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GoldenVisa
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Ouvert (programme des investisseurs du Québec, dépôts illimités mais 100 à 200 CSQ d’affaires en 2026) ; visa fédéral pour démarrage d’entreprise fermé aux nouveaux candidats

Programme des investisseurs du Québec : la résidence permanente canadienne pour un placement de 1 M$ et une contribution de 200 000 $

Le programme des investisseurs du Québec (Programme des investisseurs, souvent appelé PIIQ, ou QIIP en anglais) est la seule voie encore ouverte au Canada où un montant fixe de capital constitue le cœur d’une demande de résidence permanente. Vous prêtez 1 000 000 $ CA au gouvernement du Québec pendant cinq ans, avec garantie et remboursement sans intérêts, vous versez une contribution non remboursable de 200 000 $ CA, vous démontrez un avoir net de 2 000 000 $ CA acquis légalement et vous prouvez un français oral de niveau intermédiaire avancé[2]. En échange, après un séjour de 12 mois au Québec avec un permis de travail ouvert, vous recevez un certificat de sélection du Québec (CSQ) et pouvez demander la résidence permanente à Ottawa[4][7].

Ce guide s’adresse aux investisseurs qui comparent un engagement d’environ 1,2 million de dollars canadiens (environ 842 500 $ US) au Canada avec d’autres programmes de résidence. Il présente les conditions officielles mises à jour le 6 août 2026, le coût complet, le calendrier réel (le délai fédéral publié pour les dossiers d’affaires du Québec atteignait 75 mois en septembre 2026[25]), la fiscalité à l’arrivée et au départ, ainsi que les voies d’affaires qui subsistent depuis que le programme fédéral de visa pour démarrage d’entreprise (Start-up Visa) a cessé d’accepter de nouveaux candidats le 31 décembre 2025[8]. L’étape de la citoyenneté et du passeport fait l’objet d’un guide distinct : comment obtenir la nationalité canadienne en tant qu’investisseur.

Dernière vérification:

Comment fonctionne le programme des investisseurs du Québec

Golden visa Canada : existe-t-il vraiment ?

Pas au sens européen. Le Canada n’a aucun programme fédéral qui accorde la résidence en échange d’un achat immobilier ou d’un investissement passif. Le Programme fédéral d’immigration des investisseurs a été aboli en 2014, et les voies d’affaires fédérales fondées sur l’entrepreneuriat (visa pour démarrage d’entreprise et travailleurs autonomes) sont aujourd’hui fermées ou suspendues aux nouveaux candidats[8][9]. Il reste le programme québécois. En vertu de l’Accord Canada-Québec, le Québec sélectionne lui-même ses immigrants économiques ; Immigration, Réfugiés et Citoyenneté Canada (IRCC) statue ensuite sur la résidence permanente au regard de la santé, de la sécurité et de la criminalité[10].

Base légale et autorité responsable

La version actuelle découle du règlement modifiant le Règlement sur l’immigration au Québec, publié à la Gazette officielle le 8 novembre 2023, les programmes d’affaires (investisseurs, entrepreneurs et travailleurs autonomes) étant en vigueur depuis le 1er janvier 2024[27]. Elle remplace l’ancien modèle passif, suspendu en 2019, dans lequel les investisseurs plaçaient 1,2 million de dollars et où beaucoup ne s’installaient jamais au Québec. Le ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration (MIFI) reçoit les demandes et rend les décisions. Le million de dollars est confié à un intermédiaire financier participant et garanti par le gouvernement du Québec ; la contribution de 200 000 $ est versée à Investissement Québec Immigrants Investisseurs inc.[2]

Le choix structurant du programme : la sélection n’est définitive qu’une fois que vous avez réellement vécu au Québec. Vous recevez d’abord un avis d’intention de sélection, qui vous permet d’obtenir un permis de travail ouvert fédéral, puis vous effectuez un séjour de 12 mois dans un délai de deux ans, et c’est seulement ensuite que le CSQ est délivré[2][4]. Le programme tient donc davantage de l’installation encadrée que d’une carte de résidence par investissement comme le golden visa Portugal par placement en fonds.

Les voies de résidence par investissement au Canada en octobre 2026

Voies fondées sur le capital ou l’entreprise menant à la résidence permanente canadienne, situation au 2 octobre 2026
VoieCapital requisFrançais / langueStatut
Programme des investisseurs du Québec (PIIQ)Placement garanti de 1 000 000 $ CA sur cinq ans + contribution non remboursable de 200 000 $ CA ; avoir net de 2 000 000 $ CA[2]Français oral de niveau 7 (échelle québécoise)Ouvert depuis le 1er janv. 2024 ; aucun plafond de demandes ; 100 à 200 CSQ d’affaires prévus en 2026
Programme des entrepreneurs du Québec, volet 2 (création d’entreprise)Avoir net de 600 000 $ CA ; au moins 300 000 $ CA investis dans l’entreprise dans la région de Montréal ou 150 000 $ CA ailleurs ; 25 % du capital[11]Français oral de niveau 7Ouvert ; demandes à tout moment
Programme des travailleurs autonomes du QuébecAvoir net de 100 000 $ CA ; dépôt de démarrage de 50 000 $ CA dans la région de Montréal ou de 25 000 $ CA ailleurs[12]Français oral de niveau 7Ouvert ; aucun plafond de demandes[13]
Volets entrepreneurs provinciaux (p. ex. BC Base)BC Base : avoir net de 600 000 $ CA et investissement personnel de 200 000 $ CA, un nouvel emploi à temps plein[14]NCLC 4 en anglais ou en français (C.-B.)Tirages au pointage ; la C.-B. a envoyé des invitations le 22 sept. 2026[30]
Visa fédéral pour démarrage d’entrepriseEngagement d’une organisation désignée ; aucun montant fixeNCLC 5Fermé aux nouveaux candidats le 31 déc. 2025 ; les titulaires d’un engagement de 2025 pouvaient déposer jusqu’au 30 juin 2026
Programme fédéral des travailleurs autonomesSans objetSans objetSuspendu jusqu’à nouvel ordre
Projet pilote fédéral pour entrepreneursNon publiéNon publiéAnnoncé pour 2026 ; critères non publiés au 2 oct. 2026
Les admissions fédérales de gens d’affaires sont planifiées à 500 par an (fourchette de 250 à 1 000) pour 2026-2028, soit la plus petite catégorie économique du Plan des niveaux ; la cible du Programme des candidats des provinces pour 2026 est de 91 500[10]. Avis d’IRCC et page du visa pour démarrage d’entreprise[8][9].

Admissibilité à la sélection des investisseurs au Québec

Conditions golden visa Canada 2026 : ce qu’exige le Québec

Les conditions officielles, mises à jour pour la dernière fois le 6 août 2026, sont les suivantes[2] :

  • Un avoir net d’au moins 2 000 000 $ CA, acquis légalement et dont l’origine peut être retracée. Il peut être partagé avec l’époux ou le conjoint de fait qui accompagne le candidat. Les dons reçus dans les six mois précédant la demande ne sont pas comptabilisés.
  • Un placement de 1 000 000 $ CA pendant cinq ans par l’intermédiaire d’un intermédiaire financier participant, garanti par le Québec et remboursé sans intérêts dans les 30 jours suivant l’échéance.
  • Une contribution financière de 200 000 $ CA, non remboursable. Les deux sommes sont versées dans les 120 jours suivant la demande du ministère, et non au dépôt du dossier.
  • Au moins deux ans d’expérience en gestion au cours des cinq années précédant la demande. L’expérience acquise dans les prêts sur salaire, l’encaissement de chèques, les prêts sur gage ou l’industrie du sexe n’est pas retenue.
  • Scolarité : au moins un diplôme équivalent au diplôme d’études secondaires du Québec, ou un programme professionnel ou collégial à temps plein d’au moins un an.
  • Un français oral de niveau 7 de l’Échelle québécoise des niveaux de compétence (intermédiaire avancé, approximativement), attesté par des résultats au TCF, au TEF, au DELF ou au DALF datant de moins de deux ans, ou par un diplôme d’études secondaires en français reconnu. Les francophones de naissance doivent eux aussi en faire la preuve : un candidat français n’en est pas dispensé et doit présenter un test ou un diplôme accepté.
  • Un séjour d’au moins 12 mois au Québec dans les deux ans suivant la délivrance du permis de travail. Au moins six mois doivent être accomplis personnellement par le requérant principal ; les six autres peuvent l’être par le requérant ou par son conjoint.
  • L’attestation d’apprentissage des valeurs démocratiques et des valeurs québécoises, obtenue dans les 60 jours suivant la demande, pour le requérant, le conjoint âgé de 16 ans ou plus et les enfants de 18 ans ou plus.

Viennent ensuite les contrôles d’admissibilité fédéraux au stade de la résidence permanente : examen médical, certificats de police et données biométriques[6]. C’est sur la provenance des fonds que la plupart des dossiers se gagnent ou se perdent. Plusieurs conseillers rapportent que le ministère réclame des pièces supplémentaires lorsque les relevés bancaires ne montrent pas comment le patrimoine a été constitué : préparez donc, avant le dépôt, un exposé documenté des revenus d’entreprise, cessions et successions.

Financement : avant 2019, la plupart des investisseurs finançaient le placement au moyen d’un prêt bancaire organisé par l’intermédiaire. Certains conseillers affirment que le financement reste proposé sous les règles de 2024[28], mais les conditions officielles n’en disent rien : vérifiez-le auprès d’un intermédiaire participant avant de compter dessus.

Ce que coûte le programme des investisseurs du Québec

Requérant principal, en dollars canadiens ; dollars US au taux de 1,4243 $ CA pour 1 $ US (Banque du Canada, 1er octobre 2026)
PosteMontant ($ CA)Remarques
Placement sur cinq ans1 000 000Remboursé sans intérêts après cinq ans (environ 702 100 $ US au taux de la Banque du Canada[24])[2]
Contribution financière200 000Non remboursable (environ 140 400 $ US)[2]
Frais de demande au Québec18 241Requérant principal ; conjoint et enfants : 0 $ ; montant en vigueur depuis le 1er janv. 2026, indexé chaque 1er janvier[3]
Permis de travail ouvert155 + 100 par personneFrais de traitement de 155 $ plus les frais de 100 $ pour le privilège de titulaire de permis de travail ouvert, tous deux mentionnés dans les instructions d’IRCC pour les permis des investisseurs du Québec (T10)[31] ; plus la biométrie à 85 $ par personne (170 $ au maximum par famille)[6]
Frais fédéraux de RP, requérant principal2 495Catégorie des gens d’affaires, frais relatifs au droit de résidence permanente de 600 $ compris[6]
Frais fédéraux de RP, conjoint / chaque enfant1 590 / 270[6]
Tests et cours de françaisVariableLe niveau 7 doit être atteint avant le dépôt
Honoraires juridiques, d’intermédiaire et fiscauxNon publiésAucune référence officielle ; demandez des devis écrits
Rendement perdu sur 1 M$Environ 217 000 à 4 % par an sur cinq ansÀ titre indicatif ; dépend du rendement de votre placement alternatif
Logement au QuébecPrix du marchéÀ Montréal, les droits de mutation (taxe de bienvenue) sur un logement de 1 000 000 $ s’élèvent à environ 15 350 $ selon les tranches 2026[23]
La mise de fonds minimale est de 1,2 million de dollars canadiens (environ 842 500 $ US), dont 1 million est récupéré. Les frais gouvernementaux pour une famille de quatre personnes (deux adultes, deux enfants) jusqu’à la RP atteignent environ 23 500 $ (frais québécois, quatre frais fédéraux de RP, deux permis de travail ouverts et biométrie familiale), avant conseillers, préparation linguistique et coût de la vie au Québec pendant le séjour.

Le coût économique réel de la résidence d’investisseur au Canada

Prix golden visa Canada : ce que vous dépensez vraiment

Le coût définitif est inférieur au montant affiché. Sur les 1,2 million de dollars, le placement de 1 million est garanti par le Québec et remboursé dans les 30 jours suivant l’échéance de cinq ans[2]. Ce que vous dépensez réellement : la contribution de 200 000 $, environ 23 500 $ de frais gouvernementaux pour une famille type, les honoraires professionnels et le rendement auquel vous renoncez sur 1 million de dollars pendant cinq ans. Avec un rendement alternatif de 4 %, ce coût d’opportunité avoisine 217 000 $, ce qui donne un total réaliste d’environ 450 000 à 500 000 $ avant conseillers et déménagement.

Deux points de trésorerie comptent. D’abord, rien n’est payé au dépôt hormis les frais de 18 241 $ ; le placement et la contribution sont exigibles dans les 120 jours suivant la demande du ministère[2][3]. Ensuite, l’argent peut rester longtemps entre les mains du Québec avant que vous obteniez la RP. Radio-Canada rapportait en avril 2026 que le Québec détenait plus de 768 M$ prêtés par 960 investisseurs toujours en attente de leur résidence permanente, dont plus de 500 depuis plus de cinq ans[26]. Il s’agissait surtout de dossiers antérieurs à 2024, mais cela montre que l’échéance de cinq ans ne garantit pas une décision dans les cinq ans.

Face aux autres programmes, le Canada se situe dans le haut de la fourchette. À titre de comparaison, le visa EB-5 et sa carte verte d’investisseur exige 800 000 $ US dans une zone d’emploi ciblée, et la résidence d’investisseur qualifié du golden visa Panama démarre à 300 000 $ US en vertu du décret exécutif n° 17. Notre classement du golden visa le moins cher montre l’éventail complet.

Conjoint et enfants dans la demande

La demande québécoise couvre l’époux ou le conjoint de fait et les enfants à charge, sans frais québécois supplémentaires pour eux[3]. L’avoir net peut être partagé avec le conjoint, mais celui-ci doit aussi démontrer l’origine licite de ses propres actifs, même s’ils ne sont pas nécessaires pour atteindre 2 millions de dollars[2]. Le conjoint peut également accomplir jusqu’à six des douze mois du séjour au Québec, ce qui aide un requérant principal qui dirige encore une entreprise à l’étranger.

Au fédéral, chaque membre de la famille paie les frais de RP (1 590 $ pour un conjoint, 270 $ par enfant à charge) et obtient le statut en même temps que le requérant principal[6]. Le permis de travail ouvert de l’investisseur permet de travailler pour n’importe quel employeur au Québec[7] ; les membres de la famille demandent leurs propres permis pendant le séjour, et les enfants sont scolarisés au Québec. En vertu de la Charte de la langue française, les enfants de nouveaux immigrants fréquentent en règle générale l’école publique francophone, un point à anticiper si vos enfants sont plus âgés, et un atout pour une famille déjà francophone.

Les adultes de la famille doivent obtenir l’attestation des valeurs démocratiques (conjoint de 16 ans ou plus et enfants de 18 ans ou plus)[2]. Une fois la résidence permanente obtenue, chaque membre de la famille est soumis à sa propre obligation de résidence.

Les étapes, une par une

La séquence ci-dessous s’applique au Programme des investisseurs du Québec, seule voie fondée sur le capital ouverte en octobre 2026.

  1. 1

    Préparer le français, la provenance des fonds et les documents

    Atteignez le niveau 7 en français oral et constituez le dossier prouvant un avoir net de 2 M$, deux ans d’expérience en gestion et une scolarité admissible[2]. La plupart des non-francophones ont besoin d’au moins un an d’apprentissage.

  2. 2

    Déposer la demande auprès du MIFI

    Envoyez par la poste la demande de sélection permanente, avec le document d’exposé et les frais de 18 241 $ réglés par mandat ou traite bancaire canadienne. Les demandes sont acceptées à tout moment, sans plafond[3].

  3. 3

    Examen et entrevue

    Le MIFI vérifie toutes les conditions sauf le séjour et peut vous convoquer en entrevue[4]. Il vous sera aussi demandé d’obtenir l’attestation des valeurs démocratiques dans les 60 jours[2].

  4. 4

    Verser le placement et la contribution

    Dans les 120 jours suivant la demande du ministère, placez 1 M$ auprès d’un intermédiaire financier participant et versez la contribution de 200 000 $[2].

  5. 5

    Recevoir l’avis d’intention de sélection

    L’avis est valide six mois et permet de demander un permis de travail ouvert (code T10) valable jusqu’à trois ans, ou jusqu’à l’expiration de votre passeport[7].

  6. 6

    S’installer au Québec et accomplir le séjour

    Passez au moins 12 mois au Québec dans les deux ans suivant le permis de travail, dont six en personne. Le MIFI peut vous convoquer à tout moment pour vérifier votre présence[2][4].

  7. 7

    Obtenir le CSQ

    Transmettez la preuve du séjour. S’il est confirmé, le MIFI délivre le CSQ pour vous et votre famille[4]. Le permis de travail peut alors être prolongé une fois, jusqu’à deux ans[7].

  8. 8

    Demander la résidence permanente au fédéral

    Déposez la demande de RP auprès d’IRCC (2 495 $ pour le requérant principal) avec examens médicaux, certificats de police et biométrie[6], puis obtenez le statut de résident permanent à votre arrivée.

Du premier dépôt à la résidence permanente : le calendrier

Durées indicatives pour un nouveau dossier d’investisseur au Québec
ÉtapeDurée habituelleFondement
Français jusqu’au niveau 7 en partant d’un niveau faible12 à 24 moisEstimation ; très variable
Examen du MIFI jusqu’à l’avis d’intentionNon publiéLe MIFI ne publie aucun délai pour les investisseurs[4] ; les volumes de sélection sont plafonnés par la planification[5]
Délai de paiementJusqu’à 120 joursÀ compter de la demande du ministère[2]
Permis de travail et séjour de 12 mois12 à 24 moisLe séjour doit être accompli dans les deux ans suivant le permis de travail[2]
CSQ après la preuve du séjourNon publié[4]
RP fédérale, catégorie des gens d’affaires du Québec75 mois (publié le 3 sept. 2026)Chiffre dominé par les anciens dossiers ; la rapidité de traitement des dossiers postérieurs à 2024 n’est pas confirmée[25]
Durée totale réaliste du premier dépôt à la RP : environ trois à quatre ans si le fédéral traite assez vite les nouveaux dossiers du PIIQ, et bien davantage s’ils rejoignent la file publiée. Le permis de travail ouvert dure jusqu’à trois ans et peut être prolongé une fois après le CSQ : vous pouvez donc vivre et travailler au Québec en attendant la décision fédérale[7].

Fiscalité à l’arrivée, pendant la résidence et au départ

Le Canada impose sur la base de la résidence. Vous devenez en général résident fiscal dès le jour où vous vous installez et créez des liens de résidence importants, comme un logement ou un conjoint au Canada, et vous déclarez dès lors vos revenus mondiaux[17]. Comme le programme impose un séjour de 12 mois, la plupart des investisseurs deviennent résidents fiscaux canadiens pendant la période du permis de travail, bien avant la RP.

  • Réévaluation à l’arrivée. La plupart des biens que vous possédez au moment de devenir résident (à l’exception des biens canadiens imposables, comme un immeuble situé au Canada) sont réputés acquis à leur juste valeur marchande à cette date : les gains accumulés avant l’immigration ne sont donc pas imposés au Canada[17]. Faites évaluer vos actifs à l’arrivée.
  • Taux élevés. Au Québec, le taux marginal maximal combiné fédéral et provincial est en 2026 de 53,31 % sur le revenu ordinaire et de 26,65 % sur les gains en capital, au-delà d’un revenu imposable de 258 482 $[20].
  • Déclaration des avoirs étrangers. Le formulaire T1135 s’applique dès que le coût total des biens étrangers déterminés dépasse 100 000 $, ce coût étant mesuré à la juste valeur marchande à l’arrivée ; il n’est pas exigé pour l’année où vous devenez résident[19].
  • Impôt de départ. À votre départ, la plupart des biens sont réputés vendus à leur juste valeur marchande. Les immeubles canadiens et les régimes enregistrés en sont exclus, de même que les biens détenus à l’arrivée si vous avez été résident 60 mois ou moins au cours des dix années précédentes[18].

Le Canada n’a ni impôt sur la fortune ni impôt successoral distinct, mais le décès entraîne une disposition présumée des immobilisations. Avant la RP, l’achat d’un logement est également limité : l’interdiction fédérale d’achat d’immeubles résidentiels par des non-Canadiens court jusqu’au 1er janvier 2027, même si le titulaire d’un permis de travail encore valide pendant au moins 183 jours peut acheter un bien[21]. Ottawa réexamine l’interdiction avant son échéance plutôt que de prévoir une simple prolongation[22].

Résidence permanente au Canada par investissement : conserver son statut et la suite

Les investisseurs du Québec obtiennent une résidence permanente pleine et entière d’emblée, sans période conditionnelle et sans obligation de conserver le placement après l’arrivée (le million de dollars arrive simplement à échéance au bout de cinq ans). Pour conserver la RP, vous devez être physiquement présent au Canada au moins 730 jours sur chaque période glissante de cinq ans[15]. Les jours passés partout au Canada comptent, mais quitter le Québec peu après l’arrivée va à l’encontre de l’engagement pris lors de la sélection et mérite d’être discuté avec un avocat.

Les résidents permanents peuvent demander la citoyenneté après 1 095 jours de présence physique au cours des cinq années précédant la demande, les jours passés au Canada avec un permis de travail avant la RP comptant pour une demi-journée, jusqu’à 365 jours[16]. Les exigences de langue, l’examen, les frais et la durée totale du parcours sont détaillés dans notre guide comment obtenir la nationalité canadienne. Pour un lecteur français, acquérir volontairement une nationalité étrangère ne fait pas perdre la nationalité française[34]. Notre comparatif de la nationalité la plus rapide par résidence remet cette règle en perspective.

Titre de séjour au Canada par création d’entreprise : les autres voies

Si le niveau 7 en français est hors de portée, les options restantes sont des voies d’affaires, pas des investissements passifs.

Programmes québécois des entrepreneurs et des travailleurs autonomes

Le volet 2 du Programme des entrepreneurs exige un avoir net de 600 000 $, un plan d’affaires, au moins 25 % des capitaux propres et des dépenses de démarrage ou d’exploitation d’au moins 300 000 $ dans la région de Montréal ou de 150 000 $ ailleurs, dans les deux ans suivant le permis de travail[11]. Le Programme des travailleurs autonomes demande un avoir net de 100 000 $ et un dépôt de 25 000 à 50 000 $[12]. Les deux exigent aussi le niveau 7 en français, et les frais québécois sont de 1 272 $ pour le requérant principal et de 201 $ par membre de la famille qui l’accompagne[13]. Ils partagent la même enveloppe de 100 à 200 CSQ d’affaires[5].

Volets entrepreneurs provinciaux

La plupart des provinces gèrent des volets entrepreneurs dans le cadre du Programme des candidats des provinces : vous créez ou achetez une entreprise avec un permis de travail, atteignez des objectifs de performance, puis recevez une désignation pour la RP. Le volet Base de la Colombie-Britannique, par exemple, exige un avoir net de 600 000 $, un investissement personnel de 200 000 $ et la création d’un emploi à temps plein[14], et sélectionne les candidats au pointage lors de tirages périodiques[30]. Le volet entrepreneur de l’Ontario a fermé le 4 novembre 2024[33]. Ces volets supposent d’exploiter réellement une entreprise, il ne s’agit pas de placements, et ne pas atteindre les objectifs peut coûter la désignation.

Voies fédérales

Le programme de visa pour démarrage d’entreprise a cessé d’accepter de nouveaux candidats le 31 décembre 2025, sauf pour les titulaires d’une lettre d’engagement de 2025, qui pouvaient déposer jusqu’au 30 juin 2026 ; la page d’IRCC décrit le programme comme étant en pause[8][9]. Les titulaires déjà au Canada avec un permis de travail lié au visa pour démarrage d’entreprise peuvent le prolonger pendant le traitement de leur RP[9]. Le programme fédéral des travailleurs autonomes reste suspendu, et le projet pilote pour entrepreneurs annoncé pour 2026 en remplacement n’avait aucun critère publié au 2 octobre 2026[8][29]. Suivez ces fermetures dans notre suivi des programmes golden visa fermés.

Avantages et inconvénients

Avantages

  • 1 M$ CA sur les 1,2 M$ CA engagés est garanti par le Québec et remboursé après cinq ans
  • Mène à une résidence permanente pleine et entière, sans période conditionnelle
  • Demandes acceptées à tout moment, sans plafond de dépôts
  • Permis de travail ouvert pour l’investisseur pendant le séjour au Québec, prolongeable une fois après le CSQ
  • Conjoint et enfants inclus sans frais québécois supplémentaires
  • Réévaluation fiscale des actifs étrangers à leur valeur marchande à l’arrivée

Inconvénients

  • Le français oral de niveau 7 est obligatoire, même pour les francophones de naissance
  • Un véritable séjour de 12 mois au Québec est exigé avant la sélection
  • Seulement 100 à 200 CSQ d’affaires prévus en 2026
  • File d’attente fédérale de RP pour les dossiers d’affaires du Québec publiée à 75 mois (sept. 2026)
  • Immobilisation de cinq ans sans intérêts et contribution perdue de 200 000 $ CA
  • Imposition mondiale à des taux maximaux supérieurs à 53 % une fois résident, plus l’impôt de départ

Changements récents et points à surveiller

  • 8 novembre 2023 : le Québec publie le règlement réformant ses programmes économiques ; les nouveaux programmes d’affaires entrent en vigueur le 1er janvier 2024[27].
  • 1er janvier 2024 : le programme des investisseurs rouvre avec le placement de 1 M$, la contribution de 200 000 $, le niveau 7 en français et le séjour de 12 mois, et le permis de travail ouvert T10 devient disponible[2][7].
  • 19 et 31 décembre 2025 : IRCC ferme le permis de travail facultatif lié au visa pour démarrage d’entreprise, puis les nouvelles demandes de ce visa, et maintient la suspension du programme des travailleurs autonomes[8].
  • 1er janvier 2026 : les frais de la demande d’investisseur au Québec passent à 18 241 $[3].
  • Planification 2026 : le Québec prévoit 100 à 200 CSQ d’affaires et 450 à 550 admissions dans la catégorie des gens d’affaires ; Ottawa prévoit 500 admissions fédérales de gens d’affaires par an jusqu’en 2028[5][10].
  • 14 avril 2026 : Radio-Canada fait état de 960 investisseurs toujours en attente de leur RP, pour plus de 768 M$ de prêts[26].
  • 6 août 2026 : dernière mise à jour des conditions officielles du programme[2].
  • 3 septembre 2026 : le délai publié par IRCC pour la catégorie des gens d’affaires du Québec atteint 75 mois[25].
  • 30 septembre 2026 : Radio-Canada rapporte que les demandes d’investisseurs sont passées de 2 234 en 2016 à 5 en 2025, qu’un seul investisseur a prêté au Québec depuis janvier 2026 et que le programme d’aide aux entreprises financé par l’argent des investisseurs (PIIAE) est maintenu sous sa forme actuelle jusqu’au 31 mars 2028, date à laquelle il sera évalué[32].

À surveiller : le plan d’immigration du Québec pour 2027, habituellement déposé à l’automne ; les règles du projet pilote fédéral pour entrepreneurs ; la séparation éventuelle par IRCC des nouveaux dossiers du PIIQ et de l’ancienne file d’attente ; et le régime qui remplacera l’interdiction d’achat par des étrangers après 2027[22].

À qui s’adresse ce programme, et qui devrait regarder ailleurs

Il convient aux familles qui veulent réellement vivre au Québec, parlent déjà français ou sont prêtes à l’apprendre, disposent d’au moins 2 millions de dollars canadiens de patrimoine propre et documenté, et privilégient les écoles, le système de santé et un statut durable au Canada plutôt que la rapidité. Les investisseurs francophones partent ici avec une longueur d’avance, puisque la condition linguistique se réduit pour eux à un test. Le programme convient aussi à ceux qui acceptent de traiter 1 million de dollars comme une obligation garantie par l’État, à cinq ans et sans rendement.

Regardez ailleurs si vous voulez une carte de résidence sans déménager, ne pouvez pas atteindre le niveau 7 en français, avez besoin d’un statut d’ici un ou deux ans, ou souhaitez éviter l’imposition mondiale aux taux canadiens. Un titre qui exige peu ou pas de présence, comme le golden visa Émirats arabes unis dès 2 millions AED en immobilier, ou une voie américaine, répond mieux à ces objectifs.

Autres options de résidence en Amérique du Nord et au-delà

Notre comparateur golden visa classe tous les programmes par budget, obligation de présence et délai.

Questions fréquentes

Le golden visa Canada existe-t-il ?

Pas au sens habituel. Le Canada n’a aucun programme fédéral qui accorde la résidence en échange d’un achat immobilier ou d’un investissement passif. L’équivalent le plus proche est le Programme des investisseurs du Québec : un placement garanti de 1 000 000 $ CA sur cinq ans, une contribution non remboursable de 200 000 $ CA et un avoir net de 2 000 000 $ CA[2]. Contrairement à la plupart des golden visas, il exige un français oral de niveau 7 et un séjour de 12 mois au Québec avant la sélection, et il mène à la résidence permanente plutôt qu’à un titre renouvelable. Les voies d’affaires passent par les programmes d’entrepreneurs du Québec ou les volets des candidats des provinces.

Peut-on obtenir la résidence au Canada par don ?

Aucune voie ne repose sur un don seul. Le programme québécois comporte une contribution non remboursable de 200 000 $ CA, versée à Investissement Québec Immigrants Investisseurs inc., mais elle s’accompagne d’un placement de 1 000 000 $ CA sur cinq ans, d’un avoir net de 2 000 000 $ CA, d’une expérience en gestion, du niveau 7 en français et d’un séjour de 12 mois[2]. Il n’existe aucune voie fédérale par don, et aucun programme provincial n’accorde la résidence en échange d’une libéralité. Toute offre de résidence canadienne contre un don doit être considérée comme un signal d’alarme.

Le placement de 1 million de dollars est-il remboursé ?

Oui. Le 1 000 000 $ CA est placé par l’intermédiaire d’un intermédiaire financier participant, garanti par le gouvernement du Québec et remboursé sans intérêts dans les 30 jours suivant l’échéance de cinq ans. La contribution distincte de 200 000 $ CA n’est pas remboursable[2]. Votre coût réel correspond donc à la contribution, aux frais et au rendement auquel vous renoncez sur 1 million de dollars pendant cinq ans. Attention : l’échéance de cinq ans n’est pas liée au traitement du dossier, et un investisseur peut encore attendre sa RP fédérale au moment où l’argent lui est rendu.

Peut-on présenter une demande au programme des investisseurs du Québec sans parler français ?

Non. Les conditions officielles exigent un français oral de niveau 7 sur l’échelle québécoise, attesté par un test reconnu de moins de deux ans ou par un diplôme d’études secondaires en français reconnu, même pour les francophones de naissance[2]. Aucune exemption n’est prévue. En pratique, un débutant a besoin d’au moins un an d’apprentissage pour atteindre le niveau 7. La même exigence s’applique aux programmes québécois des entrepreneurs et des travailleurs autonomes[11][12] : les investisseurs qui n’apprendront pas le français doivent se tourner vers les volets entrepreneurs provinciaux ou d’autres pays.

Combien de temps dure le programme des investisseurs du Québec ?

Le MIFI ne publie aucun délai de traitement pour la sélection des investisseurs. Après l’avis d’intention, il faut un séjour de 12 mois au Québec dans les deux ans suivant le permis de travail avant que le CSQ soit délivré[2][4]. La RP fédérale constitue le goulot d’étranglement : le délai publié par IRCC pour la catégorie des gens d’affaires du Québec était de 75 mois au 3 septembre 2026, même si ce chiffre reflète les anciens dossiers[25]. Comptez au moins trois à quatre ans du dépôt à la RP, plus la préparation linguistique, et davantage si les nouveaux dossiers rejoignent la file.

Peut-on travailler au Canada pendant le traitement de la demande ?

Oui, dès que vous détenez l’avis d’intention de sélection. Il permet de demander un permis de travail ouvert (T10) valable jusqu’à trois ans ou jusqu’à l’expiration de votre passeport, qui autorise à travailler pour n’importe quel employeur au Québec. Une fois le CSQ délivré, vous pouvez le prolonger une fois, jusqu’à deux ans, pendant le traitement de la résidence permanente[7]. L’avis lui-même n’est valide que six mois : demandez donc le permis rapidement.

Peut-on acheter un logement au Canada avant d’obtenir la résidence permanente ?

En général, seulement avec prudence. La Loi fédérale sur l’interdiction de l’achat d’immeubles résidentiels par des non-Canadiens s’applique jusqu’au 1er janvier 2027 aux bâtiments de trois logements au plus situés en zone urbaine. Le titulaire d’un permis de travail encore valide pendant au moins 183 jours, qui n’a pas déjà acheté en vertu de cette exception, peut acquérir un bien[21]. Le gouvernement examine ce qui remplacera l’interdiction après son expiration[22]. À Montréal, les droits de mutation sur un logement de 1 000 000 $ s’élèvent à environ 15 350 $[23].

Qu’est devenu le visa pour démarrage d’entreprise (Start-up Visa) ?

IRCC a cessé d’accepter de nouvelles demandes de visa pour démarrage d’entreprise le 31 décembre 2025 à 23 h 59. Les titulaires d’une lettre d’engagement valide de 2025 pouvaient encore déposer jusqu’au 30 juin 2026, et le permis de travail facultatif lié à ce visa a fermé aux nouveaux demandeurs le 19 décembre 2025[8][9]. IRCC a promis un nouveau projet pilote ciblé pour les entrepreneurs en 2026, mais aucun critère ni date de lancement n’avait été publié au 2 octobre 2026[29]. Le programme fédéral des travailleurs autonomes reste lui aussi suspendu.

  • CanadaPas de citoyenneté par investissement ; RP investisseur du Québec → nationalité après 1 095 jours sur 5 ans
    naturalisation au Canada combien d'années

    Investissement minimum: 1,2 M$ CA pour l’étape de la RP (placement de 1 M$ CA sur 5 ans, remboursé, + contribution de 200 000 $ CA, Québec)

  • États-UnisOuvert (centres régionaux autorisés jusqu’au 30 sept. 2027)
    visa EB-5

    Investissement minimum: 800 000 $ en TEA / 1 050 000 $ en standard (hausse indexée pour les pétitions déposées à partir du 1er janv. 2027)

  • PanamaOuvert : nouvelles règles depuis le 16 septembre 2026
    résidence permanente au Panama par investissement

    Investissement minimum: 300 000 USD (immobilier neuf, première vente) ; 500 000 USD en revente, en titres ou en dépôt dans une banque publique

  • Costa RicaOuvert ; montant minimum contesté depuis le 14 juillet 2026 (150 000 USD ou 200 000 USD)
    golden visa Costa Rica

    Investissement minimum: 150 000 USD (loi 9996, art. 8) ; certains conseils exigent 200 000 USD pour les dossiers déposés après le 14 juillet 2026

  • Nouvelle-ZélandeOuvert (Active Investor Plus ; règles des fonds durcies le 28 septembre 2026)
    titre de séjour en Nouvelle-Zélande par création d'entreprise

    Investissement minimum: 5 M$ NZ Growth (3 ans) / 10 M$ NZ Balanced (5 ans)

  • AustraliePlus de visa investisseur depuis la fermeture du BIIP (31 juillet 2024) ; NIV ouvert uniquement sur invitation et nomination
    golden visa Australie

    Investissement minimum: Aucun minimum légal (NIV) ; repères des États, par ex. Queensland 5 M$ AU (investisseur) / 1 M$ AU (entrepreneur)

Sources

  1. 1.Immigrate to Québec as an investor – Gouvernement du QuébecSource officielle (2 octobre 2026)
  2. 2.Investor Program: Conditions (updated 6 August 2026) – Gouvernement du Québec (MIFI)Source officielle (2 octobre 2026)
  3. 3.Applying to immigrate to Québec as an investor (fees from 1 January 2026) – Gouvernement du Québec (MIFI)Source officielle (2 octobre 2026)
  4. 4.Investor Program: Review of your application – Gouvernement du Québec (MIFI)Source officielle (2 octobre 2026)
  5. 5.Plan d'immigration du Québec 2026 – Ministère de l'Immigration, de la Francisation et de l'IntégrationSource officielle (2 octobre 2026)
  6. 6.Fee list: immigration and citizenship applications – Immigration, Refugees and Citizenship CanadaSource officielle (2 octobre 2026)
  7. 7.Open work permit for Quebec investors: About the work permit – Immigration, Refugees and Citizenship CanadaSource officielle (2 octobre 2026)
  8. 8.Update on immigration measures for entrepreneurs (19 December 2025) – Immigration, Refugees and Citizenship CanadaSource officielle (2 octobre 2026)
  9. 9.Start-up Visa Program – Immigration, Refugees and Citizenship CanadaSource officielle (2 octobre 2026)
  10. 10.Supplementary Information for the 2026-2028 Immigration Levels Plan – Immigration, Refugees and Citizenship CanadaSource officielle (2 octobre 2026)
  11. 11.Entrepreneur Program, Stream 2 (Business start-up): Conditions – Gouvernement du Québec (MIFI)Source officielle (2 octobre 2026)
  12. 12.Self-Employed Worker Program: Conditions – Gouvernement du Québec (MIFI)Source officielle (2 octobre 2026)
  13. 13.Self-Employed Worker Program: Applying (fees from 1 January 2026) – Gouvernement du Québec (MIFI)Source officielle (2 octobre 2026)
  14. 14.Entrepreneur Immigration to BC – WelcomeBC (Government of British Columbia)Source officielle (2 octobre 2026)
  15. 15.Understand permanent resident status (residency obligation) – Immigration, Refugees and Citizenship CanadaSource officielle (2 octobre 2026)
  16. 16.Apply for citizenship: Who can apply – Immigration, Refugees and Citizenship CanadaSource officielle (2 octobre 2026)
  17. 17.Completing your return: Newcomers to Canada – Canada Revenue AgencySource officielle (2 octobre 2026)
  18. 18.Dispositions of property (emigrants and departure tax) – Canada Revenue AgencySource officielle (2 octobre 2026)
  19. 19.Questions and answers about Form T1135 – Canada Revenue AgencySource officielle (2 octobre 2026)
  20. 20.Quebec 2026 and 2025 personal income tax rates – TaxTips.ca (2 octobre 2026)
  21. 21.Prohibition on the Purchase of Residential Property by Non-Canadians Act – Canada Mortgage and Housing CorporationSource officielle (2 octobre 2026)
  22. 22.Canada's foreign buyer ban: What the 2027 expiry signals for investors – Borden Ladner Gervais (BLG) (2 octobre 2026)
  23. 23.How property transfer duties are calculated – Ville de MontréalSource officielle (2 octobre 2026)
  24. 24.Daily exchange rates: USD/CAD (Valet API) – Bank of CanadaSource officielle (2 octobre 2026)
  25. 25.Processing times rise for permanent residence and citizenship applicants (September 2026) – CIC News (2 octobre 2026)
  26. 26.Québec a emprunté 768 M$ à des immigrants investisseurs – Radio-Canada (2 octobre 2026)
  27. 27.Réforme des programmes d'immigration économique : publication du Règlement modifiant le Règlement sur l'immigration au Québec – Gouvernement du Québec (MIFI)Source officielle (2 octobre 2026)
  28. 28.Quebec Immigrant Investor Program (QIIP): Requirements – Immigration.ca (Campbell Cohen) (2 octobre 2026)
  29. 29.Canada business and investment immigration overview – Immigration.ca (Campbell Cohen) (2 octobre 2026)
  30. 30.British Columbia invites entrepreneurs to pursue provincial nomination – CIC News (2 octobre 2026)
  31. 31.Québec investors (T10): open work permits under the Canada–Québec Accord (program delivery instructions) – Immigration, Refugees and Citizenship CanadaSource officielle (2 octobre 2026)
  32. 32.Le programme des immigrants investisseurs se meurt (30 September 2026) – Radio-Canada (2 octobre 2026)
  33. 33.Ontario closes entrepreneur stream, British Columbia nominates more PNP candidates – CIC News (2 octobre 2026)
  34. 34.Peut-on avoir plusieurs nationalités en France ? – Service-Public.gouv.fr (Direction de l’information légale et administrative)Source officielle (4 octobre 2026)

Cette page est une information générale et non un conseil juridique, fiscal ou financier. Les règles changent souvent ; vérifiez chaque chiffre auprès de l'autorité officielle ou d'un conseiller agréé avant d'investir.