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GoldenVisa
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Ouvert dans 21 cantons sur 26 ; permis hors UE discrétionnaires

Forfait fiscal Suisse : guide 2026 de la résidence par imposition d’après la dépense

Le forfait fiscal Suisse (officiellement imposition d’après la dépense, en allemand Besteuerung nach dem Aufwand) est ce qui se rapproche le plus d’un golden visa en Suisse. Vous n’achetez aucun bien, ne financez aucun projet et ne déposez aucun capital. Un canton accepte en revanche de vous imposer sur vos dépenses de train de vie dans le monde entier plutôt que sur votre revenu et votre fortune, aux barèmes ordinaires. Pour les ressortissants hors UE, le canton peut ensuite faire valoir que votre impôt représente un « intérêt fiscal cantonal important » qui justifie un permis de séjour.[2] Pour l’année fiscale 2026, la base minimale fédérale est de 435 000 CHF.[1] Parmi les cantons qui fixent un plancher chiffré, les minimums cantonaux vont de 200 000 CHF dans le Jura à 647 100 CHF à Lucerne ; la Thurgovie impose plutôt un impôt cantonal et communal minimal de 150 000 CHF par an.[30][11][31] Le régime reste proposé dans 21 des 26 cantons.[20]

Ce guide, vérifié le 2 octobre 2026, explique comment fonctionnent le régime et les permis de séjour qui l’accompagnent pour les ressortissants UE/AELE et hors UE. Il détaille ce que l’on paie réellement chaque année selon le canton, les conditions migratoires, les règles familiales, la procédure et les délais, la fiscalité au sens large, ainsi que le long chemin vers le permis C et la naturalisation suisse. Il fait aussi le point sur ce qui a changé en 2025–2026.

Dernière vérification:

Présentation : un régime fiscal doublé d’un permis de séjour

La Suisse n’a pas de golden visa au sens habituel. Aucune loi n’échange un investissement chiffré contre un permis de séjour, et l’Office fédéral de la justice (OFJ) rappelle que la propriété d’un bien immobilier en Suisse ne confère en soi aucun droit de séjour.[17] Ce qui existe, c’est la combinaison de deux instruments juridiques distincts :

  • Un régime fiscal. L’imposition d’après la dépense, prévue à l’art. 14 LIFD (DBG en allemand) et à l’art. 6 de la loi sur l’harmonisation des impôts directs (LHID), est reprise dans la loi fiscale de chaque canton. L’AFC fixe les règles fédérales (circulaire n° 44, en vigueur depuis la réforme de 2016). Les administrations fiscales cantonales négocient et taxent les dossiers individuels.[21][20]
  • Un fondement migratoire. Les citoyens UE/AELE peuvent vivre en Suisse sans travailler en vertu de l’Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP), s’ils disposent de moyens suffisants et d’une assurance maladie complète.[3] Les ressortissants hors UE ont besoin soit du permis pour rentiers (art. 28 de la loi fédérale sur les étrangers et l’intégration, LEI, dès 55 ans), soit d’un permis pour « intérêts publics majeurs » (art. 30, al. 1, let. b LEI et art. 32, al. 1, let. c de l’ordonnance relative à l’admission, au séjour et à l’exercice d’une activité lucrative, OASA), qui couvre les « intérêts fiscaux cantonaux importants ».[2]

Dans la pratique, on parle de « golden visa suisse » ou de « permis au forfait » pour désigner un ressortissant hors UE qui convient d’un forfait élevé avec un canton, lequel lui accorde ensuite un permis de séjour B pour motif d’intérêt fiscal. L’office cantonal des migrations décide, avec un large pouvoir d’appréciation. Personne n’a de droit légal à ce permis.[2]

Le régime concerne de moins en moins de personnes, mais il rapporte davantage. Les chiffres fédéraux repris par Blick en août 2026 font état de 3 478 contribuables au forfait en 2022, dernière année disposant de données nationales, contre 5 634 en 2012. Selon la propre enquête de Blick auprès des cantons, le Valais (841), le Tessin (725), Vaud (706) et Genève (520) en accueillent le plus. Les recettes ont pourtant progressé : le Tessin a encaissé à lui seul 189,5 millions de CHF en 2024, soit 71 millions de plus qu’en 2016.[22] Une initiative fédérale visant à abolir le régime dans tout le pays a échoué le 30 novembre 2014, avec 59,2 % de non.[25]

Résidence par investissement en Suisse : les voies qui existent

Fondements de séjour utilisés par les nouveaux arrivants fortunés sans activité lucrative (aucune voie n’exige un investissement de capital fixe)
VoiePour quiBase légaleCritère financierPeut-on travailler ?
Forfait fiscal + permis pour intérêt fiscalRessortissants hors UE/AELE de tout âgeArt. 30, al. 1, let. b LEI, art. 32, al. 1, let. c OASA + art. 14 LIFDImpôt forfaitaire que le canton accepte comme « intérêt fiscal important » : en pratique, en général 200 000 CHF et plus par an ; Lucerne publie 400 000 CHFPas en Suisse ; le travail à l’étranger et la gestion de sa propre fortune sont autorisés
Permis pour rentiers (souvent combiné à un ruling forfaitaire)Ressortissants hors UE/AELE de 55 ans et plus ayant des attaches personnelles particulières avec la SuisseArt. 28 LEI, art. 25 OASAMoyens supérieurs au seuil des prestations complémentaires, assurés à vieNon, ni en Suisse ni à l’étranger (hors gestion de sa propre fortune)
Séjour sans activité lucrative selon l’ALCP (forfait facultatif)Citoyens UE/AELEALCP, annexe I ; forfait selon l’art. 14 LIFDMoyens supérieurs au seuil de l’aide sociale et couverture maladie et accidents complèteLe forfait exige l’absence d’activité lucrative en Suisse
Permis d’indépendant ou d’investisseur-entrepreneurEntrepreneurs de toute nationalité créant des emplois ou de la valeur en SuisseArt. 19 LEIPlan d’affaires, capital et bénéfice économique appréciés par le cantonOui, mais avec imposition ordinaire (pas de forfait)
Sources : directives du SEM (sections rentiers et intérêts publics), fiche ALCP du SEM, canton de Lucerne, KPMG, Lindemann. [2][3][4][20][27]

Comment se calcule le forfait fiscal Suisse

L’impôt remplace l’impôt ordinaire sur le revenu et se calcule aux barèmes progressifs ordinaires. Seule l’assiette change : elle correspond à vos dépenses annuelles de train de vie dans le monde entier, pour vous et les personnes à votre charge, et au moins au plus élevé des montants suivants :[1][5]

  1. le minimum légal fédéral ou cantonal (435 000 CHF au niveau fédéral pour 2026) ;
  2. sept fois le loyer annuel, ou la valeur locative du logement dont vous êtes propriétaire, si vous tenez votre propre ménage ;
  3. trois fois le prix annuel de la pension et du logement, si vous vivez à l’hôtel ou dans un établissement similaire.

Calcul de contrôle. L’impôt forfaitaire doit aussi être au moins égal à l’impôt ordinaire calculé sur le montant brut de certains revenus et éléments de fortune : immeubles situés en Suisse et leurs revenus, biens mobiliers se trouvant en Suisse, capitaux placés en Suisse (y compris les créances garanties par gage immobilier), droits d’auteur et brevets exploités en Suisse, pensions de source suisse, et tout revenu pour lequel vous demandez un dégrèvement d’impôts étrangers en vertu d’une convention. Plus vous détenez ou gagnez en Suisse, moins le forfait vous fait donc économiser.[5][11]

L’impôt sur la fortune au forfait

Les cantons remplacent aussi l’impôt sur la fortune par un montant présumé, chacun à sa manière. Genève ajoute 10 % à la base cantonale. Vaud intègre une majoration de 15 % dans son minimum de 415 000 CHF. Zoug, Schwyz et Lucerne imposent une fortune présumée d’au moins 20 fois la base. Le Tessin et Neuchâtel retiennent cinq fois la base, le Jura huit fois, le Valais et Fribourg quatre fois.[5][6][9][10][11][8][15][7][14][30]

Qui peut bénéficier du régime fiscal

Vous ne devez pas avoir la nationalité suisse, vous devez prendre domicile fiscal en Suisse pour la première fois ou après au moins dix ans d’absence, et vous ne devez exercer aucune activité lucrative en Suisse. Un couple marié vivant en ménage commun n’y a droit que si les deux époux remplissent toutes les conditions. Une activité lucrative à l’étranger est compatible avec le régime.[4][20]

Pays conventionnés et forfait « modifié »

Certaines conventions de double imposition, dont celles conclues avec la Belgique, l’Allemagne, l’Italie et la Norvège, n’accordent leurs avantages que si le forfait est « modifié », c’est-à-dire si tous les revenus provenant de cet État sont inclus dans la base suisse. Le droit fédéral et cantonal calcule alors l’impôt sur l’ensemble des revenus de cet État source que la convention attribue à la Suisse, et pas seulement sur les éléments habituels du calcul de contrôle.[5] C’est un point clé pour les lecteurs belges, et pour quiconque conserve des pensions, des dividendes ou des revenus immobiliers dans ces pays.[21]

Bases minimales cantonales comparées

Bases de dépense minimales légales pour l’impôt cantonal et communal, année fiscale 2026 (l’impôt fédéral retient toujours au moins 435 000 CHF)
CantonBase minimale cantonaleAutre règle notableContexteSource
Jura (JU)200 000 CHFFortune : au moins 8× la basePlancher cantonal chiffré le plus bas[30]
Thurgovie (TG)Pas de base chiffrée ; au moins 10× le loyerImpôt cantonal et communal minimal de 150 000 CHF par an34 contribuables au forfait (enquête Blick 2026)[31][22]
Valais (VS)250 000 CHFFortune : au moins 4× la baseLe plus grand nombre de contribuables au forfait en Suisse (841 selon l’enquête cantonale de Blick 2026)[7][22]
Fribourg (FR)250 000 CHFFortune : au moins 4× la baseBilingue ; plancher cantonal bas[14]
Berne (BE)400 000 CHFImpôt sur la fortune uniquement sur les immeubles bernoisRégion de Gstaad / Saanen[12]
Neuchâtel (NE)400 000 CHFFortune : au moins 5× la baseImpose les descendants directs sur les successions (3 %)[15][23]
Vaud (VD)415 000 CHF (dont 15 % pour la fortune)7× le loyer + 10 %Arc lémanique, Montreux, stations de ski[6]
Genève (GE)426 357 CHF (2026) + 10 % pour la fortunePlancher fédéral de 435 000 CHFQuatrième population de contribuables au forfait[5][22]
Tessin (TI)434 700 CHF (indexé depuis 2025)Fortune : 5× la base189,5 millions de CHF de recettes forfaitaires en 2024[8][22]
Grisons (GR)435 000 CHF (suit le fédéral)Indexé sur la LIFDSaint-Moritz, Davos, Klosters[13]
Zoug (ZG)500 000 CHFFortune : au moins 20× la baseBarèmes ordinaires bas ; peu de contribuables au forfait[9]
Schwyz (SZ)600 000 CHFFortune : au moins 20× la baseAucun impôt sur les successions[10][23]
Lucerne (LU)647 100 CHF (2026)Fortune : au moins 20× la basePermis hors UE : 400 000 CHF d’impôt annuel total requis[11][4]
Zurich, Schaffhouse, Appenzell Rhodes-Extérieures, Bâle-Ville, Bâle-CampagneAbolis.o.Forfait indisponible au niveau cantonal[20]
Il s’agit de bases minimales, pas de montants d’impôt. L’impôt résulte de l’application des barèmes ordinaires cantonaux, communaux et fédéraux à la base, plus l’impôt présumé sur la fortune. Les autres cantons qui conservent le régime (p. ex. Nidwald, Obwald, Saint-Gall, Appenzell Rhodes-Intérieures, Argovie) fixent leurs propres planchers, le plus souvent entre 400 000 et 600 000 CHF ; consultez la feuille cantonale avant de choisir une commune.

Conditions d’admissibilité en 2026

Les conditions migratoires dépendent de la nationalité et de l’âge.

Ressortissants hors UE/AELE : le permis pour intérêt fiscal

  • Intérêt fiscal cantonal important. C’est le canton qui en décide. Lucerne publie son seuil : au moins 400 000 CHF par an d’impôts fédéral, cantonal et communal cumulés.[4] La plupart des cantons ne publient aucun seuil. Selon KPMG, les candidats de moins de 55 ans doivent en général acquitter au moins 200 000 CHF d’impôt par an, selon le canton et la situation.[20]
  • Centre de vie en Suisse. Vous devez montrer que vous transférez le centre de votre vie en Suisse et que vous y passerez la plus grande partie de votre temps.[2]
  • Aucun emploi en Suisse. L’activité lucrative n’est autorisée qu’à l’étranger. La gestion de sa propre fortune fait exception.[2]
  • Test de réputation. Les directives du SEM imposent aux autorités de mettre en balance l’intérêt fiscal du canton et l’intérêt de la Suisse à préserver sa bonne réputation. Le Tribunal administratif fédéral (F-4448/2023, 11 juin 2024) a confirmé un refus visant un ressortissant russe fortuné, relevant que l’octroi de permis pour des motifs purement fiscaux à de tels candidats porterait vraisemblablement atteinte à la réputation de la Suisse.[2]
  • Casier vierge et pièces : passeport, extraits de casier judiciaire, preuve de la fortune et de son origine, ruling fiscal signé ou taxation provisoire, adresse en Suisse et assurance maladie. Le canton fixe la liste exacte. Un visa national D est nécessaire avant l’entrée si votre nationalité est soumise à l’obligation de visa pour la Suisse.[2]

Retraités hors UE/AELE de 55 ans et plus

Le permis pour rentiers exige l’ensemble des conditions suivantes : 55 ans minimum, attaches personnelles particulières avec la Suisse, moyens financiers suffisants, et aucune activité lucrative en Suisse ni à l’étranger, hormis la gestion de sa propre fortune. Le permis doit être soumis à l’approbation du SEM. Posséder un bien en Suisse ou y avoir des liens d’affaires ne suffit pas à établir des attaches. De longs séjours antérieurs ou des séjours répétés, des proches parents en Suisse ou une ascendance suisse peuvent compter, et les tribunaux exigent des attaches avec la Suisse elle-même, pas seulement avec des proches qui y vivent.[2]

Ressortissants UE/AELE

Vous avez le droit de séjourner sans travailler si vous disposez de moyens suffisants pour ne pas dépendre de l’aide sociale (les normes CSIAS servent de référence) et d’une assurance maladie et accidents complète. Au-delà de trois mois, vous vous annoncez comme personne sans activité lucrative auprès de l’office cantonal des migrations et recevez un permis B UE/AELE de cinq ans, renouvelé automatiquement tant que les conditions sont remplies.[3] Le forfait relève ici d’un pur choix fiscal ; ce n’est pas une condition migratoire. Les ressortissants britanniques non couverts par l’accord sur les droits des citoyens sont traités comme des ressortissants d’États tiers.[2]

Détail complet des coûts

Coûts récurrents et ponctuels d’une résidence en Suisse au forfait fiscal (CHF, 2026)
PosteRessortissant UE/AELERessortissant hors UERemarques
Investissement en capitalAucunAucunLa loi n’exige ni achat, ni dépôt, ni don[17]
Base de dépense minimale (fédérale)435 000 CHF435 000 CHFOu 7× le loyer / la valeur locative si c’est plus élevé[1]
Base de dépense minimale (cantonale)200 000 à 647 100 CHF ; la Thurgovie fixe plutôt un impôt minimal de 150 000 CHFIdem, mais les cantons négocient en général une base plus élevéeVoir le tableau des cantons[30][11][31]
Impôt forfaitaire réellement payéEnviron 150 000 CHF en moyenne en Valais ; moins dans les cantons à plancher basEn général 200 000 CHF et plus ; 400 000 CHF minimum à LucerneVarie selon la commune, le loyer et la famille[22][20][4]
Émoluments du permis de séjour (plafonds)65 CHF pour un permis B UE/AELE (30 CHF pour les mineurs)95 CHF le permis + 22 CHF la carte + 20 CHF la biométrie ; 75 CHF par prolongationPlafonds fédéraux de l’OEmol-LEI ; les cantons peuvent facturer moins[32]
Sécurité sociale (AVS/AI/APG) des adultes sans activité lucrative de moins de 65 ans530 à 26 500 CHF par an et par personneIdemCalculées sur la fortune plus 20× le revenu sous forme de rente ; maximum atteint à 8,95 millions de CHF[18]
Assurance maladieAssurance de base obligatoireAssurance de base obligatoirePrimes selon le canton, l’âge et l’assureur[3]
LogementLoyer ou achat au prix du marchéLoyer ou achat au prix du marchéLe loyer fixe aussi la base : un loyer de 100 000 CHF implique une base d’au moins 700 000 CHF[5]
Conseillers fiscaux et en immigrationNon réglementéNon réglementéAucun barème officiel ; demandez des devis forfaitaires
Les chiffres des conseillers mélangent deux notions. Un cabinet genevois situe les bases de dépense typiques des ressortissants hors UE entre 800 000 et 1 000 000 CHF, et l’impôt qui en résulte entre 200 000 et 500 000 CHF ou plus.[26] Demandez toujours s’il s’agit d’une base ou d’un impôt.

Famille et personnes à charge : qui est admis et combien chacun coûte

Conjoint. Un couple marié vivant en ménage commun doit remplir à deux les conditions du forfait : aucun des époux ne peut être suisse ni travailler en Suisse.[20] Un seul forfait couvre le ménage, et la base de dépense inclut les dépenses consacrées à toutes les personnes que vous entretenez. Une famille plus nombreuse fait donc monter la base plutôt que d’ajouter des frais fixes par personne.[5]

Enfants. Les retraités hors UE et les titulaires d’un permis pour intérêt fiscal peuvent faire venir leur conjoint et leurs enfants mineurs selon les règles ordinaires du regroupement familial (art. 43–44 LEI).[2] Les personnes UE/AELE sans activité lucrative bénéficient aussi d’un droit au regroupement familial en vertu de l’ALCP, sous conditions.[3]

Frais courants par personne. Il s’agit de l’émolument de permis de chaque membre de la famille (plafonné comme ci-dessus), de l’assurance maladie obligatoire et des cotisations AVS de chaque adulte sans activité lucrative de moins de 65 ans. Un conjoint est exempté de cotisations AVS si l’autre conjoint verse au moins 1 060 CHF par an en tant que personne exerçant une activité lucrative au sens de l’AVS.[18] Les enfants majeurs qui veulent travailler en Suisse ont besoin de leur propre titre de séjour, car le permis pour intérêt fiscal n’autorise pas d’emploi en Suisse.

Procédure étape par étape

Le ruling fiscal vient en premier, car l’office des migrations s’appuie sur lui pour apprécier l’intérêt fiscal.

  1. 1

    Choisir le canton et la commune

    Comparez les bases minimales cantonales, les coefficients d’impôt communaux, les règles successorales et la publication éventuelle d’un seuil pour les ressortissants hors UE. Le niveau des loyers et des prix compte, en raison de la règle des sept fois le loyer.[5][4]

  2. 2

    Modéliser l’impôt et le calcul de contrôle

    Les conseillers établissent un budget des dépenses de train de vie mondiales et un calcul de contrôle sur les revenus de source suisse et ceux concernés par une convention. Ils vérifient aussi si un forfait « modifié » est nécessaire pour les pays conventionnés.[21]

  3. 3

    Négocier le ruling fiscal

    Soumettez le dossier à l’administration fiscale cantonale et convenez de la base de dépense, en général dans un ruling anticipé qui offre une sécurité de planification.[26][27]

  4. 4

    Déposer la demande de séjour

    Les candidats hors UE déposent leur demande auprès de l’office cantonal des migrations, avec le ruling, la preuve de leur fortune, les extraits de casier judiciaire et la preuve d’un logement en Suisse. Les permis pour rentiers sont en outre soumis à l’approbation du SEM.[2] Les citoyens UE/AELE s’annoncent simplement comme personnes sans activité lucrative.[3]

  5. 5

    Visa et entrée

    Après l’approbation, les ressortissants soumis à l’obligation de visa demandent un visa national D auprès de la représentation suisse, puis entrent en Suisse.[2]

  6. 6

    S’annoncer auprès de la commune

    Annoncez-vous dans le délai prescrit, affiliez-vous à l’assurance maladie obligatoire et à l’AVS, et faites relever vos données biométriques pour la carte de séjour.[2][18]

  7. 7

    Obligations annuelles

    Déposez chaque année une déclaration d’impôt au forfait. Gardez votre centre de vie en Suisse et n’y exercez aucun emploi, afin que le permis et le régime conservent leur fondement. Les permis B hors UE sont renouvelés périodiquement.[2]

Calendrier, du premier rendez-vous au permis

Durées indicatives (aucun délai de traitement officiel n’est publié ; les totaux sont des estimations)
ÉtapeDurée habituelleCommentaire
Structuration, choix du canton, budget2 à 6 semainesSelon la complexité du patrimoine et l’exposition aux conventions
Ruling fiscalde plusieurs semaines à 3 moisLa négociation avec l’administration fiscale cantonale prend en général plusieurs semaines
Permis de séjour (hors UE)1 à 3 moisPlus long en cas d’examen par le SEM ou de vérifications approfondies supplémentaires
Visa D et arrivée2 à 6 semainesUniquement pour les nationalités soumises à visa
Total, hors UEenviron 3 à 7 moisNotre estimation à partir des étapes ci-dessus, pas un chiffre officiel ni sourcé
Total, UE/AELEde quelques semaines à 2 moisL’annonce est une formalité une fois le ruling convenu
Les durées reposent sur des retours de praticiens, pas sur des normes de service officielles. Vérifiez les délais actuels auprès du canton.[26]

Résidence fiscale en Suisse : ce que couvre le forfait, et ce qu’il ne couvre pas

Devenir résident fiscal suisse au forfait implique :

  • Impôt sur le revenu sur la base de dépense présumée, aux barèmes ordinaires fédéral, cantonal et communal. Les dividendes, intérêts et gains en capital étrangers ne sont pas imposés séparément, sauf si le calcul de contrôle ou un forfait modifié les y intègre.[5][21]
  • Impôt sur la fortune sur un montant présumé (multiple de la base) ou au moins sur les actifs suisses, selon le canton.[9][12]
  • Impôt sur les successions et donations : il est cantonal. Il n’existe pas d’impôt fédéral sur les successions, et le peuple a rejeté en novembre 2025 un impôt fédéral de 50 % sur les successions de plus de 50 millions de CHF.[19] Tous les cantons exonèrent le conjoint et le partenaire enregistré. Seuls Appenzell Rhodes-Intérieures (1 % au-delà de 300 000 CHF), Neuchâtel (3 %) et Vaud (0,1 % à 7 % sur les grosses successions) imposent les descendants directs. Schwyz et Obwald ne prélèvent aucun impôt sur les successions.[23]
  • Sécurité sociale : cotisations AVS/AI/APG calculées sur la fortune pour les résidents sans activité lucrative de moins de 65 ans, plafonnées à 26 500 CHF par an en 2026.[18]
  • Propriété du logement : la suppression de la valeur locative, acceptée en votation le 28 septembre 2025, entrera en vigueur le 1er janvier 2029, et les cantons pourront introduire un impôt foncier spécial sur les résidences secondaires.[28] Pour les contribuables au forfait propriétaires de leur logement, la règle des sept fois subsiste après 2029, mais elle s’appliquera à une valeur locative « fixée en fonction des conditions locales » au lieu de l’actuelle valeur locative. La manière dont les cantons fixeront cette valeur reste ouverte, et elle pourrait dépasser le chiffre actuel.[29]

Visa rentier Suisse : comment le forfait se compare

La Suisse n’a pas de « visa rentier » assorti d’un critère de revenu mensuel fixe. Les citoyens UE/AELE peuvent vivre de revenus passifs en vertu de l’ALCP. Les ressortissants hors UE de moins de 55 ans sans activité lucrative doivent passer par la voie de l’intérêt fiscal, et les plus de 55 ans ayant des attaches avec la Suisse peuvent recourir au permis pour rentiers.[2][3] Vivre de revenus de placement ne suffit pas, à lui seul, à ouvrir un droit de séjour à un ressortissant hors UE.

Vers le permis d’établissement et la nationalité

Il n’existe pas de voie rapide. Les résidents au forfait suivent les règles ordinaires :

  1. Permis C (établissement). Le minimum habituel est de dix ans de résidence (art. 34 LEI), avec un niveau A2 à l’oral et A1 à l’écrit dans la langue nationale parlée sur place. Un établissement anticipé après cinq ans est possible en cas de bonne intégration, et les ressortissants des pays liés par un accord d’établissement peuvent l’obtenir après cinq ans : Allemagne, France, Italie, Autriche, Belgique, Pays-Bas, Danemark, Espagne, Portugal, Grèce et Liechtenstein.[2]
  2. Naturalisation ordinaire. Il faut un permis C et dix ans de résidence, dont trois des cinq années précédant la demande. Les années passées entre 8 et 18 ans comptent double, avec au moins six ans de résidence effective. Chaque canton ajoute 2 à 5 ans de résidence dans le canton et la commune. Vous devez être intégré avec succès, ce que les règles fédérales définissent comme un niveau B1 à l’oral et A2 à l’écrit dans une langue nationale, et être familiarisé avec les conditions de vie en Suisse.[16]
  3. Conséquence fiscale. Le régime étant réservé aux personnes sans nationalité suisse, un ancien contribuable au forfait naturalisé passe à l’imposition ordinaire sur ses revenus mondiaux.[4][20]

Le temps passé avec un permis B compte dans les dix ans. Pour les lecteurs français, la naturalisation suisse ne fait pas perdre la nationalité française : un Français qui acquiert une autre nationalité conserve la sienne.[33] En pratique, le passeport suisse demande au moins une décennie de résidence et d’intégration réelles, bien plus que les voies en cinq ans de notre comparatif des programmes offrant la nationalité la plus rapide par la résidence.

Avantages et inconvénients

Avantages

  • Aucun capital immobilisé : ni bien immobilier, ni fonds, ni don exigé
  • Un impôt annuel prévisible, convenu à l’avance, quel que soit le montant de vos revenus étrangers
  • Les contribuables au forfait peuvent continuer à travailler à l’étranger (sauf titulaires du permis pour rentiers)
  • Stabilité politique, État de droit solide, et rejet de l’impôt successoral confirmé en novembre 2025
  • Une résidence Schengen et une base de grande qualité pour les familles internationales
  • 21 cantons aux niveaux de prix et aux modes de vie très différents parmi lesquels choisir

Inconvénients

  • Aucun droit au permis : l’approbation hors UE est discrétionnaire et peut être refusée pour des motifs de réputation
  • Un coût récurrent élevé, en général 200 000 CHF et plus par an pour les ressortissants hors UE, dû aussi longtemps que vous restez
  • Aucun emploi en Suisse pour vous ni pour votre conjoint tant que vous êtes au forfait
  • Il faut réellement vivre en Suisse ; ce n’est pas un permis « de secours »
  • Long chemin vers l’établissement (souvent 10 ans) et la naturalisation ; la nationalité met fin au forfait
  • Indisponible à Zurich, Bâle-Ville, Bâle-Campagne, Schaffhouse et Appenzell Rhodes-Extérieures ; certaines conventions imposent un forfait modifié, plus coûteux

Changements récents et perspectives

  • 1er janvier 2025 : la base minimale fédérale a été indexée à 434 700 CHF ; le Tessin reprend ce chiffre pour son minimum cantonal.[1][8]
  • 1er juin 2025 : le SEM a modifié ses directives pour souligner le large pouvoir d’appréciation des autorités selon l’art. 30 LEI et le test de réputation applicable aux permis pour intérêt fiscal, en citant l’arrêt du Tribunal administratif fédéral de 2024.[2]
  • 28 septembre 2025 : le peuple a accepté la suppression de la valeur locative (57,7 % de oui). Le 1er avril 2026, le Conseil fédéral a fixé l’entrée en vigueur au 1er janvier 2029.[28][24][29]
  • 30 novembre 2025 : l’initiative successorale de la JUSO (50 % sur les successions de plus de 50 millions de CHF) a été rejetée par 78,3 % contre 21,7 %.[19]
  • 1er janvier 2026 : le minimum fédéral est passé à 435 000 CHF. Pour la période fiscale 2026, le minimum cantonal est de 426 357 CHF à Genève et de 647 100 CHF à Lucerne.[1][5][11]
  • Août 2026 : une enquête de Blick auprès de tous les cantons a relevé moins de contribuables au forfait mais des recettes plus élevées. Elle cite comme causes du recul la concurrence étrangère (notamment l’Italie), le durcissement des règles fédérales, les décès, les naturalisations, les mariages avec des Suisses et les passages à l’imposition ordinaire.[22]

À surveiller : le plancher fédéral est indexé chaque année sur les prix à la consommation, et de futures votations cantonales pourraient abolir le régime. Aucune nouvelle abolition cantonale n’était programmée au 2 octobre 2026. Surveillez aussi un éventuel durcissement de la pratique hors UE en matière d’intérêt fiscal.

À qui il convient, et qui devrait regarder ailleurs

Il convient aux familles fortunées disposant de revenus ou d’une fortune importants à l’étranger, qui veulent vraiment vivre en Suisse et peuvent supporter un impôt annuel à six chiffres. Il convient aussi aux ressortissants UE/AELE, qui ont déjà un droit de séjour et cherchent un impôt prévisible, ainsi qu’aux retraités hors UE de plus de 55 ans ayant de véritables attaches avec la Suisse.

Regardez ailleurs si vous cherchez une résidence de secours bon marché avec peu ou pas d’obligation de séjour, si vous ou votre conjoint comptez travailler en Suisse, ou si votre objectif principal est un second passeport d’ici cinq à sept ans. La Suisse convient mal également si l’essentiel de vos revenus provient d’un pays conventionné dont les règles imposent un forfait modifié.

Alternatives autour de la Suisse et au-delà

  • La résidence à Monaco pour les nouveaux arrivants fortunés n’implique pas d’impôt sur le revenu des personnes physiques pour la plupart des nationalités, mais exige un dépôt bancaire monégasque conséquent et un logement.
  • Les permis de séjour au Liechtenstein sont encore plus rares et accordés au cas par cas, souvent contre des engagements de plusieurs millions.
  • Le golden visa Italie et son régime d’impôt forfaitaire combinent un investissement en capital et un impôt annuel fixe sur les revenus étrangers.
  • Le programme de résidence permanente de Malte accorde un statut permanent dès le premier jour, contre des frais fixes plus un achat ou une location.
  • La résidence passive en Andorre est une alternative montagnarde à faible fiscalité, avec un critère de patrimoine et de dépôt.
  • La résidence haute valeur à Jersey est l’équivalent le plus proche, avec une contribution fiscale annuelle minimale au lieu d’un investissement.
  • Le permis de résidence privée en Autriche est soumis à quotas et exige des revenus passifs élevés sans activité lucrative.
  • La résidence permanente à Chypre par investissement propose une voie immobilière assortie d’un régime fiscal non-dom.

Pour comparer les chiffres côte à côte, consultez notre comparatif du meilleur golden visa en Europe, le panorama du golden visa le moins cher et l’annuaire complet des golden visas.

Questions fréquentes

Existe-t-il un golden visa Suisse pour les investisseurs ?

Pas formellement. La Suisse n’a aucune loi qui échange un investissement chiffré contre une résidence, et la propriété immobilière ne donne aucun droit de séjour.[17] Les ressortissants hors UE fortunés obtiennent en général un permis B parce qu’un canton estime que leur impôt forfaitaire représente un « intérêt fiscal cantonal important » au sens de l’art. 30, al. 1, let. b LEI et de l’art. 32 OASA. Cette décision est discrétionnaire.[2] Les citoyens UE/AELE peuvent simplement s’annoncer comme personnes sans activité lucrative s’ils disposent de moyens et d’une assurance suffisants, puis opter pour le forfait.[3]

Prix golden visa Suisse : combien coûte-t-il par an ?

Aucun capital n’est à engager. Le coût, c’est l’impôt annuel. La base est d’au moins 435 000 CHF pour l’impôt fédéral en 2026, et de 200 000 CHF (Jura) à 647 100 CHF (Lucerne) pour l’impôt cantonal.[1][30][11] Les candidats hors UE doivent en général acquitter 200 000 CHF d’impôt ou plus par an, et Lucerne exige au moins 400 000 CHF.[20][4] S’y ajoutent les cotisations AVS, jusqu’à 26 500 CHF par adulte, l’assurance maladie et le logement.[18]

Conditions golden visa Suisse 2026 : que doivent remplir les ressortissants hors UE ?

Il vous faut un ruling forfaitaire suffisamment élevé pour que le canton y voie un intérêt fiscal important. Vous devez transférer votre centre de vie en Suisse et y vivre la plupart du temps, et vous ne devez pas travailler en Suisse, le travail à l’étranger et la gestion de votre propre fortune restant autorisés.[2] Les autorités tiennent aussi compte de la réputation de la Suisse, et le Tribunal administratif fédéral a confirmé des refus pour ce motif. Les plus de 55 ans peuvent plutôt recourir au permis pour rentiers s’ils ont des attaches personnelles particulières avec la Suisse.[2]

Peut-on travailler en vivant en Suisse au forfait fiscal ?

Pas en Suisse. Le régime fiscal comme le permis pour intérêt fiscal excluent toute activité lucrative en Suisse. Avec le permis pour intérêt fiscal, le travail à l’étranger est autorisé, tout comme la gestion de sa propre fortune.[2][20] Le permis pour rentiers hors UE est plus strict : aucune activité lucrative, ni en Suisse ni à l’étranger. Si vous prenez un emploi en Suisse, vous perdez le fondement du forfait et devez passer à l’imposition ordinaire, éventuellement avec un autre permis.

Quels cantons proposent le forfait fiscal ?

21 cantons sur 26. Zurich, Schaffhouse, Appenzell Rhodes-Extérieures, Bâle-Ville et Bâle-Campagne l’ont aboli.[20] Parmi les bases minimales cantonales 2026 : 200 000 CHF dans le Jura, 250 000 CHF en Valais et à Fribourg, 400 000 CHF à Berne et à Neuchâtel, 415 000 CHF dans le canton de Vaud, 426 357 CHF à Genève, 500 000 CHF à Zoug, 600 000 CHF à Schwyz et 647 100 CHF à Lucerne.[7][14][12][15][6][5][9][10][11]

Comment fonctionne la résidence fiscale en Suisse pour les contribuables au forfait ?

Vous êtes pleinement résident fiscal suisse, mais l’impôt sur le revenu porte sur vos dépenses de train de vie mondiales au lieu de votre revenu effectif. La base correspond au moins au minimum légal ou à sept fois votre loyer, le montant le plus élevé étant retenu.[5] Un calcul de contrôle garantit que vous payez au moins l’impôt ordinaire sur les éléments de source suisse et sur les revenus pour lesquels vous demandez un dégrèvement conventionnel. Les cantons prélèvent aussi un impôt présumé sur la fortune, et l’impôt sur les successions dépend du canton.[23]

Existe-t-il un visa rentier Suisse ?

Aucun visa ne repose sur un montant fixe de revenus passifs. Les citoyens UE/AELE peuvent vivre de revenus passifs s’ils dépassent le seuil de l’aide sociale et disposent d’une assurance maladie complète, et reçoivent un permis B de cinq ans.[3] Les ressortissants hors UE doivent passer par la voie de l’intérêt fiscal (un impôt forfaitaire substantiel) ou par le permis pour rentiers dès 55 ans, avec des attaches particulières avec la Suisse, des moyens suffisants à vie et aucune activité lucrative où que ce soit.[2]

Golden visa Suisse vers la nationalité : quel est le parcours ?

Il est lent. Le permis C s’obtient normalement après dix ans, ou cinq ans pour certains ressortissants européens et les candidats bien intégrés.[2] La naturalisation ordinaire exige ensuite un permis C, dix ans de résidence dont trois des cinq dernières années, 2 à 5 ans dans le canton et la commune, un niveau B1 à l’oral et A2 à l’écrit, et une intégration réussie.[16] Une fois naturalisé, vous n’avez plus droit à l’imposition d’après la dépense.[4]

Les contribuables au forfait peuvent-ils acheter un bien immobilier en Suisse ?

Oui, avec des limites. Les étrangers domiciliés en Suisse peuvent en général acheter la résidence principale où ils vivent effectivement, mais les résidences secondaires et les biens de placement relèvent du régime d’autorisation de la Lex Koller (LFAIE).[17] L’achat ne crée aucun droit au permis. Si vous êtes propriétaire de votre logement, sa valeur locative entre dans la règle des sept fois pour votre base forfaitaire. À partir de 2029, une valeur locative fixée en fonction des conditions locales remplacera à cette fin l’actuelle valeur locative.[29]

  • PortugalOuvert (option immobilière fermée en oct. 2023)
    golden visa Portugal

    Investissement minimum: 500 000 € en fonds / don culturel de 250 000 € (200 000 € en faible densité)

  • GrèceOuvert (seuils par zone depuis sept. 2024 ; hausse des droits de mutation annoncée)
    résidence par investissement en Grèce

    Investissement minimum: 250 000 € transformation/bâtiment classé · 400 000 € régions · 800 000 € Attique, Thessalonique et grandes îles

  • MalteOuvert (MPRP, frais réformés en juillet 2025)
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    Investissement minimum: 99 000 € de frais + achat de 375 000 € ou loyer de 14 000 €/an

  • HongrieOuvert – risque de révision politique après les élections d’avril 2026
    golden visa Hongrie

    Investissement minimum: 250 000 € en fonds immobilier (5 ans de détention) / don de 1 000 000 € à une université

  • ItalieOuvert (seuils inchangés depuis 2020 ; Russes et Biélorusses suspendus)
    golden visa Italie

    Investissement minimum: 250 000 € startup innovante · 500 000 € société italienne · 1 M€ don · 2 M€ obligations d'État

  • ChypreOuvert (critères de mai 2023 ; durcissement annoncé en septembre 2026)
    prix golden visa Chypre

    Investissement minimum: 300 000 € (logement neuf + TVA, immobilier commercial, société ou fonds) + 50 000 €/an de revenus

Sources

  1. 1.Rundschreiben: Ausgleich der Folgen der kalten Progression sowie Zinssätze bei der direkten Bundessteuer für das Steuerjahr 2026 (11 Sep 2025) – Swiss Federal Tax Administration (ESTV)Source officielle (2 octobre 2026)
  2. 2.Weisungen und Erläuterungen Ausländerbereich (Weisungen AIG), Stand 15 June 2026 – State Secretariat for Migration (SEM)Source officielle (2 octobre 2026)
  3. 3.Residing in Switzerland without gainful activity (AFMP factsheet) – State Secretariat for Migration (SEM)Source officielle (2 octobre 2026)
  4. 4.Besteuerung nach dem Aufwand (Pauschalbesteuerung) – Canton of Lucerne, Dienststelle SteuernSource officielle (2 octobre 2026)
  5. 5.Feuille cantonale Genève: imposition d'après la dépense (période fiscale 2026) – ESTV / Administration fiscale cantonale GenèveSource officielle (2 octobre 2026)
  6. 6.Feuille cantonale Vaud: imposition d'après la dépense – ESTV / Administration cantonale des impôts VaudSource officielle (2 octobre 2026)
  7. 7.Feuille cantonale Valais: imposition d'après la dépense (état février 2026) – ESTV / Service cantonal des contributions ValaisSource officielle (2 octobre 2026)
  8. 8.Foglio cantonale Ticino: imposizione globale secondo il dispendio – ESTV / Divisione delle contribuzioni TicinoSource officielle (2 octobre 2026)
  9. 9.Kantonsblatt Zug: Besteuerung nach dem Aufwand – ESTV / Steuerverwaltung Kanton ZugSource officielle (2 octobre 2026)
  10. 10.Kantonsblatt Schwyz: Besteuerung nach dem Aufwand – ESTV / Steuerverwaltung Kanton SchwyzSource officielle (2 octobre 2026)
  11. 11.Kantonsblatt Luzern: Besteuerung nach dem Aufwand (Steuerperiode 2026) – ESTV / Dienststelle Steuern LuzernSource officielle (2 octobre 2026)
  12. 12.Kantonsblatt Bern: Besteuerung nach dem Aufwand – ESTV / Steuerverwaltung Kanton BernSource officielle (2 octobre 2026)
  13. 13.Kantonsblatt Graubünden: Besteuerung nach dem Aufwand (Steuerperiode 2026) – ESTV / Steuerverwaltung GraubündenSource officielle (2 octobre 2026)
  14. 14.Feuille cantonale Fribourg: taxation selon la dépense – ESTV / Service cantonal des contributions FribourgSource officielle (2 octobre 2026)
  15. 15.Feuille cantonale Neuchâtel: imposition d'après la dépense – ESTV / Service des contributions NeuchâtelSource officielle (2 octobre 2026)
  16. 16.Ordinary naturalisation – State Secretariat for Migration (SEM)Source officielle (2 octobre 2026)
  17. 17.Acquisition of property by foreign non-residents (Lex Koller) – Federal Office of Justice (FOJ)Source officielle (2 octobre 2026)
  18. 18.Merkblatt 2.03: Beiträge der Nichterwerbstätigen an die AHV, die IV und die EO (Stand 1 January 2026) – AHV/IV InformationsstelleSource officielle (2 octobre 2026)
  19. 19.Erbschafts- und Schenkungssteuer: Volksinitiative «Für eine Zukunft» (vote of 30 Nov 2025) – Federal Department of Finance (EFD)Source officielle (2 octobre 2026)
  20. 20.Lump-sum taxation in Switzerland – KPMG Switzerland (2 octobre 2026)
  21. 21.Pauschalsteuern: ESTV publiziert Kreisschreiben Nr. 44 – LAW.CH (2 octobre 2026)
  22. 22.Immer weniger Pauschalbesteuerte, aber trotzdem mehr Steuereinnahmen – Blick (2 octobre 2026)
  23. 23.How Swiss inheritance taxes compare internationally – SWI swissinfo.ch (2 octobre 2026)
  24. 24.Bundesrat setzt Abschaffung des Eigenmietwerts auf 2029 in Kraft – T+R AG (2 octobre 2026)
  25. 25.Initiative zur Abschaffung der Pauschalbesteuerung (vote 587, 30 Nov 2014) – Swissvotes (Année Politique Suisse, University of Bern) (2 octobre 2026)
  26. 26.Swiss residence permit by lump-sum taxation – Richmond Chambers Switzerland (2 octobre 2026)
  27. 27.Die 5 magischen Wege zur Schweizer Aufenthaltsbewilligung – Lindemann Rechtsanwälte (2 octobre 2026)
  28. 28.Bundesrat setzt Abschaffung des Eigenmietwerts auf 2029 in Kraft (1 April 2026) – Swiss Federal CouncilSource officielle (2 octobre 2026)
  29. 29.Briefing 28. September 2025: Reform der Wohneigentumsbesteuerung – Bär & Karrer (2 octobre 2026)
  30. 30.Feuille cantonale Jura: imposition d'après la dépense (état février 2026) – ESTV / Service des contributions JuraSource officielle (2 octobre 2026)
  31. 31.Kantonsblatt Thurgau: Besteuerung nach dem Aufwand (Stand Februar 2026) – ESTV / Steuerverwaltung ThurgauSource officielle (2 octobre 2026)
  32. 32.Anhang 1: Übersicht über die kantonalen Höchstgebühren (GebV-AIG) – State Secretariat for Migration (SEM)Source officielle (2 octobre 2026)
  33. 33.Peut-on avoir plusieurs nationalités en France ? – Service-Public.gouv.fr (Direction de l’information légale et administrative)Source officielle (4 octobre 2026)

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