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GoldenVisa
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Ouvert (depuis le 1er août 2025 ; risque de remise en cause politique après les législatives de septembre 2026)

Nationalité de Sao Tomé-et-Principe par investissement : le guide 2026

La nationalité de Sao Tomé-et-Principe par investissement repose uniquement sur un don : un demandeur seul verse 90 000 dollars américains au Fonds national de transformation, une famille de deux à quatre personnes 95 000 $, et chaque dossier supporte en outre 5 000 $ de frais de dépôt et 750 $ par personne pour les documents de nationalité, tous deux exigibles avec la demande[1][2]. Le programme s’appuie sur la loi sur la nationalité n° 07/2022 et sur le décret-loi n° 07/2025, entré en vigueur le 1er août 2025[6][9]. Son bilan de première année (1er septembre 2026) fait état de 548 demandes et de 350 approbations[17].

Le ticket d’entrée est bas, mais le passeport reste faible et le programme tout jeune. Le Henley Passport Index 2026 lui attribue 59 destinations sans visa, avec visa à l’arrivée ou autorisation électronique (eTA), et non les « plus de 93 » avancées par la communication officielle ; un visa reste exigé pour l’espace Schengen, le Royaume-Uni, le Portugal et le Brésil[13]. Le parti d’opposition qui réclamait l’abrogation du décret est arrivé en tête des législatives du 27 septembre 2026[11][20]. Ce guide fait le point sur les coûts vérifiés, les règles familiales, les délais et les risques au 2 octobre 2026.

Dernière vérification:

Le programme en bref : base légale, gestion et statut actuel

L’article 10(2) de la loi sur la nationalité n° 07/2022 de Sao Tomé-et-Principe permet au gouvernement de naturaliser les étrangers qui réalisent un investissement ou un don significatif, en les dispensant des cinq ans de résidence et de l’examen de portugais habituellement requis[10][22]. Les modalités figurent dans le décret-loi n° 07/2025, « Règlement de la nationalité par investissement ou par don ». Adopté en Conseil des ministres le 10 mai 2025, promulgué par le président le 28 juillet 2025, il est entré en vigueur le 1er août 2025[9][11][12]. Le Parlement n’en a pas débattu, ce que l’opposition a critiqué dès le départ[11][12].

Qui gère le programme

Les dossiers sont instruits par l’Unité de citoyenneté par investissement et donation, appelée UCID dans le décret et CIU dans sa propre communication, dirigée par Disney Leite Ramos[8][10]. L’exploitation est confiée, dans le cadre d’une concession de service public de 10 ans, à Passport Legacy, société basée à Dubaï, avec l’appui de STP Service Advisory, également établie aux Émirats arabes unis. Selon la presse locale, les recettes sont réparties à 56 % pour l’État et 44 % pour les frais d’exploitation et de gestion[10][11][12]. La CIU a ouvert un bureau à Dubaï en septembre 2025. Le site officiel est cip.gov.st (stpcip.com y redirige) ; certains articles affirmant qu’il n’existe pas de domaine gouvernemental sont donc dépassés[8].

Statut actuel

Le programme est ouvert. Les demandes sont acceptées depuis septembre 2025, un lancement national officiel a eu lieu en octobre 2025 en présence du Premier ministre et du ministre de la Justice, et le premier passeport a été délivré en janvier 2026[8][19]. Les incertitudes sont politiques (voir les risques), pas juridiques : le décret est en vigueur, et la demande passe obligatoirement par un agent agréé par la CIU[6].

Nationalité de Sao Tomé-et-Principe par don : l’unique option

Contribution exigée au Fonds national de transformation (versée après l’accord de principe)
Profil du demandeurDon minimum (USD)Remarques
Demandeur seul90 000 $Versé uniquement après l’accord de principe
Famille de 2 à 4 personnes (demandeur principal + 3 personnes à charge maximum)95 000 $Forfait pour toute la famille
Chaque personne à charge supplémentaire (à partir de la 5e)+5 000 $Ex. : famille de 6 = 105 000 $
Investissement immobilier ou entrepreneurialNon disponibleLe décret parle d’« investissement ou don », mais la CIU ne publie que le don au fonds
Source : barème officiel[1][2]. Les fonds alimentent le Fonds national de transformation qui, selon la CIU, finance l’énergie, l’écotourisme, l’éducation et un port en eau profonde. Son premier projet publié a été l’achat de groupes électrogènes[2][8].

Comment fonctionne le don

Contrairement à la plupart des programmes caribéens, Sao Tomé ne propose ni option immobilière ni formule remboursable : tout passe par une contribution à fonds perdus. Elle est versée après l’accord de principe du gouvernement. Les 5 000 $ de frais de dépôt et les 750 $ par personne de frais de documents sont en revanche payés avec la demande : un candidat refusé perd donc ces sommes ainsi que les frais d’agent et de documents, mais pas le don[2][22]. La formule légale « nationalité par investissement ou par don » laisse la porte ouverte à une future voie d’investissement, mais aucune n’est publiée à ce jour. Méfiez-vous de tout agent qui en propose une.

Prix nationalité de Sao Tomé-et-Principe 2026 : le détail des coûts

Ventilation complète en dollars américains (frais officiels ; honoraires professionnels estimés)
PosteDemandeur seulFamille de 4Famille de 6
Don au Fonds national de transformation90 000 $95 000 $105 000 $
Frais de dépôt (par dossier, non remboursables)5 000 $5 000 $5 000 $
Documents de nationalité (certificat d’enregistrement, passeport, carte d’identité) : 750 $ par personne750 $3 000 $4 500 $
Total des frais publics95 750 $103 000 $114 500 $
Frais de due diligence du bienfaiteur (uniquement si un tiers paie)5 000 $5 000 $5 000 $
Honoraires de l’agent agréé / frais juridiquesFixés par chaque agent ; ni publiés ni plafonnés par la CIUIdemIdem
Frais de documents (casiers judiciaires, apostilles, traductions certifiées, certificats médicaux)Variables selon le paysVariablesVariables
Droits de timbre, TVA, droits de mutationAucun (pas d’achat immobilier)AucunAucun
Chiffres officiels[1][2][6]. La CIU ne publie pas de frais de due diligence distincts par personne : les vérifications sont couvertes par les 5 000 $ de frais de dépôt, facturés par dossier quelle que soit la taille de la famille. La page officielle du don indique que les frais de dépôt et les 750 $ par personne de documents sont payables avec la demande, avant l’accord de principe ; seul le don est versé après[2]. Exigez de votre agent un devis écrit et détaillé : les honoraires ajoutent souvent un pourcentage non négligeable au total des frais publics.

Conditions nationalité de Sao Tomé-et-Principe : qui peut postuler

Les critères d’éligibilité publiés sont succincts[4][6] :

  • Âge : le demandeur principal doit avoir au moins 18 ans.
  • Casier judiciaire vierge : justifié par des extraits de casier judiciaire. Les agents demandent généralement ceux du pays de nationalité et des pays de résidence ; faites-vous confirmer la période couverte, que la CIU ne publie pas.
  • Origine des fonds : preuve que l’argent du don a été gagné légalement.
  • Due diligence : le candidat doit passer le contrôle de probité du gouvernement. Certains demandeurs « peuvent être soumis à des restrictions liées à des exigences juridictionnelles, juridiques ou politiques »[4].
  • Santé : la page officielle d’éligibilité ne mentionne aucune exigence médicale, mais les agents indiquent que le demandeur ne doit pas souffrir de maladie grave et réclament en général un certificat médical[4][16].
  • Ni résidence, ni test de langue, ni visite : il n’est pas nécessaire de vivre dans le pays, ni même de s’y rendre, avant ou après l’approbation[6].

Qui est actuellement exclu

Depuis le 10 avril 2026, les nouvelles demandes émanant de personnes possédant déjà trois nationalités étrangères ou plus sont suspendues. La CIU applique une limite prévue par la loi n° 07/2022, et l’amendement parlementaire censé l’assouplir n’a pas été adopté[14][15]. La CIU affirme aussi exclure les « pays à risque », sans en publier la liste[10]. Les ressortissants iraniens et russes figurent parmi les principaux groupes de candidats : le filtrage porte donc sur la personne, pas sur la seule nationalité[18].

Comment se déroule la due diligence

Selon le décret, un comité d’examen présidé par le ministère public contrôle chaque dossier. Il réunit le service des migrations et le ministère des Finances, consulte des bases de données nationales et internationales et s’appuie sur des vérifications indépendantes de lutte contre le blanchiment et le financement du terrorisme. La presse locale ajoute que des rapports trimestriels sont transmis à l’Assemblée nationale et au procureur, que la Cour des comptes et la banque centrale exercent un contrôle, et que le ministère public procède à un nouvel examen dans les six mois suivant l’approbation[11]. La CIU n’a pas nommé publiquement de cabinet international de due diligence, comme le font les unités caribéennes. Les agents agréés effectuent aussi leur propre présélection : demandez au vôtre quel prestataire externe, le cas échéant, examine votre dossier.

Nationalité de Sao Tomé-et-Principe pour la famille

La tarification familiale est le principal argument du programme : quatre personnes ne coûtent que 5 000 $ de don de plus qu’une seule[1]. La CIU admet les personnes à charge suivantes[4][6] :

  • Conjoint dans un mariage monogame, ou partenaire de fait.
  • Enfants jusqu’à 30 ans.
  • Parents et grands-parents de 55 ans ou plus. La FAQ officielle retient 55 ans, alors que la page d’éligibilité indique « au moins 18 ans », ce qui ressemble à une erreur de rédaction. Selon les agents, les parents doivent aussi être financièrement à charge[6][16].

Enfants majeurs : depuis avril 2026, la délivrance des passeports aux enfants à charge de plus de 18 ans est suspendue, le temps que la CIU arrête les règles de preuve de la dépendance financière. La note de juin 2026 a confirmé que c’était toujours le cas[15][16]. Si votre famille compte des enfants de 18 à 30 ans, obtenez une confirmation écrite de leur situation avant tout paiement.

Ajouter des membres de la famille après coup

Frais d’ajout après approbation (personnes à charge ajoutées après l’accord de principe)
Personne ajoutée ultérieurementFrais (USD)
Frais de dépôt (sauf nouveau-nés)5 000 $
Conjoint d’un citoyen10 000 $
Toute autre personne à charge éligible5 000 $
Nouveau-né d’un citoyen (jusqu’à 1 an)500 $
Barème officiel[3]. Ces frais ne concernent que les personnes ajoutées après l’accord de principe, pas celles figurant dans la demande initiale. La nationalité se transmet aussi aux générations suivantes par filiation[5].

La procédure étape par étape

Toute la procédure se fait à distance et passe obligatoirement par un agent agréé ; la CIU n’accepte pas les demandes directes[2][6].

  1. 1

    Choisir un agent agréé

    Vérifiez que l’agent figure sur la liste officielle des agents agréés publiée sur cip.gov.st[6].

  2. 2

    Constituer le dossier

    Passeports, actes de naissance et de mariage, extraits de casier judiciaire, certificats médicaux, références bancaires et justificatifs de l’origine des fonds. Faites-les apostiller ou légaliser et traduire par un traducteur certifié ; votre agent vous remettra la liste exacte[4].

  3. 3

    Déposer la demande et régler les 5 000 $ et les frais de documents

    L’agent dépose le dossier auprès de l’unité de citoyenneté et règle les frais de dépôt par dossier ainsi que les 750 $ par personne de documents de nationalité[2].

  4. 4

    Due diligence

    Contrôles d’antécédents, de casier judiciaire et d’origine des fonds par le comité présidé par le ministère public[11].

  5. 5

    Accord de principe

    Le gouvernement notifie sa décision à l’agent. La CIU fait état d’une moyenne d’environ 2 mois, l’approbation la plus rapide ayant pris 26 jours[17][18].

  6. 6

    Verser le don

    Virement de 90 000 $ / 95 000 $ (plus 5 000 $ par personne à charge supplémentaire) au Fonds national de transformation. C’est le seul paiement dû après l’accord de principe[2].

  7. 7

    Octroi de la nationalité, carte d’identité et passeport

    Vous recevez un certificat d’enregistrement, une carte d’identité nationale et un passeport. Depuis avril 2026, la délivrance peut se faire à distance après une courte vérification vidéo avec l’état civil, à la place du relevé biométrique en personne à Sao Tomé, Lisbonne ou Bruxelles[14][15].

Délai nationalité de Sao Tomé-et-Principe : du dépôt au passeport

Calendrier type, de bout en bout
ÉtapeDurée habituelleSource
Constitution du dossier avec l’agent2 à 6 semaines (selon les casiers judiciaires et apostilles)Pratique des agents
Du dépôt à l’accord de principe≈ 2 mois en moyenne ; 26 jours au plus rapideBilan de première année de la CIU[17]
De l’approbation au passeport≈ 12 semaines (note de juin 2026)Note de la CIU[16]
Total, de la demande au passeport4 mois et plus (moyenne CIU : 4 mois)CIU[16][18]
Enfants majeurs à charge (18 ans et plus)Passeport suspendu jusqu’à la publication des nouvelles règles de dépendanceNotes de la CIU[15][16]
Les premières campagnes promettaient 6 à 8 semaines. Le site de la CIU évoque toujours une « approbation en deux mois seulement » et 3 à 4 mois entre l’approbation et le passeport[1][6]. Les chiffres réels de la première année révèlent un goulet d’étranglement après l’approbation : au 1er septembre 2026, seuls 117 des 350 dossiers approuvés avaient abouti à la nationalité et 29 passeports avaient été délivrés[17].

Demandes et approbations : les chiffres

La CIU publie plus de données que la plupart des programmes récents. Principales étapes :

  • Janvier 2026 : 98 demandes reçues, 27 approuvées et 71 en cours d’examen ; premier passeport délivré[19].
  • 2 mars 2026 : plus de 220 demandes de plus de 27 nationalités[7].
  • 1er septembre 2026 (bilan de première année) : 548 demandes, 350 approuvées, 12 rejetées, 186 en cours ; 117 naturalisations accordées, 29 passeports délivrés, 72 nationalités de candidats et plus de 9,8 millions de dollars versés au fonds. Seule la moitié environ des candidats approuvés avait alors versé sa contribution[17][18].

Par nationalité, la Chine représente 159 demandes (environ 29 %), la Russie 122 (environ 22 %), l’Iran 50 (environ 9 %) et l’Allemagne 28. Par taille de famille, 43 % sont des demandeurs seuls, 47 % des familles de deux à quatre personnes et 10 % des familles de cinq à huit[18]. Un taux de rejet d’environ 3 % des dossiers tranchés (12 sur 362) est faible ; il faut le lire en gardant à l’esprit que le décret a à peine un an et n’a encore fait l’objet d’aucun audit externe.

Le bilan de première année est repris par plusieurs agents agréés et médias spécialisés[17][18], mais il n’était pas en ligne sur cip.gov.st lors de notre vérification. Ces chiffres sont donc déclarés par la CIU, non vérifiés de façon indépendante.

Passeport de Sao Tomé-et-Principe : les destinations sans visa

C’est ici que la communication officielle et les données indépendantes divergent le plus. La page des avantages de la CIU promet un « accès sans visa à plus de 93 pays »[5]. Le Henley Passport Index 2026 le crédite de 59 destinations, au 78e rang : 27 sans visa, 29 avec visa à l’arrivée et 3 avec eTA[13]. Le chiffre de 93 inclut probablement les e-visas, qui exigent une demande préalable ; Henley en recense 43 à part[13].

Où voyager sans visa

Parmi les destinations sans visa : Singapour, Hong Kong, la Malaisie, les Philippines, l’Afrique du Sud, le Kenya, le Rwanda, l’Angola, le Panama, le Costa Rica, l’Équateur, les Bahamas, la Barbade et la Dominique. Le visa à l’arrivée couvre notamment le Cambodge, l’Égypte, la Jordanie, l’Iran, Macao, les Maldives, Maurice, le Mozambique, la Tanzanie et le Cap-Vert[13].

Où un visa reste nécessaire

L’espace Schengen, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada, le Portugal, le Brésil, la Chine et la Russie exigent tous un visa[13]. Les États-Unis ajoutent un obstacle : depuis le 23 octobre 2025, les ressortissants de Sao Tomé-et-Principe figurent sur la liste du Département d’État des pays dont les demandeurs de visa B-1/B-2 (affaires et tourisme) peuvent devoir verser une caution. Pendant le programme pilote, elle s’élevait à 5 000, 10 000 ou 15 000 $ ; depuis l’entrée en vigueur du Visa Bond Program permanent le 3 août 2026, elle est de 10 000, 15 000 ou 20 000 $ (15 000 $ par défaut). Le montant est fixé par l’agent consulaire lors de l’entretien, et la caution est restituée si les conditions du visa sont respectées[29][28][27]. Si votre objectif est de circuler en Europe sans visa, les programmes caribéens comme la nationalité dominiquaise par investissement offrent encore l’accès à Schengen, pour un prix plus élevé. Notre classement du passeport le plus puissant à acheter compare les options.

L’atout lusophone : Portugal, Brésil et Afrique de langue portugaise

Sao Tomé-et-Principe est membre de la Communauté des pays de langue portugaise (CPLP), et la CIU met en avant des « possibilités spéciales de résidence, de travail et d’études » au Portugal, au Brésil, en Angola et au Mozambique[5][6]. À lire avec prudence :

  • Ce n’est pas la libre circulation. L’accord de mobilité de la CPLP de 2021 est un cadre que chaque pays met en œuvre de manière bilatérale. Un passeport santoméen exige toujours un visa pour le Portugal et le Brésil[13].
  • Portugal : il existe un titre de séjour CPLP, mais depuis la loi 61/2025 (22 octobre 2025), il n’est accessible qu’aux ressortissants CPLP arrivés avec un visa de résidence obtenu avant le départ, et non aux personnes entrées sans visa ou en tant que touristes[24]. Vérifiez les règles en vigueur auprès de l’AIMA ou d’un avocat portugais avant de compter dessus.
  • Naturalisation au Portugal : en vertu de la loi organique 1/2026 (publiée le 18 mai 2026, en vigueur le 19 mai 2026), les ressortissants des pays lusophones peuvent être naturalisés après 7 ans de résidence légale au lieu de 10. Ils sont présumés remplir la condition linguistique sauf méconnaissance manifeste du portugais, mais doivent toujours démontrer leur connaissance de la culture, de l’histoire, des droits et de l’organisation politique portugais[23][21]. La loi ne distingue pas selon le mode d’acquisition de la nationalité CPLP, mais aucun cas concernant un Santoméen par investissement n’a été signalé : cette voie raccourcie n’est pas éprouvée pour les titulaires d’un passeport CBI[26].
  • Pour s’installer directement au Portugal, consultez notre guide du golden visa Portugal et notre page expliquant comment obtenir la nationalité portugaise par la résidence. Tout proche, le golden visa Cap-Vert offre une autre base lusophone.

Fiscalité

La nationalité seule ne fait pas de vous un résident fiscal de Sao Tomé-et-Principe, et le programme n’impose aucune résidence[6]. Votre situation fiscale dépend du lieu où vous vivez réellement, de celui où se trouvent vos intérêts économiques et des règles de votre pays (les citoyens américains restent imposables sur leurs revenus mondiaux, quel que soit leur second passeport). Sao Tomé n’a pas de régime spécial pour les citoyens par investissement et la CIU ne fait aucune promesse fiscale. Pour un résident français, belge ou suisse, rien ne change donc sans transfert effectif de résidence : consultez un conseiller dans votre pays de résidence avant de voir ce passeport comme un outil fiscal.

Citoyen dès le premier jour, et pour vos descendants

Il s’agit d’une naturalisation directe par investissement, et non d’un parcours passant d’abord par la résidence. Vous devenez citoyen dès l’octroi, « sans distinction avec la nationalité de naissance » selon la CIU, et sans durée de séjour minimale pour la conserver[5]. Sao Tomé-et-Principe admet la double nationalité, qui se transmet aux générations suivantes par filiation[5][22]. Le décret prévoit toutefois une révocation, par exemple en cas de fausse déclaration ou d’agissements répréhensibles, et la presse locale fait état d’un nouvel examen par le ministère public dans les six mois suivant l’approbation[11].

Les risques d’un programme tout neuf

  • Risque politique. Le décret n’a jamais été soumis au Parlement. En août 2025, le dirigeant du MLSTP, Américo Barros, a réclamé sa révocation et une révision de la loi sur la nationalité[11][12]. Son parti est arrivé en tête le 27 septembre 2026 (24 sièges sur 55, résultats provisoires), sans majorité absolue : les négociations de coalition décideront si le programme est maintenu, modifié ou suspendu[20][25]. Les approbations déjà accordées devraient en principe être maintenues, mais les dossiers en cours pourraient être touchés.
  • Concession et gouvernance. Un concessionnaire privé basé à Dubaï conserve 44 % des recettes dans le cadre d’un contrat exclusif de 10 ans[10][11]. La CIU promet des audits annuels et des rapports publics trimestriels[10], mais aucun rapport audité n’était public lors de notre vérification.
  • Goulet d’étranglement après l’approbation. Au premier anniversaire, seuls 29 passeports avaient été délivrés pour 350 approbations, et les passeports des enfants majeurs restent suspendus[16][17].
  • Règles modifiées par simple note. La suspension liée aux trois nationalités, la délivrance à distance et les règles de dépendance résultent toutes de notes de la CIU aux agents, et non de règlements publiés[14][15].
  • Surveillance internationale. Parce qu’il est bon marché et attire de nombreux candidats de pays sanctionnés ou à risque[18], le programme pourrait subir le type de pressions américaines et européennes qu’ont connues les programmes caribéens. Sao Tomé n’a pas d’exemption de visa Schengen à perdre, mais les banques et les pays tiers pourraient traiter ces passeports avec une prudence accrue.
  • Fraudes d’agents et faux sites. Les sites imitant une « nationalité de Sao Tomé » officielle sont nombreux. Ne passez que par un agent figurant sur la liste officielle de cip.gov.st[6].

Avantages et inconvénients

Avantages

  • Parmi les frais publics les plus bas de tous les programmes CBI : 95 750 $ tout compris pour une personne, 103 000 $ pour une famille de quatre
  • Don forfaitaire de 95 000 $ pour quatre personnes maximum, parents et grands-parents de 55 ans et plus compris
  • Procédure entièrement à distance, y compris la délivrance du passeport par vérification vidéo ; ni visite, ni résidence, ni test de langue
  • Approbation en 2 mois environ en moyenne ; double nationalité et transmission par filiation autorisées
  • Appartenance à la CPLP ; voie de naturalisation portugaise en 7 ans pour les ressortissants CPLP (non éprouvée pour les citoyens par investissement)
  • Statistiques régulières de la CIU et barème officiel publié

Inconvénients

  • Passeport faible : 59 destinations selon Henley 2026, visa exigé pour Schengen, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Portugal et le Brésil ; une caution de 10 000 à 20 000 $ peut être exigée pour un visa américain B-1/B-2 (liste américaine des cautions de visa depuis le 23 octobre 2025)
  • Programme d’à peine un an, créé par décret sans vote du Parlement ; l’opposition qui voulait l’abroger est arrivée en tête des législatives de septembre 2026
  • La délivrance des passeports accuse un net retard sur les approbations ; passeports des enfants majeurs suspendus
  • Nouvelles demandes des titulaires de trois nationalités étrangères ou plus suspendues depuis avril 2026
  • 44 % des recettes reviennent à un concessionnaire privé de Dubaï ; aucun rapport audité publié à ce jour
  • Don uniquement : rien à récupérer ni à revendre ensuite

Pour qui, et qui devrait regarder ailleurs

Ce programme convient : aux familles qui cherchent une seconde nationalité de secours, peu coûteuse et peu paperassière ; aux personnes dont le passeport actuel est moins performant en Afrique ou en Asie du Sud-Est ; à celles qui ont un lien avec le monde lusophone et valorisent la CPLP ; et aux grandes familles, pour lesquelles le forfait compte le plus.

Mieux vaut regarder ailleurs si : vous avez besoin de voyager sans visa dans l’espace Schengen ou au Royaume-Uni, voulez un passeport à l’historique éprouvé, détenez déjà trois nationalités étrangères ou plus, devez obtenir rapidement des passeports pour des enfants majeurs, ou ne pouvez accepter un risque politique sur une somme versée dès maintenant. Comparez avec notre panorama de la citoyenneté par investissement et avec les options de résidence dans notre comparatif citoyenneté par investissement ou golden visa.

Les alternatives à budget comparable

Pour une vue d’ensemble du marché à bas coût, consultez notre comparatif de la citoyenneté par investissement la moins chère, notre tour d’horizon des nouveaux programmes de citoyenneté par investissement et notre comparatif de la citoyenneté caribéenne par investissement.

Questions fréquentes sur la nationalité santoméenne

Quel est le prix de la nationalité de Sao Tomé-et-Principe par investissement en 2026 ?

Le don minimum au Fonds national de transformation est de 90 000 $ pour une personne et de 95 000 $ pour une famille de deux à quatre personnes, plus 5 000 $ par personne à charge supplémentaire. S’y ajoutent 5 000 $ de frais de dépôt par dossier et 750 $ par personne pour le certificat, la carte d’identité et le passeport[1][2]. Les frais publics atteignent donc 95 750 $ pour une personne et 103 000 $ pour une famille de quatre, hors honoraires d’agent et frais de documents (apostilles, traductions, etc.).

La nationalité de Sao Tomé-et-Principe par don est-elle la seule voie ?

Oui, en pratique. La loi parle de nationalité « par investissement ou par don », mais l’unité de citoyenneté par investissement ne publie qu’une option : une contribution non remboursable au Fonds national de transformation, versée après l’accord de principe[1][2]. Il n’existe aujourd’hui ni voie immobilière ni voie entrepreneuriale. Méfiez-vous de toute offre alternative et vérifiez-la sur le site officiel, cip.gov.st.

Quel est le délai pour obtenir la nationalité de Sao Tomé-et-Principe ?

Les données de première année de la CIU indiquent environ 2 mois entre le dépôt et l’accord de principe (26 jours au plus rapide) et environ 4 mois en moyenne entre la demande et le passeport[17][18]. Une note du 29 juin 2026 recommande de prévoir 4 mois et plus au total, dont environ 12 semaines entre l’approbation et le passeport, en raison de la hausse des volumes et du renforcement des contrôles[16]. Les passeports des enfants majeurs à charge sont actuellement suspendus.

Puis-je inclure mes parents et mes enfants majeurs ?

Oui. La CIU accepte le conjoint ou partenaire de fait, les enfants jusqu’à 30 ans et les parents ou grands-parents de 55 ans ou plus[6]. Depuis avril 2026, cependant, les passeports des enfants à charge de plus de 18 ans sont suspendus jusqu’à la publication d’un nouveau cadre de preuve de la dépendance financière[15][16]. Faites-vous confirmer la situation par écrit avant d’inclure des enfants majeurs.

Combien de pays le passeport de Sao Tomé-et-Principe ouvre-t-il sans visa ?

Le Henley Passport Index 2026 crédite ce passeport de 59 destinations (27 sans visa, 29 avec visa à l’arrivée, 3 avec eTA), soit le 78e rang[13]. La communication officielle avance « plus de 93 » pays parce qu’elle compte les pays à e-visa[5]. Un visa reste nécessaire pour l’espace Schengen, le Royaume-Uni, les États-Unis, le Canada, le Portugal et le Brésil.

Faut-il se rendre ou vivre à Sao Tomé-et-Principe ?

Non. Aucune résidence n’est exigée avant ou après l’obtention de la nationalité, et il n’y a pas de test de langue[6]. Depuis la note de la CIU du 10 avril 2026, la carte d’identité nationale et le passeport peuvent être délivrés à distance après une courte vérification vidéo avec l’état civil, à la place du relevé biométrique en personne à Sao Tomé, Lisbonne ou Bruxelles[14][15].

Les conditions nationalité de Sao Tomé-et-Principe excluent-elles certaines nationalités ?

Aucune liste de nationalités interdites n’est publiée, mais la CIU affirme exclure les « pays à risque »[10]. Depuis le 10 avril 2026, les demandes de toute personne détenant déjà trois nationalités étrangères ou plus sont suspendues, en application d’une limite de la loi n° 07/2022[14]. Chaque candidat doit présenter un casier judiciaire vierge, justifier l’origine licite de ses fonds et passer la due diligence[4].

Le programme est-il sûr après les élections de 2026 ?

Le décret est en vigueur et la CIU traite les dossiers, mais le risque politique est réel. Le MLSTP, dont le dirigeant avait réclamé l’abrogation du décret en 2025, a obtenu une majorité relative de 24 sièges sur 55 le 27 septembre 2026 selon les résultats provisoires, en deçà des 28 sièges de la majorité absolue[11][20][25]. Tant qu’un nouveau gouvernement n’a pas fixé sa ligne, les candidats doivent s’attendre à d’éventuels changements. Assurez-vous que le don n’est exigible qu’après l’accord de principe, comme le prévoit la procédure officielle[2].

  • Sierra LeoneActif (discrétionnaire, article 27A) ; nouvelles voies annoncées au 1er octobre 2026
    nationalité sierra-léonaise par investissement d'entreprise

    Investissement minimum: 95 000 $ en Solo (rapporté) / 80 000 $ par personne en Enterprise à deux (rapporté) / 140 000 $ en Fast-Track (officiel)

  • NauruOuvert (lancé en janvier 2025 ; offre à 90 000 $ jusqu’au 31 décembre 2026)
    passeport de Nauru

    Investissement minimum: Contribution de 90 000 $ jusqu’au 31 décembre 2026 (tarif normal : 115 000 $)

  • VanuatuOuvert (DSP ouvert sans interruption ; CIIP relancé le 26 mai 2025)
    nationalité du Vanuatu par investissement

    Investissement minimum: Contribution DSP de 130 000 $ (demandeur seul)

  • DominiqueOuvert (restrictions d’entrée aux États-Unis depuis le 1er janvier 2026 ; pression de l’UE pour une suppression)
    nationalité dominiquaise par investissement immobilier

    Investissement minimum: Don de 200 000 $ (EDF) ou achat immobilier de 200 000 $ + 75 000 $ de frais gouvernementaux

  • Costa RicaPas de citoyenneté par investissement ; résidence investisseur → naturalisation après 7 ans (5 pour les Latino-Américains et les Espagnols)
    comment obtenir la nationalité costaricienne

    Investissement minimum: 150 000 $ US pour la résidence investisseur (200 000 $ US si le retour au seuil antérieur après juillet 2026 s'applique)

  • ParaguayPas de citoyenneté par investissement ; naturalisation après 3 ans de résidence permanente (Investor Pass depuis avril 2026)
    conditions pour obtenir la nationalité paraguayenne

    Investissement minimum: 150 000 $ US (Investor Pass tourisme) / 200 000 $ US (immobilier ou titres) ; 70 000 $ US en voie productive avec 5 emplois

Sources

  1. 1.Investment Structure & Fees – São Tomé and Príncipe Citizenship by Investment UnitSource officielle (2 octobre 2026)
  2. 2.Donation to the National Transformation Fund – São Tomé and Príncipe Citizenship by Investment UnitSource officielle (2 octobre 2026)
  3. 3.Post-Approval Inclusion Fees – São Tomé and Príncipe Citizenship by Investment UnitSource officielle (2 octobre 2026)
  4. 4.Eligibility & Criteria – São Tomé and Príncipe Citizenship by Investment UnitSource officielle (2 octobre 2026)
  5. 5.Rights & Benefits of São Tomé and Príncipe Citizenship – São Tomé and Príncipe Citizenship by Investment UnitSource officielle (2 octobre 2026)
  6. 6.Frequently Asked Questions – São Tomé and Príncipe Citizenship by Investment UnitSource officielle (2 octobre 2026)
  7. 7.A Growing Global Community: São Tomé and Príncipe's First 200 Applications (2 Mar 2026) – São Tomé and Príncipe Citizenship by Investment UnitSource officielle (2 octobre 2026)
  8. 8.Citizenship by Investment Program Official Launch in São Tomé and Príncipe – São Tomé and Príncipe Citizenship by Investment UnitSource officielle (2 octobre 2026)
  9. 9.Legislação São Tomé e Príncipe – Decreto-Lei n.º 7/2025 (nacionalidade por investimento ou doação) – AICEP Portugal GlobalSource officielle (2 octobre 2026)
  10. 10.Governo lança Programa de Cidadania por Investimento para atrair capital estrangeiro – STP-PRESS (2 octobre 2026)
  11. 11.PM garante que programa de cidadania por investimento é transparente e seguro – RSTP (2 octobre 2026)
  12. 12.São Tomé permite obtenção de nacionalidade com investimento ou doação a partir de 90 mil dólares – Forbes África Lusófona (2 octobre 2026)
  13. 13.Henley Passport Index – São Tomé and Príncipe visa access data (2026) – Henley & Partners (2 octobre 2026)
  14. 14.São Tomé Introduces Remote Passport Issuance, Clarifies Three-Nationality Rule – Citizenship Rights in Africa Initiative (2 octobre 2026)
  15. 15.São Tomé and Príncipe CBI 2026: Remote Passports, Nationality Cap, and Dependency Rules – NTL International (2 octobre 2026)
  16. 16.São Tomé and Príncipe CBI Processing Time Update: Approval in 2 Months, Passport in 12 Weeks – Immigrant Invest (2 octobre 2026)
  17. 17.São Tomé CBI Receives 548 Applications in First Year – Savory & Partners (2 octobre 2026)
  18. 18.São Tomé Citizenship Updates: 548 Applications Recorded in First Year – Citizenship Bay (2 octobre 2026)
  19. 19.São Tomé and Príncipe issues first citizenship by investment passport in January 2026 – The National Law Review (press release) (2 octobre 2026)
  20. 20.2026 São Toméan parliamentary election – Wikipedia (2 octobre 2026)
  21. 21.Portuguese nationality law – Wikipedia (2 octobre 2026)
  22. 22.São Toméan nationality law – Wikipedia (2 octobre 2026)
  23. 23.Lei Orgânica n.º 1/2026, de 18 de maio (amends Nationality Law 37/81) – Diário da República (Portugal)Source officielle (2 octobre 2026)
  24. 24.Lei n.º 61/2025, de 22 de outubro (Foreigners Act amendment) – Diário da República (Portugal)Source officielle (2 octobre 2026)
  25. 25.MLSTP vence legislativas em São Tomé mas fica sem maioria absoluta – 24 Notícias (Lusa) (2 octobre 2026)
  26. 26.Portugal Citizenship for CPLP Nationals: the 7-Year Route (2026) – Lincoln Global Partners (2 octobre 2026)
  27. 27.Visas: Visa Bond Program (final rule, 91 FR 48757, effective 3 Aug 2026) – US Department of State (Federal Register)Source officielle (4 octobre 2026)
  28. 28.Visas: Visa Bond Pilot Program (temporary final rule, 5 Aug 2025) – US Department of State (Federal Register)Source officielle (4 octobre 2026)
  29. 29.Updated: US Visa-Bond Pilot Program Expands to Additional Countries – Greenberg Traurig (4 octobre 2026)

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