La loi immigration du 26 janvier 2024 (loi n° 2024-42) a réécrit les anciens articles relatifs au passeport talent. Les anciens articles L421-17 et L421-18, qui traitaient séparément les projets innovants et les investisseurs, ont été abrogés, et l'article L421-16 prévoit désormais une seule carte pluriannuelle portant la mention talent – porteur de projet, délivrée aux créateurs d'entreprise, aux porteurs de projets innovants et aux investisseurs directs, pour une durée maximale de quatre ans[3]. Le décret n° 2025-539 du 13 juin 2025 a mis en vigueur le volet réglementaire le 16 juin 2025. Il a regroupé les anciennes sous-catégories sous deux grandes mentions, « talent – salarié qualifié » et « talent – porteur de projet », sans modifier les conditions applicables aux investisseurs[4][21]. Les consulats instruisent le visa de long séjour ; les préfectures, via le portail en ligne ANEF du ministère de l'Intérieur, délivrent et renouvellent la carte[1][6]. Business France gère le guichet d'information « Welcome to France » destiné aux investisseurs étrangers[5].
Situation actuelle
La voie est ouverte. Le seuil d'investissement reste fixé à 300 000 € par l'article R421-35 (dans sa rédaction en vigueur depuis le 16 juin 2025)[2]. Ce montant date de la réforme de 2016, qui a remplacé l'ancienne carte de dix ans pour « contribution économique exceptionnelle » (10 millions d'euros d'investissement ou 50 emplois) par ce seuil bien plus bas[17]. La voie reste relativement peu utilisée par rapport aux programmes d'Europe du Sud, et la France ne publie pas de statistiques distinctes à son sujet.
Voies d'investissement et montants minimums
| Voie | Minimum | Conditions clés | Carte |
|---|---|---|---|
| Talent – porteur de projet : investissement économique direct (la voie investisseur) | 300 000 € en immobilisations corporelles ou incorporelles | Investir en personne ou via une société que l'on dirige ou dont on détient au moins 30 % ; créer ou sauvegarder des emplois sous 4 ans[2][5] | Carte pluriannuelle jusqu'à 4 ans, renouvelable ; famille incluse |
| Talent – porteur de projet : création d'entreprise | 30 000 € investis dans le projet | Diplôme de niveau master ou 5 ans d'expérience comparable ; projet réel et sérieux ; ressources au moins égales au SMIC annuel brut à temps plein ; avis du ministère de l'Économie sur le projet[2][6] | Carte pluriannuelle jusqu'à 4 ans |
| Carte entrepreneur / profession libérale | Aucun montant fixe | Activité viable, avec avis préalable du service de la main-d'œuvre étrangère ; ressources au moins égales au SMIC ; compte bancaire dans l'UE et justificatif de locaux[16] | Carte d'un an, puis pluriannuelle |
| Carte visiteur (revenus passifs, sans travail) | Aucun investissement ; 17 735,19 € de ressources par an (personne seule) | S'engager à ne pas travailler en France ; assurance maladie pour toute la durée du séjour[7] | Carte d'un an, renouvelable |
Visa investisseur France : ce qui compte dans les 300 000 €
Le visa investisseur désigne le visa de long séjour, puis la carte, délivrés au titre de l'investissement direct. L'article R421-35 pose trois conditions[2] :
- Montant et nature des actifs. Vous réalisez, ou vous vous engagez à réaliser, un investissement d'au moins 300 000 € en immobilisations corporelles ou incorporelles en France.
- Contrôle. Vous investissez en personne, ou par l'intermédiaire d'une société que vous dirigez, ou d'une société dont vous détenez au moins 30 % du capital.
- Emplois. L'investissement doit créer ou sauvegarder des emplois, ou vous devez vous y engager, dans un délai de quatre ans.
Les immobilisations corporelles comprennent les équipements de production, les terrains, les bâtiments et les installations utilisés par l'entreprise ou loués à des tiers. Les immobilisations incorporelles comprennent les frais d'établissement, la recherche, les brevets, les licences et les autorisations administratives[17]. Selon Business France, les apports en capital, les bénéfices réinvestis et les prêts entre sociétés liées peuvent être pris en compte, mais pas les placements purement financiers[5]. Un portefeuille d'actions, un dépôt, des obligations ou une résidence personnelle ne sont pas éligibles. Un bien immobilier professionnel peut compter lorsqu'il constitue une immobilisation de l'entreprise (par exemple les locaux d'où la société exerce ou qu'elle donne en location), mais l'appréciation par la préfecture d'un projet essentiellement immobilier dépend du dossier emploi. Faites-vous conseiller avant de bâtir un montage autour de l'immobilier.
Aucun nombre d'emplois n'est fixé. L'ancien seuil de 50 emplois a laissé place à une obligation générale de création ou de sauvegarde d'emplois, appréciée au regard de votre plan d'investissement ou de votre business plan[17]. Selon l'article R421-36, la carte peut être retirée si le projet n'a pas démarré dans un délai d'un an ou si les fonds proviennent d'une activité illicite[2]. Lors du renouvellement, vous devez prouver que l'investissement et la création ou la sauvegarde d'emplois ont bien eu lieu, ou présenter un nouveau projet d'investissement[5][6].
Certaines sources secondaires affirment que la voie investisseur exige l'accord préalable du ministère de l'Économie. Dans la réglementation en vigueur, l'avis du ministère sur le caractère « réel et sérieux » du projet (R421-33) concerne la branche création d'entreprise, et un avis distinct (R421-34-1) concerne les projets innovants. L'article R421-35, propre aux investisseurs, ne prévoit aucune étape de ce type[2].
Prix golden visa France
| Poste | Montant | Qui paie / remarques |
|---|---|---|
| Investissement éligible | 300 000 € minimum | Immobilisations de l'entreprise française ; pas un frais à fonds perdus, mais soumis au risque de l'entreprise |
| Demande de visa de long séjour | 99 €[5] | Par demandeur, payé au consulat ou au centre de visas |
| Validation du VLS-TS (visa valant titre de séjour) | Taxe de 300 € (200 € avant le 1er mai 2026)[10] | Payée en ligne sur l'ANEF ; KPMG mentionne aussi le droit de timbre de 50 €, d'autres conseils indiquent 300 € au total : vérifiez le montant au moment de la validation |
| Première carte talent pluriannuelle | 350 € = 300 € de taxe + 50 € de timbre (contre 225 €)[1][10][11] | Par adulte titulaire d'une carte |
| Renouvellement de la carte | 250 € (contre 225 €)[10] | À chaque renouvellement, tarif standard |
| Pénalité de renouvellement tardif | 180 € supplémentaires[7][8] | Si la demande est déposée après l'expiration de la carte |
| Carte de résident de 10 ans (après 5 ans) | 350 € en première délivrance ; 250 € en renouvellement[8] | Par adulte |
| Droit de timbre de naturalisation | 255 € (55 € jusqu'au 30 avril 2026)[9][10] | Par demande |
| Création de société, comptabilité et commissariat aux comptes | En général 2 000 à 10 000 € par an (fourchette de marché, non officielle) | Selon la structure et la taille |
| Avocat en droit des étrangers et préparation du business plan | En général 5 000 à 25 000 € (fourchette de marché, non officielle) | Les forfaits varient beaucoup |
| Traductions assermentées | Variable[6] | Les documents en langue étrangère doivent être traduits |
| Frais d'acquisition si la société achète des locaux | Environ 7 à 8 % dans l'ancien ; moins dans le neuf (estimation notariale courante) | Uniquement si l'immobilier fait partie de l'investissement |
Conditions golden visa France 2026
Pour une première demande au titre de l'investissement, la liste du ministère de l'Intérieur exige[6] :
- Un passeport en cours de validité, un visa de long séjour ou un titre de séjour en cours de validité, et une photo d'identité numérique (code ePhoto).
- Un justificatif de domicile en France de moins de six mois (facture, bail, facture d'hôtel ou attestation d'hébergement).
- La preuve que vous avez réalisé, ou que vous vous engagez à réaliser, un investissement d'au moins 300 000 € en immobilisations corporelles ou incorporelles en France.
- La preuve que vous dirigez personnellement la société ou que vous détenez au moins 30 % de son capital.
- Lors du renouvellement, la preuve des emplois créés ou sauvegardés.
En pratique, consulats et préfectures attendent aussi un business plan ou un plan d'investissement montrant l'impact sur l'emploi, la preuve de l'origine licite des fonds (l'article R421-36 permet de retirer la carte si les fonds proviennent d'une activité illicite), les documents de la société comme les statuts et l'extrait Kbis, et un casier judiciaire vierge[2][17]. Aucun niveau de français n'est exigé pour la carte talent. Les titulaires de cartes talent figurent parmi les personnes dispensées du contrat d'intégration républicaine énumérées à l'article L413-5 du CESEDA : les conditions de niveau A2 et d'examen civique applicables depuis le 1er janvier 2026 à une première carte pluriannuelle ne les concernent donc pas[18]. Les documents doivent être des copies numériques lisibles, traduites si nécessaire[6]. La liste du ministère de l'Intérieur désigne aussi ce motif sous le nom de « French Tech Visa pour les investisseurs »[6]. La voie est réservée aux ressortissants de pays hors UE, EEE et Suisse. Les ressortissants algériens relèvent de l'accord franco-algérien et non de ces règles[5].
Conjoint, enfants et personnes à charge
Votre conjoint et vos enfants mineurs peuvent vous accompagner selon la procédure simplifiée de « famille accompagnante », sans passer par le regroupement familial classique. Le conjoint reçoit une carte talent (famille) de même durée que la vôtre[1][5]. Les membres de la famille des titulaires d'une carte talent peuvent travailler en France[1]. Les enfants reçoivent leur propre carte à leur majorité et peuvent alors demander un titre en leur nom. Les parents et les autres proches ne sont pas couverts.
Coûts pour la famille en un coup d'œil
| Membre de la famille | Éligible ? | Principaux coûts administratifs |
|---|---|---|
| Conjoint | Oui, carte talent (famille)[1] | Visa 99 € + taxe de carte (la fiche officielle de la carte talent indique 350 € ; vérifiez le tarif pour les cartes famille) |
| Enfants mineurs | Oui | Visa 99 € chacun ; les mineurs n'ont en général pas besoin de titre de séjour avant 18 ans |
| Enfants majeurs | Non : ils ont besoin de leur propre statut | Non couverts par la carte famille |
| Parents | Non | Non couverts ; un statut visiteur ou un autre titre est nécessaire |
La procédure étape par étape
La démarche se déroule en deux temps : un visa de long séjour délivré par le consulat, puis la carte délivrée par la préfecture via le portail ANEF[1][5].
- 1
Structurer l'investissement
- 2
- 3
Demander le visa de long séjour
Depuis l'étranger, déposez la demande au consulat de France ou au centre de visas, au plus tôt trois mois avant votre arrivée. Réglez les 99 € de frais de visa[5]. Les membres de la famille déposent leur demande en même temps.
- 4
- 5
Payer et retirer la carte
Une fois le dossier accepté par la préfecture, payez la taxe de 300 € et le timbre de 50 € (350 €) et retirez la carte pluriannuelle, valable jusqu'à quatre ans[1].
- 6
Délais de traitement et calendrier
| Étape | Durée habituelle | Remarques |
|---|---|---|
| Business plan, structuration et due diligence | 1 à 3 mois | Selon l'opération et les contrôles de conformité de la banque |
| Décision sur le visa de long séjour | Environ 2 à 8 semaines (estimations de conseils) | Variable selon le consulat et la saison ; chiffre non officiel |
| Demande de carte sur l'ANEF après l'arrivée | De quelques semaines à quelques mois | La charge de travail des préfectures varie fortement |
| Durée de validité de la carte | Jusqu'à 4 ans[1][3] | Renouvellement à déposer 4 à 2 mois avant l'expiration |
| Carte de résident de 10 ans (résident de longue durée-UE) | Après 5 ans de résidence régulière et ininterrompue[8] | Exige le niveau B1 en français et l'examen civique (depuis le 1er janvier 2026) |
| Décision de naturalisation | Jusqu'à 18 mois après un dossier complet[9] | Après 5 ans de résidence, ou 2 ans dans certains cas |
Fiscalité : résidence, régime des impatriés et impôts sur le patrimoine
Une carte de séjour ne fait pas à elle seule de vous un résident fiscal français, mais le transfert en France de votre foyer, de votre lieu de séjour principal, de votre activité professionnelle principale ou du centre de vos intérêts économiques entraîne normalement cette qualité. Diriger l'entreprise française sur laquelle repose la carte fait en général de vous un résident fiscal. Anticipez votre situation fiscale avant le départ.
Impôt sur le revenu et revenus du capital
Les résidents français sont imposés sur leurs revenus mondiaux selon un barème progressif allant jusqu'à 45 %, plus les prélèvements sociaux. Pour les revenus 2026, le prélèvement forfaitaire unique (PFU, ou flat tax) sur les dividendes, intérêts et plus-values mobilières est passé à 31,4 % (12,8 % d'impôt sur le revenu plus 18,6 % de prélèvements sociaux), après la hausse de 1,4 point de la CSG sur les revenus du capital. L'assurance-vie, les revenus fonciers et les plus-values immobilières restent soumis à l'ancienne CSG de 9,2 %[19]. La loi de finances pour 2026 a aussi prorogé la contribution différentielle sur les hauts revenus, qui garantit une imposition effective minimale de 20 % au-delà de 250 000 € de revenus (personne seule) ou 500 000 € (couple), jusqu'à ce que le déficit public repasse sous 3 % du PIB[15].
Le régime des impatriés (article 155 B du CGI)
Les salariés et les dirigeants assimilés salariés recrutés à l'étranger, qui n'étaient pas résidents fiscaux français au cours des cinq années précédentes, peuvent exonérer une prime d'impatriation (réelle, ou forfaitaire à 30 % de la rémunération) ainsi que 50 % de certains revenus passifs de source étrangère (dividendes, intérêts, plus-values mobilières), jusqu'au 31 décembre de la huitième année suivant leur prise de fonctions[14]. Les travailleurs indépendants en sont exclus. Le cas d'un fondateur-investisseur qui se nomme lui-même mandataire social salarié de sa propre société dépend des faits : demandez un rescrit ou l'avis d'un spécialiste.
Patrimoine, holdings et succession
La France impose le patrimoine immobilier net supérieur à 1,3 million d'euros au 1er janvier (IFI). Les résidents sont imposés sur leurs biens immobiliers dans le monde entier, mais un nouvel arrivant qui n'était pas résident au cours des cinq années précédentes n'est imposé que sur ses biens immobiliers situés en France jusqu'au 31 décembre de la cinquième année suivant son installation. Les biens affectés à votre propre activité professionnelle peuvent être exonérés[12]. Pour les exercices clos à compter du 31 décembre 2026, une nouvelle taxe de 20 % frappe les actifs « somptuaires » (yachts, avions, voitures de luxe, biens résidentiels, etc.) détenus par des holdings patrimoniales passives sous contrôle familial dont l'actif atteint au moins 5 millions d'euros[15]. Les droits de succession portent sur le patrimoine mondial lorsque le défunt était domicilié en France : le conjoint est exonéré et chaque enfant bénéficie d'un abattement de 100 000 € par parent, mais les taux en ligne directe atteignent 45 %[13].
Golden visa France vers la nationalité
La carte talent mène à un statut permanent puis, éventuellement, à la nationalité française, mais rien n'est automatique. La naturalisation est une décision discrétionnaire de l'administration. La France ne propose aucune citoyenneté par investissement. Pour les programmes qui en offrent une, consultez notre guide de la citoyenneté européenne par investissement.
Résidence permanente : la carte de dix ans
Après cinq ans de résidence régulière et ininterrompue, les titulaires d'une carte talent peuvent demander la carte de résident de longue durée-UE, valable dix ans et renouvelable. Les absences sont admises jusqu'à six mois consécutifs et dix mois au total. Depuis le 1er janvier 2026, il faut un niveau B1 en français et la réussite à l'examen civique, ainsi que des ressources stables au moins égales au SMIC et une assurance maladie. La carte coûte 350 €[8][18]. Business France mentionne également l'accès à la résidence permanente après cinq ans[5].
Naturalisation
La condition de droit commun est de cinq ans de résidence en France, réduite à deux ans pour les personnes ayant obtenu un diplôme d'un établissement d'enseignement supérieur français après deux années d'études, pour celles qui ont rendu ou peuvent rendre des services importants à la France par leurs capacités et leurs talents, ou pour celles qui présentent un parcours exceptionnel d'intégration (activités civiques, scientifiques, économiques, culturelles ou sportives)[9]. Depuis le 1er janvier 2026, il faut un niveau B2 en français et la réussite à l'examen civique, et un entretien d'assimilation a lieu. Le droit de timbre s'élève à 255 €, et l'administration dispose de 18 mois au plus pour statuer (12 mois si vous résidez en France depuis au moins dix ans)[9][18]. La « résidence » s'entend de votre domicile réel et du centre de vos intérêts en France, pas de la simple détention d'une carte. La France admet la double nationalité[22], mais vérifiez que votre pays actuel l'autorise aussi.
Avantages et inconvénients
Avantages
- Le seuil de 300 000 € reste modéré pour l'Europe de l'Ouest et n'a pas changé depuis 2016
- Carte pluriannuelle jusqu'à 4 ans dès le départ, sans renouvellement annuel
- Le conjoint reçoit une carte talent (famille) avec le droit de travailler
- Dispense du contrat d'intégration, donc pas de test de langue pour la carte talent elle-même
- Accès à une carte de 10 ans après 5 ans et à une éventuelle naturalisation après 5 ans (ou 2 dans certains cas)
- Libre circulation dans l'espace Schengen et accès à un grand marché européen
Inconvénients
- Aucune option passive : pas de voie immobilière, de fonds ou d'obligations ; l'argent doit aller dans des immobilisations d'entreprise
- La création ou la sauvegarde d'emplois doit être prouvée au renouvellement
- La carte peut être retirée si le projet n'a pas démarré dans l'année
- Fiscalité personnelle lourde, avec une flat tax de 31,4 % sur les revenus 2026 et l'IFI sur l'immobilier
- Les taxes administratives ont augmenté le 1er mai 2026 ; la naturalisation exige désormais le niveau B2
- Pratiques préfectorales discrétionnaires et délais de traitement inégaux
Visa rentier France : la carte visiteur
Si vous souhaitez vivre en France de vos propres ressources sans diriger d'entreprise, la voie investisseur n'est pas le bon outil. Ce que l'on appelle couramment le visa rentier France correspond au visa de long séjour « visiteur », suivi de la carte de séjour temporaire visiteur. Vous devez justifier de ressources d'au moins 1 477,93 € nets par mois (17 735,19 € par an) pour une personne seule, montant indexé sur le SMIC net, détenir une assurance maladie pour toute la durée du séjour et signer un engagement manuscrit de ne pas travailler en France. La carte est valable un an et renouvelable. La première carte coûte 350 € et chaque renouvellement 250 €[7]. En pratique, les consulats attendent nettement plus que le minimum pour une famille, ainsi qu'un logement. Les années sous carte visiteur comptent dans les cinq ans de résidence exigés pour la carte de dix ans, sous réserve du niveau B1 et de l'examen civique[8].
À qui s'adresse cette carte, et qui devrait regarder ailleurs
Elle convient aux entrepreneurs et aux entreprises familiales qui vont réellement exercer en France : reprise ou développement d'une société en activité, création d'un site de production, d'un établissement hôtelier ou d'une entreprise tech, ou implantation d'une activité étrangère sur le marché français, avec des emplois à la clé. Elle convient aussi aux investisseurs qui veulent une carte de quatre ans dès le départ et une perspective crédible de résidence durable pour leur famille.
Regardez ailleurs si vous voulez un titre passif, sans implication opérationnelle. Une voie par fonds comme celle du golden visa Portugal par fonds d'investissement, ou les seuils immobiliers grecs présentés sur notre page résidence en Grèce par achat immobilier, conviennent mieux. Regardez ailleurs également si vous recherchez une fiscalité personnelle légère (pensez à la résidence à Monaco ou au forfait fiscal suisse), ou si vous avez seulement besoin d'une base Schengen sans déménager votre vie. Si vous avez les moyens mais pas de projet d'entreprise, la carte visiteur est plus simple.
Alternatives à comparer
- Golden visa Italie (visa investisseur) : 250 000 € dans une startup innovante ou 500 000 € dans une société italienne, avec en option un impôt forfaitaire sur les revenus étrangers. C'est le programme d'affaires le plus proche.
- Résidence par investissement au Portugal : 500 000 € dans des fonds éligibles et des obligations de séjour légères, mais un chemin plus long vers la nationalité depuis la réforme de 2026.
- Golden visa Grèce par l'immobilier : à partir de 250 000 € pour des biens réhabilités, sans obligation de séjour.
- Résidence permanente à Malte par investissement : un statut permanent dès le premier jour, en échange de contributions publiques et d'un bien immobilier.
- Golden visa Luxembourg : 500 000 € dans une société, ou des dépôts bien plus importants.
- Résidence par investissement à Monaco : un dépôt bancaire et un logement aux portes de la France, sans impôt sur le revenu des personnes physiques.
Pour une vue d'ensemble, consultez notre comparatif du meilleur golden visa en Europe, notre sélection du golden visa le moins cher, les programmes offrant la nationalité la plus rapide par résidence et notre hub golden visa par région et par budget. L'ancien programme espagnol est traité sur la page golden visa Espagne : statut et fermeture.
Questions fréquentes
La France a-t-elle un golden visa ?
Pas au sens classique. La France n'a ni voie immobilière ni voie par fonds. Son équivalent est le volet investisseur de la carte talent pluriannuelle (talent – porteur de projet). Il exige au moins 300 000 € d'immobilisations corporelles ou incorporelles d'entreprise en France, investis en personne ou via une société que vous dirigez ou dont vous détenez au moins 30 %, ainsi que la création ou la sauvegarde d'emplois sous quatre ans. La carte dure jusqu'à quatre ans, elle est renouvelable, et votre conjoint et vos enfants mineurs peuvent vous rejoindre[1][2].
Quelles sont les conditions golden visa France 2026 ?
Il faut un investissement de 300 000 €, réalisé ou engagé, en immobilisations d'une entreprise française ; la direction personnelle de la société ou au moins 30 % de son capital ; et la création ou la sauvegarde d'emplois sous quatre ans. Il faut aussi un passeport valide, un visa de long séjour, un justificatif de domicile et les preuves de l'investissement. Aucun niveau de français n'est exigé pour la carte talent, car ses titulaires sont dispensés du contrat d'intégration. Les taxes ont changé le 1er mai 2026[2][6][18].
Quel est le prix golden visa France au total ?
Prévoyez 300 000 € d'investissement, puis 99 € par visa, 350 € pour la première carte (300 € de taxe plus 50 € de timbre) et 250 € par renouvellement. Les titulaires d'un VLS-TS paient 300 € pour le valider. Ajoutez la création de société, la comptabilité et les honoraires juridiques, souvent 10 000 à 35 000 € la première année au total selon la complexité. Ces honoraires sont des fourchettes de marché, pas des chiffres officiels. Si la société achète des locaux, comptez environ 7 à 8 % de frais d'acquisition dans l'ancien[1][5][10].
Peut-on obtenir une résidence par investissement en France en achetant un bien immobilier ?
Pas en achetant un logement. La résidence que vous occupez et les placements purement financiers ne comptent pas. L'immobilier ne peut compter que s'il constitue une immobilisation de l'entreprise, comme des locaux d'exploitation ou un bien loué par la société, et le projet doit toujours créer ou sauvegarder des emplois. Les préfectures examinent l'ensemble du dossier économique : un montage essentiellement immobilier expose à un risque de refus[2][5][17].
En quoi le visa investisseur France diffère-t-il du motif création d'entreprise de la même carte ?
Les deux relèvent désormais de la carte talent – porteur de projet. Le motif investisseur exige 300 000 € d'immobilisations et un engagement en matière d'emploi, sans condition de diplôme. Le motif création d'entreprise ne demande que 30 000 € investis, mais aussi un diplôme de niveau master ou cinq ans d'expérience comparable, des ressources au moins égales au SMIC et un avis favorable du ministère de l'Économie sur le caractère réel et sérieux du projet[2][6].
Existe-t-il un visa rentier France ?
Oui : le visa de long séjour visiteur, puis la carte visiteur d'un an. Vous devez justifier d'au moins 1 477,93 € nets par mois (17 735,19 € par an) pour une personne seule, détenir une assurance maladie pour toute la durée du séjour et vous engager à ne pas travailler en France. La carte se renouvelle chaque année. La première carte coûte 350 € et chaque renouvellement 250 €[7].
Comment passer du golden visa France vers la nationalité ?
Après cinq ans de résidence régulière et ininterrompue, vous pouvez demander la carte de résident de longue durée-UE de dix ans, avec le niveau B1 en français et l'examen civique. La naturalisation exige normalement cinq ans de résidence, ou deux ans pour les diplômés de deux années d'études supérieures en France et pour les personnes ayant rendu ou pouvant rendre des services importants à la France. Elle exige le niveau B2, l'examen civique et un entretien, coûte 255 € et peut prendre jusqu'à 18 mois. La décision est discrétionnaire[8][9].
Faut-il vivre en France pour conserver la carte talent ?
Aucun nombre minimal de jours n'est inscrit dans les règles applicables aux investisseurs, mais la carte s'adresse à des personnes qui s'installent en France et pilotent leur investissement, et le renouvellement dépend de la preuve de l'investissement et des emplois. Pour la carte de dix ans et la naturalisation, la résidence doit être régulière et ininterrompue : pour la carte de résident de longue durée-UE, pas plus de six mois d'absence consécutifs et dix mois au total sur cinq ans[5][8].
Programmes similaires
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Investissement minimum: 250 000 € startup innovante · 500 000 € société italienne · 1 M€ don · 2 M€ obligations d'État
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Investissement minimum: 500 000 € en fonds / don culturel de 250 000 € (200 000 € en faible densité)
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Investissement minimum: 250 000 € transformation/bâtiment classé · 400 000 € régions · 800 000 € Attique, Thessalonique et grandes îles
- MalteOuvert (MPRP, frais réformés en juillet 2025)résidence par investissement à Malte
Investissement minimum: 99 000 € de frais + achat de 375 000 € ou loyer de 14 000 €/an
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- ChypreOuvert (critères de mai 2023 ; durcissement annoncé en septembre 2026)golden visa Chypre
Investissement minimum: 300 000 € (logement neuf + TVA, immobilier commercial, société ou fonds) + 50 000 €/an de revenus
Comparatifs incluant ce programme
Sources
- 1.Carte de séjour pluriannuelle « talent » (verified 1 June 2026) – Service-Public.gouv.fr (Direction de l'information légale et administrative)Source officielle (2 octobre 2026)
- 2.CESEDA Articles R421-33 to R421-36: business creation, innovative project and investment – LégifranceSource officielle (2 octobre 2026)
- 3.CESEDA legislative sub-section 4: business creation and investment (Article L421-16) – LégifranceSource officielle (2 octobre 2026)
- 4.Décret n° 2025-539 du 13 juin 2025 relatif aux cartes de séjour « talent » – Journal officiel / LégifranceSource officielle (2 octobre 2026)
- 5.“Talent – Economic Investor” status (last verified 11 May 2026) – Business France (Welcome to France)Source officielle (2 octobre 2026)
- 6.Demande de titre de séjour passeport talent investisseur: liste des documents justificatifs – Ministère de l'Intérieur, Direction générale des étrangers en France (ANEF)Source officielle (2 octobre 2026)
- 7.Temporary residence card “visitor” (verified 1 June 2026) – Service-Public.gouv.frSource officielle (2 octobre 2026)
- 8.EU long-term resident card (verified 1 June 2026) – Service-Public.gouv.frSource officielle (2 octobre 2026)
- 9.Naturalisation par décret (verified 16 July 2026) – Service-Public.gouv.frSource officielle (2 octobre 2026)
- 10.Hausse des taxes et nouvelles contributions pour les étrangers en vigueur dès le 1er mai 2026 – KPMG Avocats (2 octobre 2026)
- 11.Immigration : une hausse des taxes sur les titres de séjour (18 March 2026) – Deloitte Société d'Avocats (2 octobre 2026)
- 12.Impôt sur la fortune immobilière (IFI) – Service-Public.gouv.frSource officielle (2 octobre 2026)
- 13.Droits de succession (verified 9 February 2026) – Service-Public.gouv.frSource officielle (2 octobre 2026)
- 14.Régime des impatriés (155 B CGI) : conditions et durée (13 July 2026) – AC Legal (2 octobre 2026)
- 15.Fiscalité des hauts revenus et patrimoines: loi de finances pour 2026 (25 February 2026) – CMS Francis Lefebvre (2 octobre 2026)
- 16.France’s “entrepreneur / self-employed professional” residence permit: 2026 framework (21 May 2026) – Lexcase (2 octobre 2026)
- 17.La carte de séjour pluriannuelle « passeport talent » pour investisseurs économiques en France – Lexcase (2 octobre 2026)
- 18.Réforme immigration 2025-2026 : nouveaux critères pour les titres pluriannuels, cartes de résident et la naturalisation – Ouali Avocat (2 octobre 2026)
- 19.Flat tax à 31,4 % : ce qui change depuis janvier 2026 – Meilleurtaux Placement (2 octobre 2026)
- 20.Euro foreign exchange reference rates, 2 October 2026 – European Central BankSource officielle (2 octobre 2026)
- 21.Vialto Partners regional alert: France, reform of the talent status – Vialto Partners (2 octobre 2026)
- 22.Peut-on avoir plusieurs nationalités en France ? – Service-Public.gouv.fr (Direction de l'information légale et administrative)Source officielle (2 octobre 2026)
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